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Six solutions contre le racisme 
Six solutions
Six solutions contre le racisme 
On a vécu des mois avec la crise du coronavirus comme sujet ultra dominant de l’actualité. Puis, le décès tragique de George Floyd aux mains d’un policier blanc de Minneapolis le 25 mai a soulevé l’indignation et forcé la réflexion sur les tensions raciales dans nos sociétés. Dommage qu’il faille une crise pour remettre le sujet à l’agenda. Mais bien avant le drame et le soulèvement politique et citoyen qui a suivi, une foule d’organismes, de citoyens et de citoyennes ont mis en place des activités et programmes pour favoriser les échanges entre les diverses communautés ethnoculturelles. Les médias de la Coopérative nationale de l’information indépendante vous en présentent six.
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Webster: l'histoire comme antidote au racisme

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Webster: l'histoire comme antidote au racisme

Apprendre l’histoire des personnes racisées peut contribuer à enrayer le racisme. Le rappeur et historien Webster en est convaincu. «J’ai l’impression que l’histoire peut contribuer à changer nos perceptions de nous-mêmes, à comprendre que l’on a un présent, un passé pluriel et voir comment on peut aller vers un futur commun», philosophe-t-il joliment autour d’une tasse de café, dans une brûlerie de Québec.

Né d’un père sénégalais et d’une mère québécoise, Aly Ndiaye, de son vrai nom, a grandi à quelques pas du banc choisi pour l’entrevue, dans le quartier Limoilou. Ayant toujours été passionné d’histoire, il explique avoir longtemps cherché sa place dans l’histoire du Québec qu’il a apprise à l’école: une vision très eurocentrée. «Je sais qu’il y a beaucoup de jeunes,  qu’ils soient métissés ou pas, qu’ils soient nés ici ou pas, mais qui ont passé la majorité de leur vie ici, qui ne vont pas nécessairement se sentir québécois de par l’image qui leur est renvoyée», assure-t-il. «Pour moi, ce travail en histoire permet de développer un sentiment d’appartenance plus fort à cette société et à cette identité québécoise plurielle». Ainsi, il espère qu’on pourra arrêter de définir « le Québécois « comme étant seulement canadien-français, catholique et blanc.


Encourager le partage de culture dès le plus jeune âge

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Encourager le partage de culture dès le plus jeune âge

Au Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT), on multiplie les efforts de prévention de la discrimination et du racisme. Les intervenants font de la sensibilisation aux différences culturelles, et ce dès le plus jeune âge. C’est dans cet esprit qu’on a décidé, l’an dernier, de mélanger autochtones et allochtones au camp de jour les migrateurs.

Le camp de jour a lieu au Centre Sakihikan, un lieu «de rapprochement des peuples» qui favorise l’échange de culture entre les populations autochtone et non autochtone.

Contes pour tous

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Contes pour tous

D’abord, une précision : Mon frère et moi n’est pas un livre sur le racisme. Aucune mention d’iniquités dans les pages écrites par Yves Nadon et illustrées par Jean Claverie. La portée de l’album publié aux Éditions D’eux, et récipiendaire du Prix des libraires en 2019, n’en est pas moins signifiante. Voire essentielle. L’histoire toute simple s’ancre à un petit moment du quotidien que partagent deux jeunes frangins à la peau noire.

C’est un détail qui n’en est pas un parce qu’il témoigne d’une volonté réelle de l’auteur et éditeur sherbrookois de publier des histoires dans lesquelles les enfants peuvent se reconnaître. Ceux issus des communautés immigrantes autant que les autres. 

« Pour chaque album, maintenant, on y pense », résume celui qui a été enseignant au primaire pendant 35 ans avant de cofonder avec France Leduc, en 2016, sa maison d’édition. Le catalogue de celle-ci compte maintenant près d’une cinquantaine de titres signés par des auteurs d’ici et d’ailleurs. Ses albums rayonnent au pays, mais aussi à l’étranger. 

Le souci de publier des histoires qui permettent à tous de se rêver et de se projeter est né dans le décor bouquin d’un salon du livre. 

Gatineau: attirer les jeunes tôt pour diversifier le service de police

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Gatineau: attirer les jeunes tôt pour diversifier le service de police

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), à l’image de bien d’autres corps policiers au Québec, est très majoritairement blanc et peu représentatif d’une population beaucoup plus métissée.

Gatineau a beau être le deuxième pôle d’immigration au Québec, après Montréal, mais sur près de 500 policiers municipaux, seulement 13 sont issus de minorités visibles ou ethniques. Le SPVG tente depuis longtemps de rectifier cette réalité par le recrutement, mais le bassin de candidats issus des communautés culturelles sortant de l’École nationale de police du Québec demeure faible. Ceux qui en sortent optent souvent pour un poste dans la métropole, explique le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. «On ne nie pas le problème, on s’y attaque», assure-t-il. 

Depuis quelques années, le SPVG multiplie les initiatives pour intéresser les jeunes au métier de policier dans le but avoué d’augmenter la diversité au sein de ses équipes. «C’est du moyen et long terme, reconnaît le maire de Gatineau. Pour que ça fonctionne, on cible les jeunes dès qu’ils arrivent au secondaire. Nos policiers tissent des liens de confiance avec eux et ils leur parlent du métier. Ainsi, quand vient le temps pour eux de se choisir un métier, nous avons plus de chances qu’ils souhaitent devenir policier et qu’ils reviennent ensuite travailler chez vous. Mais c’est évident que ça va prendre un certain temps avant de pouvoir changer le portrait.»

La porte-parole du SPVG, Marianne Leduc, précise que les efforts des policiers ne se limitent pas qu’aux écoles. «Nous participons régulièrement à des événements très variés à la demande des différentes communautés, dit-elle. Nous participons activement à l’accueil et à l’intégration des nouveaux arrivants, notamment par l’entremise de rencontres d’échanges et de présentations. Nous établissons des liens avec différentes communautés par le biais d’organismes et de représentants de certains groupes. L’objectif est de créer des relations de confiance, de permettre le dialogue et les échanges. Il s’agit d’opportunités pour intéresser les jeunes issus de ces communautés à une carrière de policier en démystifiant le travail que nous effectuons.»

Une idée positive de la différence

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Une idée positive de la différence

Favoriser l’échange et le partage culturels. Voici ce que fait le comité d’activité social des étudiants internationaux (CASEI) du Cépep de Jonquière lors de ses différentes rencontres interculturelles organisées dans des classes du primaire de la région.

Ces sorties interculturelles se réalisent depuis plus de trois ans, et ce, à quelques reprises durant l’année scolaire. Pendant tout un après-midi, un petit groupe de jeunes étudiants internationaux du Cégep se rend dans une classe d’élèves du primaire et partage sa culture à l’ensemble des jeunes présents.

L’inclusion de la diversité passe par la formation

Six solutions pour contrer le racisme

L’inclusion de la diversité passe par la formation

Dans l’optique de contrer la rareté de main-d’œuvre, les services aux entreprises du Cégep de Granby ont lancé la formation « Prospérer ensemble » visant à outiller les entreprises à être plus rentables grâce à l’inclusion en emploi de travailleurs immigrants déjà installés au Québec.

Si le Cégep se montre proactif quant à l’inclusion des minorités visibles dans les milieux de travail, il reste toutefois du chemin à faire pour convaincre les entreprises de recourir à cette stratégie pour devenir plus rentables.