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Six idées pour acheter local
Six solutions
Six idées pour acheter local
La pandémie a mis en lumière l’importance du commerce local. Mais au-delà de l’engouement spontané, comment garder le mouvement vivant? La Coopérative nationale de l’information indépendante vous propose des idées lancées partout sur nos territoires pour dynamiser et maintenir la solidarité envers les entreprises d’ici. Des pistes originales, locales et inspirantes.
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Dollars solidaires pour les commerces

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Dollars solidaires pour les commerces

Myriam Boulianne
Myriam Boulianne
Le Soleil
Alexia Oman et Geneviève Simard se sont donné comme mission de relancer l’achat local à Québec. La première est la coordonnatrice de Monnaie locale complémentaire Québec (MLCQ), et la deuxième, cofondatrice de l’application Wyse Wallet. À l’occasion de la deuxième phase des Dollars solidaires, elles ont uni leurs forces pour que #solidairespournoscommerces soit un succès.

À l’instar de la première phase, cette campagne, une initiative de la MLCQ, cible aussi les commerçants situés hors des Sociétés de développement commercial (SDC). «C’est un mouvement qui se veut plus démocratique, afin que davantage de gens soient conscientisés à l’achat local et que cette initiative bénéficie à des commerçants situés hors des artères commerciales», souligne Mme Oman.

Pour l’instant, 110 commerces ont adhéré au Dollar solidaire, dont les 60 commerces du Grand Marché de Québec.

«La MLCQ travaille dans le but de changer les mentalités en ce qui a trait aux habitudes de consommation, à savoir la façon de dépenser notre argent. On trouve ça important que plus de personnes, de divers quartiers et communautés, puissent bénéficier de la campagne», poursuit la coordonnatrice.


« «C’est un mouvement qui se veut plus démocratique, afin que davantage de gens soient conscientisés à l’achat local et que cette initiative bénéficie à des commerçants situés hors des artères commerciales.» »
Alexia Oman

Pour les consommateurs désirant participer, Mme Oman souligne que des contreparties sont offertes : 25 dollars solidaires pour 20 $ (limite de 5), 100 dollars solidaires pour 80 $ (limite de 2) et 125 dollars solidaires pour 100 $ (limite de 2).

Les dollars solidaires sont disponibles sous deux formes, soit la version papier ou la version numérique via l’application Wyse Wallet. Pour ceux et celles qui choisiraient la deuxième option, ils en auront encore plus dans leurs poches. «À chaque paiement effectué avec Wyse Wallet, il y a remise en argent instantanée pour le consommateur. C’est un choix gagnant tout le temps», souligne Mme Simard. Pour l’instant, il y a plus de 60 commerces affichés dans l’application, et d’autres apparaîtront au courant des prochains jours.

La campagne de sociofinancement se termine le vendredi 28 août à minuit sur la plateforme La Ruche. 

Ubisoft Saguenay offre des cartes-cadeaux de commerces locaux à ses employés 

Actualités

Ubisoft Saguenay offre des cartes-cadeaux de commerces locaux à ses employés 

Myriam Gauthier
Myriam Gauthier
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Ubisoft Saguenay a soutenu une dizaine de commerces du centre-ville de Chicoutimi en remettant des cartes-cadeaux à ses employés dans le cadre de la première phase de sa campagne d’achat local de 35 000 $.

L’entreprise, dont les studios saguenéens sont situés sur la rue Racine, au cœur du centre-ville, a ainsi voulu inciter ses 70 employés à dépenser chez les commerçants du secteur, malgré le fait que la majorité de l’équipe soit toujours en télétravail.

« La phase 1 du projet, c’était vraiment de compenser notre absence. Ça fait une grosse différence pour les commerces, l’absence des gens dans les tours à bureaux », a expliqué Laura-Jessica Boudreault, coordonnatrice aux communications pour les studios saguenéens.

Ubisoft Saguenay a ciblé les commerces les plus prisés par ses employés lors du premier envoi de cartes-cadeaux, au début du mois de juin, après avoir annoncé le lancement de sa campagne de 35 000 $. À l’automne, les employés recevront des bons d’achat valides dans tous les centres-villes de Saguenay.

Les premières cartes-cadeaux remises offraient de petits montants à dépenser pour chaque employé. Ubisoft Saguenay souhaitait, par ce premier geste, inciter d’autres entreprises à lancer une campagne semblable.

Ubisoft Saguenay a remis des cartes-cadeaux provenant d’une dizaine d’entreprises du centre-ville de Chicoutimi, dans le cadre de la première phase de sa campagne d’achat local de 35 000 $.

« On veut que ce soit accessible, car on ne veut pas que les autres entreprises disent qu’elles n’ont pas les moyens de le faire », a précisé la porte-parole.

Trois entreprises ont décidé de suivre l’initiative jusqu’à maintenant.

Des paniers-cadeaux de produits locaux ont aussi été offerts aux employés dans les dernières semaines pour souligner différentes occasions.

La deuxième phase de la campagne, qui prévoit l’organisation « d’événements spontanés » cet automne, aura davantage d’envergure.

Des partenariats seront établis avec différentes entreprises, alors que les employés pourront réintégrer en plus grand nombre les studios du centre-ville. Les projets planifiés, qui seront annoncés ultérieurement, s’adapteront selon l’évolution des mesures sanitaires mises en place par le gouvernement.

La campagne d’achat local d’Ubisoft Saguenay s’inscrit dans le cadre d’une initiative des studios québécois du géant français du jeu vidéo. Les campagnes lancées par les studios de Saguenay, Québec et Montréal s’élèvent à 280 000 $. Myriam Gauthier

Vive le vrac à Saint-Adrien

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Vive le vrac à Saint-Adrien

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Le concept de la nourriture en vrac connaît un essor fulgurant et même les plus petites communautés du Québec n’y échappent pas. Le village de Saint-Adrien en Estrie, avec quelque 500 habitants, peut compter sur son propre comptoir, le Saint-Vrac.

« Le commerce est ouvert au public, mais est centré sur les membres, expliquait Conrad Goulet, l’un des copropriétaires, lors du passage de La Tribune cet été. On n’a pas d’heures d’ouverture. On est ouvert quand on est là et les membres ont accès 24 h sur 24 avec une clé. Tout l’inventaire est basé sur les demandes des membres. »

De leur propre aveu, M. Goulet et son partenaire Pierre Robichaud doivent gérer une croissance plus rapide qu’ils ne l’avaient imaginé. Une affiche au cœur du village attire beaucoup de gens vers le commerce d’autant plus que le mont Ham, tout près, attire énormément de touristes. Et en étant pratiquement le seul endroit où il est possible de trouver de la nourriture à Saint-Adrien, le commerce a dû s’adapter. Il y a même de la crème glacée disponible durant la saison estivale.

« On a ajouté des mets préparés et aussi la boulangerie, indique M. Goulet. Chaque semaine on augmente un peu notre diversité pour arriver finalement à avoir une épicerie complète. De plus en plus de familles font leur épicerie au complet chez nous. »

Rappelons que le désert alimentaire de Saint-Adrien pourrait se transformer en véritable fourmilière de l’alimentation locale dès l’été prochain. La Coopérative du Marché au cœur, un projet qui entend notamment rassembler le comptoir de vrac, une épicerie, un restaurant et une cuisine de transformation dans un même bâtiment écologique en plein cœur du village, avance à grands pas vers sa phase de financement.

Les réseaux sociaux comme tremplin

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Les réseaux sociaux comme tremplin

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
On parle souvent des effets néfastes des réseaux sociaux. Mais, il y a aussi de bons côtés. Le ministre des Transports, député de Granby et responsable de l’Estrie, François Bonnardel, en a tiré profit pour soutenir l’économie dans la région en créant la page «Achat local Granby». «En ces temps difficiles pour tout le monde, montrons à quel point on sait se serrer les coudes : achetons québécois», peut-on lire en accédant à la plateforme.

Le mouvement n’a pas tardé à prendre de l’ampleur. À ce jour, la page compte près de 10 500 membres. On y retrouve autant des gens qui cherchent des produits d’ici que des personnes qui en ont à vendre. Idem pour les services. Selon François Bonnardel, le momentum est bien tangible.

«Dès que la pandémie a frappé, on a décidé de poser des gestes, des actions concrètes rapidement. À la différence de certaines municipalités, on inclut la Chambre de commerce de la Haute-Yamaska dans le projet, car elle représente autant les petites, les moyennes que les grandes entreprises. Ça a décollé tellement rapidement. On a été agréablement surpris de voir à quel point les résidents d’une ville d’un peu moins de 70 000 habitants peuvent se mobiliser. C’est une initiative qui démontre vraiment que les gens ont à cœur de soutenir leur économie locale.»

En fait, l’idée avait déjà fait des petits au Saguenay et à Terrebonne, notamment. Le député de Granby a décidé de s’en inspirer pour créer une initiative à la couleur des gens d’ici. «On savait que l’idée était bonne. Et force est d’admettre qu’on a eu raison, car on fait partie du top 3 au Québec, en terme de popularité, pour ce genre d’initiative», a-t-il fait valoir.

François Bonnardel n’est toutefois pas du genre à voir les choses avec «des lunettes roses». «Les commerçants tirent bien leur épingle du jeu, entre autres grâce à des initiatives comme «Achat local Granby». C’est évident que c’est une économie qui peut être fragile, mais on s’en sort mieux que certaines autres provinces. C’est un énorme combat pour l’économie du Québec, pour les travailleurs. Chaque petit geste peut faire une grosse différence pour soutenir nos emplois locaux.» Jean-François Guillet

Le Marché de l’Outaouais

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Le Marché de l’Outaouais

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
Depuis le début de la pandémie, le Marché de l’Outaouais a le vent dans les voiles. La coopérative de solidarité qui regroupe 80 producteurs régionaux et plus de 5000 membres a presque quadruplé son chiffre d’affaires, elle qui était en sérieuses difficultés financières en début d’année.

Les messages d’achat local lancés par le premier ministre François Legault et le maire de Gatineau Maxime Pedneault-Jobin semblent avoir très bien passé dans la population outaouaise. Quoique pour le directeur général de la coop, Michaël Daudelin, ce n’est pas la seule raison à ce renversement de situation pour le Marché.

«On a connu une hausse formidable du nombre de membres et de ce fait, de commandes, d’expliquer M. Daudelin. En plein cœur de la crise, on pouvait avoir jusqu’à 340 commandes par semaine alors que ce chiffre atteignait à peine 100 avant la pandémie. Les messages politiques, mais aussi le besoin d’avoir des produits frais et commander en ligne rendant notre coopérative attrayante pour le public en général.»

Les affaires ont repris de la vigueur pour le petit magasin de la rue Eddy, dans le Vieux-Hull.

«Nous étions déjà dans la vente en ligne donc, nous étions préparés à faire face à une augmentation du volume de commandes, explique M. Daudelin. Maintenant, il suffit de maintenir ce rythme malgré que l’on ressent déjà un faible ralentissement des ventes. Même si le nombre de commandes diminue, on reste bien au-dessus du volume que l’on avait avant la crise.»

Michaël Daudelin, directeur général du Marché de l’Outaouais.

Sur le site Web du Marché (marcheoutaouais.com), le client a accès à plus de 2200 produits, allant de la boulangerie et la pâtisserie en passant par la viande bio, la volaille, les fruits et les légumes. La charcuterie, les produits laitiers, les poissons et même des mets préparés sont aussi disponibles. Lorsque le consommateur a fait ses choix, il passe ensuite sa commande en ligne et il y fait le paiement.

Par la suite, il pourra récupérer son panier dans l’un des trois points de cueillette répartis sur le territoire gatinois, les jeudis et les vendredis.

Les responsables espèrent ouvrir un nouveau point de chute bientôt, dans l’est de la ville. Un service de livraison a aussi été mis sur pied en collaboration avec le restaurateur Olivia et il est disponible seulement pour les résidents des secteurs de Hull et d’Aylmer.

Le Marché de l’Outaouais est une coopérative de solidarité sans but lucratif qui offre plus de 2200 produits locaux préparés par plus de 80 producteurs de l’Outaouais.

La mission de la coop est de rendre accessibles ces produits à la population en créant un lien direct entre consommateurs et producteurs. Né d’une initiative citoyenne, le Marché a ouvert ses portes en juillet 2008.

Aujourd’hui, la coopérative est supportée par une centaine de bénévoles et de six employés à temps plein et un à temps partiel. Mario Boulianne

Panierlocal.ca: une réponse à un besoin pré-pandémique

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Panierlocal.ca: une réponse à un besoin pré-pandémique

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Nicolet — «Parce qu’on a beaucoup de clients qui commandent à chaque semaine, chaque deux semaines, on s’est rendu compte qu’on répondait à un besoin qui était là avant la pandémie». Voilà comment l’un des cofondateurs de Panierlocal.ca, Frédéric Roy, explique la poursuite de cette plateforme d’achat en ligne et de livraison qui fut pourtant créée au début des mesures de confinement, en avril, sur le territoire des MRC de Bécancour et Nicolet-Yamaska, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Cœur-du-Québec.

Déjà, son partenaire dans l’aventure, Philippe Dumas, du Moulin Michel de Gentilly, travaillait à faire connaître les produits locaux. Mais comment encourager les commerçants locaux tout en étant confiné à la maison? «Réunir tous ces bons produits 100 % local sur une seule boutique en ligne», explique M. Roy.

Non seulement Panierlocal.ca venait-il ainsi répondre aux besoins des consommateurs «d’encourager local», mais cela évitait à plusieurs producteurs «d’avoir à passer 60 heures à développer une boutique en ligne et après ça, à la gérer» et à de nombreux citoyens de devoir parcourir une longue distance pour s’approvisionner.

«On s’est aussi rendu compte qu’il y avait plusieurs municipalités dans lesquelles l’offre alimentaire n’était pas très développée», ajoute-t-il. Cette initiative regroupe désormais 40 producteurs qui offrent plus de 400 produits qu’il est possible de ramasser dans une dizaine de points de vente dont un à Trois-Rivières.

Dans la cité de Laviolette, on n’est d’ailleurs pas en reste au niveau des initiatives pour favoriser l’achat local. Par exemple, on a mis en ligne une vitrine des équipements de protection créés localement.

Traiteurs trifluviens de prêts-à-manger, un apéro à saveur locale, des produits trifluviens à mettre dans votre panier d’épicerie, de la ferme à votre table, la route des cafés: voilà autant de concepts qui sont moussés par Innovation et Développement économique Trois-Rivières alors qu’une nouvelle offensive de sensibilisation à l’achat local est prévue dès septembre.