Simon Poulin, initiateur du Défi tête la première, compare ici le crâne humain à un oeuf durant sa présentation au Salésien afin de sensibiliser les jeunes du Bosco Bicycle au port du casque de vélo.

Son fils rendu paraplégique, il comprend l'importance du port du casque

L'initiateur du Défi tête la première, Simon Poulin, comprend très bien l'importance du port du casque, la cause défendue par ce défi. Son fils Jean-Philippe a vécu un accident de planche à neige qui l'a rendu paraplégique.
Même si le garçon portait un casque, cet accident a ramené chez M. Poulin des souvenirs de son propre passé de sportif durant lequel il a mis sa vie et sa santé en danger à plusieurs reprises. Le défi a donc pour objectif de rendre la communauté consciente des dangers, et que les participants deviennent eux-mêmes des ambassadeurs de la cause.
La troisième édition de l'événement de sensibilisation au port du casque à vélo propose des boucles de 80 km et 140 km qui se dérouleront les 10 et 11 juin prochains dans la Vallée de la Jacques-Cartier et Porneuf à Québec.
Sept jeunes de l'école secondaire du Salésien à Sherbrooke participeront à la boucle de 80 km et ont également participé à la levée de fond.
Depuis deux semaines, ils ont amassé 2000 $ qui vont permettre de donner 70 casques de vélo à des familles démunies de la région. « Ça me rend heureux, je sais que c'est dangereux les accidents en vélo si tu ne portes pas de casque. Je trouve ça le fun pour eux qu'ils peuvent avoir des casques », souligne Mathieu Pérusse, un élève du Salésien qui participe au défi.
Notons ici que de ces 70 casques, 25 ont été donnés par le Club Optimiste Centre Estrie de Sherbrooke.
Les sommes récoltées durant le Défi tête première permettent ainsi à l'organisme à but non lucratif Le Bouclier prévention de remplir sa mission de prévenir les traumatismes crâniens. Avec son organisme, Simon Poulin fait la tournée de 74 écoles cette année à travers le Québec pour promouvoir le port du casque dans les sports.
Les jeunes participants du Bosco bicycle du Salésien ont pu assister à une de ses conférences le 24 mai dernier.
M. Poulin utilise des exemples clairs et ludiques afin de représenter la fragilité du cerveau et la différence que peut faire le port du casque en cas d'accident.
Enfin, le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, a fièrement accepté les casques et a souligné l'engagement et l'implication des jeunes du Salésien.
Rappelons que depuis 2011, la Ville de Sherbrooke a mis en place un règlement obligeant le port du casque à vélo pour les jeunes de 18 ans et moins sur son territoire.
À partir de ce moment, remarque-t-on dans les urgences du CHUS, le nombre de jeunes victime d'un traumatisme crânien après une chute à vélo a diminué de façon significative.