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Sport, santé et rencontres
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Pour la championne canadienne universitaire au lancer du marteau, Ariane Dubois, le confinement se déroule plutôt bien. Elle essaie de ne pas trop penser à l’athlétisme. L’athlète est davantage en mode plaisir que compétitif.
Pour la championne canadienne universitaire au lancer du marteau, Ariane Dubois, le confinement se déroule plutôt bien. Elle essaie de ne pas trop penser à l’athlétisme. L’athlète est davantage en mode plaisir que compétitif.

Et comment ça se passe pour nos athlètes du Vert et Or?

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
Depuis le début du confinement et l’interruption des activités de toutes sortes, comment ça se passe pour les athlètes du Vert & Or?

Athlétisme : une saison estivale à l’eau

Pour la championne canadienne universitaire au lancer du marteau, Ariane Dubois, le confinement se déroule plutôt bien. Elle essaie de ne pas trop penser à l’athlétisme. L’athlète est davantage en mode plaisir que compétitif.

Vu qu’il n’y aura pas de saison d’athlétisme cet été, la triple-sauteuse Marie-Eve Kiefer n’éprouve pas une très grande déception, tout comme Ariane Dubois, quant à la fermeture de la piste extérieure de l’Université de Sherbrooke. Elle peut s’entraîner sans travailler les points techniques de son sport. 

 « Je fais d’autres sports, comme de la course ou du vélo, vu que je n’ai pas accès aux installations sportives où se déroule l’ensemble de mes entraînements », explique la finissante Ariane Dubois.

Le plus difficile pour l’athlète ce n’est pas vraiment le fait de ne pas s’entraîner, mais de ne pas pouvoir voir sa famille ou bien ses amis. En réalité, elle n’est pas trop déçue de ne pas avoir de saison estivale. D’une part parce que Ariane Dubois a réalisé une très belle saison juste avant le confinement : un record RSEQ, une médaille d’or au USPORT et le prix d’Athlète de pelouse de l’année RSEQ et USPORT. D’autre part, elle n’avait pas vraiment d’objectifs précis pour l’été. 

Sinon, le moral est bon aussi pour Marie-Eve Kiefer. Elle a hâte d’avoir accès à certaines installations pour pratiquer d’autres sports comme le badminton ou le volleyball.

« C’est certain que le feeling de s’entraîner sur une bonne surface comme la piste ou la fosse de sable me manque un peu, et si je pouvais j’irai sauter pour le fun », ajoute l’athlète Marie-Eve Kiefer.

Badminton : doublement au front

Après l’annulation des championnats canadiens universitaire et civil de badminton, Julien Rancourt-Castilloux n’a pas réellement vu le temps passé. Le coprésident du comité des athlètes du Vert & Or a recommencé à travailler à temps plein au Maxi. Même qu’il a été engagé comme enseignant à l’école de La Maisonnée jusqu’à la fin de l’année scolaire. Un athlète doublement au front en cette période de pandémie.

« Sur le coup, tout le monde était bien déçu évidemment, mais nous ne sommes pas les seuls dans cette situation. C’était vraiment plus facile de se serrer les coudes », précise le joueur de badminton à propos de sa première réaction à l’annonce du confinement.

Toutefois, l’athlète commence à trouver la fermeture des installations sportives un peu longue. Julien Rancourt-Castilloux profite habituellement de l’été pour s’entraîner à la salle de musculation. En ce moment, il trouve difficile de suivre un programme sans le matériel adéquat disponible.

Football : intégrer une équipe en pandémie

Après deux saisons avec les Carabins de l’Université de Montréal, Kevin Malonga intègre l’équipe de football du Vert & Or en pleine pandémie. Le nouveau joueur a tout de même eu la chance de côtoyer les autres pendant deux ou trois mois avant la crise. Malgré tout, il va bien et il profite du bon temps avec sa famille. 

L’histoire de Nicolas Dionne est similaire à son nouveau coéquipier. La situation était un peu déstabilisante au début du confinement pour la recrue du Vert & Or. Cependant, les choses se sont placées plus que les jours avançaient. Les entraînements offerts par sa nouvelle équipe sont réalisables à la maison. De plus, il a accès à un terrain de soccer pour se dégourdir un peu les jambes. Il en profite même pour réaliser d’autres activités comme lire et écouter des podcasts ou des séries Netflix.

« On s’entraîne physiquement et mentalement aussi, puisque nous devons être prêts pour toute éventualité », ajoute le joueur de football Kevin Malonga.  

« Honnêtement, la quarantaine ne m’a pas trop affecté, excluant le fait que je ne peux pas m’entraîner avec l’équipe et que ma première session d’université s’est brusquement arrêtée pour moi. Mais au-delà de tout ça, la quarantaine ce n’est pas si mal pour moi », souligne la recrue universitaire Nicolas Dionne. 

Kevin Malonga considère qu’il s’est déjà bien intégré à l’équipe. Et pour ce qui est du livre de jeux ou des entraînements, les entraîneurs sont encore très disponibles même s’il est impossible d’utiliser les installations habituelles.

« Je mentirais si je vous disais que je n’ai pas hâte de revoir les gars et retrouver l’ambiance du campus universitaire. Pour ça, c’est plus difficile, mais les nouvelles sont de plus en plus positives. Donc ça me donne un peu d’espoir », souligne Kevin Malonga.

Rugby : perdre ce sentiment de camaraderie

Pour le joueur de rugby Philip Lajoie, l’annonce du confinement était plutôt soudaine. Du jour au lendemain, les entraînements étaient annulés et les installations fermées. Après quelques semaines, il a reçu des plans d’entraînements de ses entraîneurs pour remonter la motivation d’un cran.

« Malgré le soutien des entraîneurs, c’est très plate de ne pas pouvoir pratiquer son sport avec ses coéquipiers. Le rugby est un sport d’équipe qui exige le plus de coopération. Donc c’est vraiment difficile de pratiquer seul », estime l’athlète.

Philip Lajoie est déçu d’être privé abruptement du sentiment de camaraderie qu’il avait avec ses coéquipiers. Pour le moment, il se tient occupé avec les cours universitaires et des sorties de vélo. 

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