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Le jardin collectif des Nations
Le jardin collectif des Nations

Sherbrooke se met au jardinage

Coralie Beaumont
Coralie Beaumont
La Tribune
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Aux abords du Lac des Nations de Sherbrooke se trouve un jardin collectif, savamment entretenu par des sherbrookoises et sherbrookois depuis déjà dix ans. Sans surprise, la pandémie a eu pour effet de verdir le pouce de nouveaux citoyens. « Cette année, une semaine après la mise en ligne du formulaire d’adhésion, on avait déjà 20 personnes… alors que le jardin accueille, bon an mal an, entre 30 et 40 personnes ! » se réjouit France Bergeron, une citoyenne impliquée dans le projet depuis 2017.

Un jardin collectif, ce n’est pas un jardin communautaire. « La différence c’est le groupe. Dans un jardin communautaire, le terrain est divisé en planches de culture et chaque individu a une planche où il sème ce qu’il veut. Au jardin collectif, c’est la collectivité qui décide ce qui sera planté et toute la gestion est faite en groupe », explique Mme Bergeron. De plus, le fruit des récoltes du jardin est partagé entre tous les membres de manière équitable. 

Chaque dimanche avant la pandémie, les membres avaient également l’occasion de se retrouver pour faire un festin de leurs légumes et des fêtes étaient même parfois organisées. « Ça crée des liens entre les individus, même lorsqu’ils quittent le jardin », pense Mme Bergeron. Des groupes communautaires, comme la Fédération des Communautés Culturelles de l’Estrie et le Tremplin 16-30 pour les jeunes en réinsertion sociale, ont aussi eu l’occasion d’impliquer leurs membres dans le jardin collectif. 

Mme Bergeron explique que les membres apprécient évidemment les légumes et le partage mais, aussi, le fait « d’être dans un milieu naturel qui aide à ressourcer les âmes ». « Chaque année, quand j’entends ces témoignages, je trouve que le jardinage, c’est bien plus que des légumes ! » confie-t-elle encore.

Cet engouement jardinier n’a pas échappé à la Ville de Sherbrooke qui a consenti à un investissement annuel de 38 000$ jusqu’en 2023 pour soutenir la création de nouveaux jardins communautaires. Selon la Ville, « la présence des jardins communautaires contribue à résoudre plusieurs enjeux sociaux et environnementaux comme la diminution des îlots de chaleur, le maintien de la biodiversité, l’absorption des eaux pluviales et l’inclusion des gens issus de la diversité ou vivant avec un handicap. De plus, il s’agit d’un excellent outil pour promouvoir l’agriculture urbaine, la protection des milieux naturels et l’importance de l’adoption de saines habitudes de vie auprès de la population ».