Soirées étudiantes à l'UdeS : un compromis se dessine

Un compromis se dessine entre les associations étudiantes et la direction de l’Université de Sherbrooke au sujet de la réglementation encadrant les activités sociales des étudiants, dont les 5 à 8 et les activités prolongées à la suite d’une rencontre qui s’est tenue lundi.

Les étudiants proposent de fournir à l’UdeS la liste des invités provenant de l’extérieur et qui participeront à ces activités. La direction a « montré une ouverture au dialogue » sur la possibilité d’admettre des gens de l’extérieur, note Éli Dubois, responsable aux affaires socioculturelles à l’Association générale étudiante de la faculté de lettres et sciences humaines (AGEFLESH).

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Rappelons que de nouveaux règlements adoptés en octobre par la direction de l’Université ont suscité le mécontentement d’étudiants, dont l’AGEFLESH.

Les changements apportés restreignent l’accès aux soirées aux étudiants de l’UdeS et empêchent la consommation de boissons à plus de 6 % d’alcool lors de soirées qui durent plus de trois heures.

Une rencontre réunissant les associations facultaires et différents doyens, notamment, a permis d’échanger sur la question.

« Plusieurs associations ont qualifié cette rencontre de trop peu trop tard alors que certaines ont jugé que l’ouverture espérée n’y était pas », a de son côté fait valoir la Fédération étudiante de l’UdeS (FEUS) par voie de communiqué. Elle a du même coup déploré avoir été informée tardivement des changements décidés de façon « unilatérale » par la direction et dit souhaiter davantage d’ouverture de la part des doyens et du rectorat.

« On ne souhaite pas se prononcer sur l’objet de la négociation, mais on sent une ouverture au dialogue pour des modifications réglementaires », commente pour sa part Éli Dubois.

Tout en parlant de la possibilité de faire fi du règlement alors qu’une activité est prévue ce jeudi, il note que les étudiants pourront miser sur une dérogation en ce qui concerne les étudiants provenant de l’extérieur.

Les deux parties n’ont pas encore trouvé de terrain d’entente sur la question du pourcentage d’alcool des boissons consommées.

La secrétaire générale et vice-rectrice à la vie étudiante, Jocelyne Faucher, indique que la direction a « une bonne ouverture » en ce qui concerne les invités. « On va continuer à discuter pour voir comment on peut établir cette liste. »

Un des éléments qui a été mal perçu est la vitesse à laquelle l’UdeS a réagi, indique Mme Faucher, mais cette réaction est liée à des épisodes de comas éthyliques ou de bagarres.

Entre janvier et juillet 2017, l’UdeS a comptabilisé huit départs en ambulance lors de quatre activités pour des intoxications et des bagarres. Elle recense aussi sept bagarres pour la même période.

Elle a du même coup réitéré que les activités sociales et la consommation d’alcool sont là pour rester. « Il n’y a pas de compromis sur les éléments possibles pouvant mettre en péril la sécurité. » Elle souligne aussi que la consommation responsable est un élément important dans la lutte aux violences sexuelles. « Les associations étudiantes ont été les premières à se mobiliser sur cette question... Il faut rester cohérent avec cette priorité. »

D’autres rencontres sont prévues dans les prochains jours.  

Le SPS fait des vérifications

Par ailleurs, dans le dossier des tentatives d’agressions sexuelles à Lennoxville, le Service de police de Sherbrooke (SPS) dit en être à l’étape de recherche d’informations et d’analyses des faits. « On a rencontré des témoins, des gens qui ont fourni de l’information », souligne le porte-parole du SPS, Martin Carrier. Une déposition a été faite en lien avec « des événements qui se sont produits à Lennoxville sur la voie publique ». Les victimes ou les gens qui détiennent de l’information sont invités à contacter le SPS.