Le Cégep de Sherbrooke, en collaboration avec le Cégep Beauce-Appalaches, offrira la formation de soins préhospitaliers d’urgence.
Le Cégep de Sherbrooke, en collaboration avec le Cégep Beauce-Appalaches, offrira la formation de soins préhospitaliers d’urgence.

Soins préhospitaliers d’urgence :  les futurs ambulanciers pourront être formés en Estrie

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
SHERBROOKE - Bonne nouvelle au Cégep de Sherbrooke : l’institution espérait depuis près de 10 ans offrir le programme de soins préhospitaliers d’urgence afin de former les futurs ambulanciers. L’institution a eu le feu vert, en collaboration avec le Cégep Beauce-Appalaches. Les deux établissements offriront le programme d’une durée de trois ans de manière conjointe. 

Ainsi, durant les trois premières sessions, la formation qui mène à un diplôme d’études collégiales sera donnée au campus de Lac-Mégantic du Cégep Beauce-Appalaches. Elle se transportera ensuite au Cégep de Sherbrooke pour les trois dernières sessions. « On va bâtir le programme comme on le bâtit habituellement », note le directeur des études du Cégep de Sherbrooke, Éric Gagné. 

Les étudiants pourront réaliser des stages sur les territoires des deux régions administratives.

Quarante étudiants doivent faire partie de la toute première cohorte. Tout sera mis en oeuvre pour que la formation puisse être offerte à compter de la rentrée 2021, indique Éric Gagné. « On a quand même beaucoup de pain sur la planche », souligne-t-il en ajoutant que les deux institutions doivent s’entendre pour arrimer les procédures de gestion de programme.

Pierre Leblanc, directeur général du Cégep Beauce-Appalaches, rappelle qu’aucune offre de formation de niveau collégial pour la profession d’ambulancier et d’ambulancière n’est actuellement offerte dans les régions de Chaudière-Appalaches et de l’Estrie. 

« Chaque année, environ une quarantaine de jeunes quittent la région pour entreprendre des études en soins préhospitaliers d’urgence dans un collège d’une autre région. Ce programme d’études permettra donc aux étudiantes et aux étudiants de se former dans leur région et d’y travailler. »

Interrogé sur la nécessité de se déplacer entre deux régions pour les futurs étudiants inscrits, M. Gagné note qu’il s’agit d’un moindre mal, puisque les étudiants qui souhaitaient étudier dans ce domaine devaient justement quitter leur région pour aller étudier ailleurs. Le Cégep de Sherbrooke offre de la formation continue aux ambulanciers depuis quelques années grâce aux installations de son Centre de recherche et de formation par simulation (CEREFS). Cette infrastructure et cette expertise serviront donc dans le cadre de la formation. 

La rentrée 2020 se dessine 

Par ailleurs, même s’il attend toujours les recommandations des comités qui travaillent sur la rentrée scolaire, l’établissement collégial sait d’ores et déjà qu’il entend miser davantage sur le présentiel. 

Les comités formuleront des recommandations au conseil de régie de l’institution au sujet de la rentrée. Certaines consignes ont déjà été émises aux professeurs. 

« On va demander aux professeurs, dans les premières semaines, de s’organiser pour rencontrer tous les étudiants, tout particulièrement ceux qui nous arrivent du secondaire, prendre contact avec eux, faire des activités brise-glace et peut-être, dans les premières semaines, faire un peu de révision. Pour le reste, il va y avoir une partie de formation qui va devoir se faire à distance. Avec les consignes de la santé publique, on ne peut pas tellement mettre plus de 12 personnes par classe. Il va sûrement y avoir différentes stratégies, pour qu’il y ait une rotation (…) Pour les laboratoires, on vise 100 % des étudiants, parce qu’on n’a plus d’espace. »     

Comme la directrice générale Marie-France Bélanger l’avait déjà mentionné dans nos pages, une attention particulière sera accordée aux étudiants qui arrivent au cégep. M. Gagné parle d’une « pédagogie de première session » adaptée davantage aux jeunes qui commencent leurs études collégiales.  

Le Cégep de Sherbrooke avait prêté une quantité importante de matériel au CIUSSS de l’Estrie-CHUS en raison de la COVID-19, de l’équipement qui sert notamment aux programmes de soins infirmiers et d’inhalothérapie.

Une partie de ce matériel a déjà été rapatrié puisque des activités en personne devaient avoir lieu à la fin de la session et nécessitaient cet équipement. « Tout le reste du matériel va nous être retransféré pour la rentrée. Il ne devrait pas y avoir de problème, considérant que tout est sous contrôle en Estrie », note M. Gagné en soulignant que la situation pouvait toujours changer.  

Les comités formuleront des recommandations au conseil de régie de l’institution au sujet de la rentrée.