En pleine rentrée d’automne, Étienne-Alexis Boucher revient à la charge pour relancer, dit-il, les activités de la Société Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Sherbrooke.

Société Saint-Jean-Baptiste : Boucher n’entend pas lâcher prise

En pleine rentrée d’automne, Étienne-Alexis Boucher revient à la charge pour relancer, dit-il, les activités de la Société Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Sherbrooke. Après avoir tenté sans succès de faire admettre 505 nouveaux membres le printemps dernier, l’ex-député péquiste et président de la Société nationale de l’Estrie s’insurge maintenant que l’organisme n’ait pas convoqué les assemblées générales annuelles des sections locales en septembre malgré qu’elles aient été demandées par cinq membres en règle.

« On est un peu catastrophés, dit M. Boucher. Cela démontre un sentiment d’impunité complète alors que les administrateurs font fi des revendications de leurs membres. À nos yeux, ça démontre l’illégitimité de leur mandat. »

Pour M. Boucher, ces assemblées locales sont importantes puisque, selon son interprétation des statuts et règlements de l’organisme, ce sont les délégués qui y sont élus qui forment le quorum de l’assemblée générale annuelle diocésaine.

Ces règlements stipulent en outre que « chaque section doit procéder aux deux ans à l’élection de son conseil d’administration entre le 1er et le 30 septembre ».

Or M. Boucher, qui est citoyen de Stoke, ainsi que quatre autres membres en règle de la SSJB à Saint-François-Xavier-de-Brompton et Sherbrooke ont demandé sans succès en septembre la tenue d’assemblées générales de section aux dirigeants de la SSJB.

À Étienne-Alexis Boucher, la présidente de l’organisme Micheline Dupuis a répondu, par courriel, que l’assemblée générale de la section Sherbrooke-Est (qui englobe Stoke, en déduit-il) s’était tenue l’an dernier et que les membres avaient été élus pour deux ans, laissant entendre qu’il n’était pas nécessaire de tenir une assemblée générale en 2017.

L’avocat de la SSJB a par la suite précisé à M. Boucher et aux quatre autres demandeurs qu’ils sont « des membres dits ‘‘isolés’’ et à ce titre, vous ne faites pas partie d’une section; par conséquent, il ne peut y avoir de convocation pour une assemblée générale de section ».

À savoir combien de ces sections locales sont encore actives, la présidente Micheline Dupuis se montre évasive en entrevue avec La Tribune. Elle évoque une dizaine de sections dans le diocèse et a déjà précisé que le nombre de membres à 5 $ n’est plus que de 92 à la SSJB (les 6500 autres membres l’étant de facto comme bénéficiaires du service mutuel d’assurance). Or ces sections locales, selon elle, ne sont pas tenues de faire des assemblées annuelles, puisque les administrateurs sont élus pour des mandats de deux ans et qu’elles ne gèrent pas d’argent justifiant de faire des rapports financiers tous les ans.

Quoi qu’il en soit, Étienne-Alexis Boucher en conclut que les administrateurs de la SSJB diocésaine écartent à nouveau une main tendue pour régler leur différend de façon politique et font ainsi la démonstration de l’illégitimité de leur mandat.

Étienne-Alexis Boucher

Mme Dupuis estime pour sa part que M. Boucher interprète mal les statuts et règlements de l’organisme et que les administrateurs en poste n’ont rien à se reprocher.

Elle assure que les activités se poursuivent normalement à la SSJB du diocèse de Sherbrooke malgré les démarches d’Étienne-Alexis Boucher pour changer les choses.

« Ils ne connaissent pas comment fonctionne la SSJB et c’est de là que vient le problème, déplore Mme Dupuis. Pour nous, les membres du conseil diocésain, on n’a rien changé. On continue nos activités, on honore des personnes et les remises de prix se poursuivent cet automne comme chaque année. Il n’y a aucun changement. »

Étienne-Alexis Boucher, qui a mis en demeure l’organisme de reconnaître les 505 aspirants membres en mai dernier, n’exclut pas maintenant de s’adresser aux tribunaux pour arriver à ses fins.

« On espère toujours voir la situation se régler de façon politique, c’est-à-dire qu’ils acceptent nos membres et qu’ils acceptent de faire le débat sur la Société, sur les orientations prises à l’heure actuelle, mais malheureusement (...) malgré la pression et mobilisation de leurs membres et de non-membres, on voit que les administrateurs font fi des demandes qui vont dans le sens d’une vie démocratique normale d’un organisme.

« Je n’ai pas l’intention de lâcher, reprend-il. Je suis convaincu d’être du bon côté de la loi, de la justice et du gros bon sens. S’ils pensent qu’en nous bloquant toutes les voies politiques ils auront raison de notre volonté de voir l’organisme être relancé, ils ont tort. S’il ne reste que les tribunaux, c’est ce qu’on fera. »