Laurann, Liam et leur mère Martine David rentrent tout juste d’un séjour de quatre mois en Chine, dans une école d’arts martiaux.

Sortir du quotidien... dans une école d'arts martiaux en Chine

Martine David et ses deux enfants connaissent maintenant un peu mieux la Chine de l’intérieur. La Watervilloise et ses deux adolescents ont passé quatre mois à Wudang, dans une école d’arts martiaux. Leur vie a été rythmée par la pratique du Kung Fu et du Qi Cong pendant les dernières semaines.

Lorsque l’envie de partir l’a prise, Martine David ne rêvait non pas de visiter les plus beaux sites touristiques à l’étranger, mais plutôt de découvrir une nouvelle culture. La mère de famille, qui a vécu pendant trois ans au Vietnam, était naturellement attirée par la culture chinoise. « La Chine, c’est le berceau du taoïsme, c’est une philosophie qui m’intéresse beaucoup », souligne Mme David.  

« L’idée est venue de différentes sources. Moi, mon désir, depuis longtemps, c’était de faire un voyage plus signifiant avec mes enfants. J’avais envie qu’on arrête la course du quotidien, qu’on sorte de nos têtes et que l’on se retrouve un peu plus dans nos corps un certain temps (...) J’avais surtout envie de vivre ça en famille », raconte-t-elle. « Et de voir l’origine de la chose, renchérit Laurann, 17 ans. C’est une chose de suivre des cours ici, c’est complètement autre chose quand tu vis le quotidien (dans une école d’arts martiaux avec d’autres enfants.) C’est assez extraordinaire. C’est presque comme dans un film. » 

Le trio s’est entraîné six jours par semaine dans une école d’arts martiaux fréquentée par de jeunes Chinois, qui vivaient souvent là-bas à temps plein. « On pouvait apprendre à la fois le kung fu, le taï-chi, le qi-cong et vivre avec les gens de la place. »

Martine David, conseillère au développement stratégique chez Croquarium, pratique le qi cong (qui s’apparente à du taï chi), depuis plusieurs années. Ses enfants ont commencé à suivre des cours d’arts martiaux il y a environ un an et demi. 

Le lundi, lorsqu’il prenait congé, le trio en profitait pour visiter en prenant l’autobus pour se rendre au village. Les journées d’entraînement, elles, commençaient dès 5 h, et comptaient quatre périodes d’entraînement d’une heure quinze. « On avait les repas fournis. On vivait tous les trois dans la même chambre... On était en famille pendant les quatre mois, en grande proximité », relate Laurann en souriant. 

« Moi, il fallait plus ou moins que je fasse l’école à la maison. J’avais apporté des documents et je ne faisais pas toutes les périodes d’entraînement », souligne Liam, qui fréquente habituellement l’école Montcalm et qui s’apprête à retourner en classe. Laurann avait eu la chance de terminer l’école secondaire juste avant le départ; elle commencera bientôt ses études au Collège régional Champlain. 

En s’installant en Chine pendant quatre mois, Martine David souhaitait découvrir une autre culture avec ses enfants.

Les Watervillois sont rentrés chez eux depuis quelques jours.

Comment s’est passée l’adaptation en terre chinoise? « Au début, c’était difficile de dormir parce que les matelas étaient durs! On est allé se chercher des doudous pour mettre par dessus. La nourriture, c’était beaucoup de riz, presque à chaque repas. Finalement, on a décidé que pour le déjeuner, on se ferait du gruau instantané », raconte Liam, âgé de 15 ans. 

Difficile d’être loin des amis et de son quotidien? « Moi, non! Quand je suis en voyage, c’est comme si je change d’environnement et de monde, et il y a une séparation : mon monde d’avant ne me manque pas... » note Laurann, qui souligne qu’elle, son frère et sa mère ont pris des leçons de mandarin par l’intermédiaire d’une application plusieurs mois avant de partir. « On avait donc une certaine base en arrivant là-bas. Ça s’est avéré utile parce qu’il n’y avait pas énormément de Chinois qui parlaient anglais. » Leur enseignante parlait toutefois bien l’anglais. 

Alors que les médias font souvent état des relations maintenant difficiles entre le Canada et la Chine, Martine David dit n’avoir ressenti aucune inquiétude pendant le séjour. « J’ai adoré les Chinois! » lance-t-elle en soulignant l’ouverture et la générosité des gens rencontrés là-bas. 

Le séjour leur aura permis de décrocher de la routine. « J’ai arrêté de vivre toute forme de stress. Quand tu vis là-bas, tu vis complètement dans le moment présent », assure Laurann.  

La famille David avec les gens qu’elle a côtoyés là-bas.