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La bibliothèque de Windsor livre à domicile

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La bibliothèque de Windsor livre à domicile

Les citoyens de Windsor, Val-Joli et Saint-François-Xavier-de-Brompton auront de nouveau accès à la collection de la bibliothèque Patrick-Dignan dès lundi. Et ce, sans même quitter leur domicile.  

Des employés formés afin de respecter les mesures d’hygiène du gouvernement effectueront directement la livraison à domicile pour les résidents qui désirent emprunter des livres ou d’autres documents à la bibliothèque de Windsor. 

Sylvie Bureau, mairesse de Windsor, est convaincue que cette offre sera fortement sollicitée. « Depuis plusieurs semaines, les citoyens sont dans l’obligation de demeurer à la maison et, forcément, les activités de loisirs et de divertissement sont limitées. En offrant un service de livraison sécuritaire, nous adaptons notre offre de services et permettons à la population de bénéficier de l’importante collection de livres offerts à la bibliothèque, tout en assurant la sécurité de nos employés », explique-t-elle. 

Les citoyens peuvent peuvent vérifier la disponibilité des livres qu’ils désirent en emprunter visitant le site web de la Ville de Windsor dans la section « Loisirs, culture et communautaire », et en choisissant l’onglet « Bibliothèque Patrick-Dignan », puis la section « Catalogue ».

Ils seront ensuite en mesure d’effectuer leur réservation par courriel à l’adresse info@bibliotheque.windsor.qc.ca. 

Les abonnés qui n’ont pas accès à internet peuvent téléphoner au 819 845-7888, poste 5 entre 18 h et 21.

Chaque citoyen a droit à un maximum de quatre documents, et sera en mesure de remettre ceux qu’il a déjà en sa possession au livreur. Les livraisons sont limitées à une fois par semaine par domicile. 

Prioriser les soins à domicile

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Prioriser les soins à domicile

Le Dr Réjean Hébert le dit, le crie et le répète depuis 35 ans, le Québec doit insister sur les soins à domicile. L’ancien ministre de la Santé et des Services sociaux sous le gouvernement de Pauline Marois estime que la province doit revoir complément le financement de ses établissements de santé.

« Lorsqu’on regarde le budget qui est consacré aux soins de longue durée, il y a seulement 14 % de ce budget qui va pour les soins à domicile et 86 % qui va pour les CHSLD, explique Dr Hébert. Dans des pays comme le Danemark, par exemple, c’est presque l’inverse avec 75 % du budget pour les soins à domicile et 25 % pour l’hébergement. »

À lire aussi: Plus autonome, plus longtemps 

En avant avec les Maisons des aînés

Un virage à 180 degrés est donc nécessaire selon lui comme l’ont fait notamment le Japon, la Corée du Sud, la France, la Belgique, l’Autriche, les Pays-Bas et l’Italie.

« Il y a une quinzaine de pays à travers le monde qui ont fait ce changement-là ,qui ont mis en place des assurances de soin à long terme qui couvrent la perte d’autonomie. Ça leur permet de choisir de recevoir les soins à domicile ou d’aller dans une résidence. Et devinez quoi ? Ces gens choisissent de rester à la maison. »

Réjean Hébert rappelle qu’une initiative en ce sens au Québec est « morte au feuilleton » lorsque les élections ont été déclarées en 2014.

« C’est ça qu’on voulait faire avec l’assurance autonomie lorsque j’étais au gouvernement et c’est pour ça que je suis allé en politique d’ailleurs, explique celui qui s’est également présenté sous la bannière libérale aux dernières élections fédérales. Il faudra revenir à ça sinon les personnes âgées ne seront jamais une priorité. Actuellement, les CHSLD sont une des nombreuses missions des gros, gros établissements qui ont été mis en place en 2015 et ils ne reçoivent pas l’attention qui serait nécessaire, d’où leur fragilité pour répondre à la crise. »

Centres de thérapie : de nouvelles admissions sous haute surveillance

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Centres de thérapie : de nouvelles admissions sous haute surveillance

Sherbrooke — La situation des centres d’hébergement en traitement des dépendances demeure précaire avec la mise en place de mesures pour isoler les personnes qui y sont admises.

En Estrie, le Domaine Orford a mis en place un protocole pour isoler pendant 14 jours les personnes admises pour traiter leurs problèmes de dépendances aux stupéfiants ou à l’alcool.

« Après qu’on se soit assuré de l’absence de symptômes, la personne est isolée à sa chambre. Les repas et les médicaments y sont donnés. Nous avons aussi trouvé une façon pour que les intervenants puissent les rencontrer de façon sécuritaire », explique le président du Domaine Orford, Robin Fortier.

Au Centre Corps, âme et esprit de Sherbrooke, les admissions ont repris tranquillement, vendredi.

« Après deux semaines de suspensions, nous avons trouvé une façon d’isoler les personnes qui se présentent volontairement chez nous. Étant donné que nous recevons le financement selon le nombre de personnes que nous accueillons, nous restons très précaires et fragilisés. Un financement devra être attribué afin de compenser pour cette diminution du taux d’occupation », signale la directrice générale du Centre Corps, âme et esprit, Marie-Andrée Pelletier.   

Les avis lors de cette pandémie diffèrent selon l’affiliation du centre de thérapie en traitement des dépendances.

« Ce ne sont pas tous les centres qui ont les infrastructures pour mettre en places des endroits pour isoler les nouvelles admissions. Nous avons le vouloir de poursuivre les admissions, mais pas le pouvoir d’assurer la sécurité de nos intervenants et de la clientèle. Limiter les admissions a toutefois un impact sur la situation financière des centres », indique le directeur général l’Association québécoise des centres d’intervention en dépendance, Vincent Marcoux. 

Cette association revendique que le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) donne accès à des hôtels tampons pour effectuer les 14 jours d’isolement, à du matériel de protection ainsi qu’à des tests de dépistage prioritaires de la COVID-19 pour cette clientèle.

En recherche de solutions

Au Centre Cérès de Saint-Ludger dans la MRC du Granit, une seule admission a été faite la semaine dernière, alors qu’entre deux à cinq personnes y sont habituellement admises chaque semaine.

« Éthiquement, je ne vois pas comment nous pouvons admettre une personne chez nous dans un nouvel environnement qu’elle ne connaît pas. C’est une question de sécurité pour la personne, les autres résidents et les membres du personnel. C’est un enjeu qui est nommé et auquel nous travaillons avec le CIUSSS de l’Estrie-CHUS afin de trouver des solutions », explique Lydia Couture du Centre Cérès.

Robin Fortier, qui préside l’Association provinciale des organismes en dépendance (APOD), signale que ses membres et ceux de la Coalition des organismes communautaires en dépendance, qui représentent environ les deux tiers des places en dépendance au Québec (COCD), seront en mesure d’accueillir les personnes qui en font la demande.

« Nous tenons le fort dans cette période difficile. Il n’est pas question de laisser tomber cette clientèle souvent vulnérable dans un contexte où les ressources en itinérance débordent », assure M. Fortier. 

Isabelle Légaré
Un amour retrouvé, un mariage reporté

Isabelle Légaré

Un amour retrouvé, un mariage reporté

CHRONIQUE / Séparés durant soixante ans, Gilles Lefebvre, 80 ans, et Irma Babineau, 78 ans, se sont retrouvés il y a deux ans. Amoureux comme aux plus beaux jours de leur adolescence, ils devaient se marier en juillet prochain, mais la pandémie de COVID-19 les oblige à patienter une année de plus avant de pouvoir se dire «Oui, je le veux!».

Tout était prêt.

De l’anglais intensif... mais peu de matières de base

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De l’anglais intensif... mais peu de matières de base

SHERBROOKE — Des élèves de sixième année en anglais intensif commenceront des cours en ligne dès lundi pour l’apprentissage du français et des mathématiques. Certains « finissants » de ce programme se retrouvent dans une drôle de position, alors qu’ils ont commencé avec l’apprentissage de l’anglais en début d’année. Or, c’est à cette période-ci qu’ils devaient voir des matières comme les mathématiques et le français.

Par exemple, des élèves de l’école primaire Champlain ont commencé à voir en classe les matières de base vers la fin janvier, soit la portion académique.  

Les écoles ont dû fermer leurs portes le 13 mars dernier en raison de la crise de la COVID-19. Il n’a pas été possible, dans ce cas, d’aller chercher suffisamment d’évaluations pour produire le bulletin du 6 avril. La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a décliné notre demande d’entrevue, en indiquant attendre des précisions du ministère de l’Éducation à ce sujet. La même situation est vécue à travers la province. 

Elle a ensuite précisé que les écoles « peuvent effectivement commencer à enseigner » pour la portion académique qui se fait en français. C’est ce que fera l’école Champlain à compter de lundi. Il a été impossible de savoir combien d’écoles ou d’élèves sont touchés par cette situation particulière. 

La situation inquiète néanmoins des parents, dont la mère d’un élève de sixième année. « Si on fait le calcul, mon fils a eu un mois, un mois et demi de matières de base, donc très peu. Il n’a même pas eu de bulletin pour ces matières-là. Ça nous inquiète. Ça va faire en sorte que pour commencer le secondaire, ces élèves vont être encore moins prêts que les autres élèves. Ceux qui ont commencé avec la portion académique (les matières de base), c’est moins stressant : ils peuvent écouter de l’anglais à la maison. Mais l’inverse est plus compliqué », s’inquiète la mère de famille.

Avant d’apprendre que des cours en ligne commenceraient lundi, elle et son conjoint ont reçu différents exercices de l’enseignante, entre autres en mathématiques. La Sherbrookoise souligne d’ailleurs qu’elle a eu toute la collaboration de l’enseignante et de la direction, qui doivent s’ajuster dans ce contexte difficile. Les parents se sont aussi tournés vers des ressources comme des dictées de Télé-Québec, mais la mère rappelle qu’ils doivent se débrouiller à leur façon, en pleine période de télétravail.

« Si jamais il y a un retour progressif à l’école, pourrait-on privilégier ces enfants-là, ces élèves de sixième année qui ont une fin d’étape et qui en plus s’en vont au secondaire? » se demande la mère de famille. La question demeure pour le moment sans réponse. 

L’Estrie aurait franchi le sommet

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L’Estrie aurait franchi le sommet

Sherbrooke — « Ici en Estrie, on a l’air d’être déjà en diminution en termes de nouveaux cas. Et le mérite revient à la population, qui doit très bien respecter les consignes de la Santé publique », a affirmé en début d’après-midi vendredi le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie.

Au début de la crise de la COVID-19, l’Estrie s’est très vite démarquée comme étant l’une des régions les plus touchées au Québec par le nombre de cas. En considérant le nombre de cas déclarés par 100 000 habitants, la région sociosanitaire de l’Estrie a longtemps été la seconde région la plus touchée du Québec après Montréal.

« Aujourd’hui, nous sommes sixièmes », a indiqué le Dr Poirier avec une certaine réserve, se gardant bien de se réjouir d’une situation qui pourrait très vite changer.

Or ce n’est pas parce que le sommet de la courbe a été atteint qu’il faut relâcher sa vigilance, tout au contraire. « On est pas mal dans le plafond, mais c’est encore dans la partie la plus critique, où il y a le plus grand nombre de cas », a insisté le Dr Poirier.

En parallèle, au Québec, le directeur national de la Santé publique, le Dr Horacio Arruda, estime que le sommet de la courbe pourrait être atteint au cours des prochains jours.

Les travailleurs de la santé touchés

Depuis deux semaines, ajoute le Dr Poirier, la majorité des nouveaux cas positifs qui ont été recensés dans la région estrienne sont des travailleurs de la santé et des personnes habitant ou travaillant dans des résidences privées pour aînés (RPA).

« Il y a très peu de personnes de la population qui ont des tests positifs en ce moment », ajoute le Dr Poirier.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS compte jusqu’ici 148 de ses 19 000 travailleurs qui ont été déclarés positifs au coronavirus. « Il faut savoir qu’une de nos équipes a été particulièrement touchée par une éclosion », met en contexte Stéphane Tremblay, le président-directeur général (PDG) du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Il fait ainsi référence à l’éclosion survenue à la Santé publique de l’Estrie, où 62 employés sont tombés malades.

Il y a maintenant 244 personnes guéries de la COVID-19 en Estrie. C’est la première fois vendredi que le gouvernement du Québec dévoile ces statistiques par région. Toutes les personnes touchées par la COVID-19 ne sont toutefois pas testées à la fin de leur maladie; ce sont surtout les employés du réseau de la santé qui sont testés afin de pouvoir revenir au travail.

Lors du bilan de vendredi, on a constaté qu’une 21e personne est décédée des complications liées à la COVID-19 au cours des 24 dernières heures en Estrie. Pendant ce temps, le nombre de cas confirmés du coronavirus a augmenté de façon modeste en Estrie, faisant un saut de 13 cas pour passer à 763.

Vos solutions pour briser l'isolement

Six solutions

Vos solutions pour briser l'isolement

Le confinement nous force à développer des façons de rester en contact avec nos proches. La semaine dernière, nous partagions six initiatives dans six communautés pour la première de la série «6 solutions» des six médias de la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i). Nous avons demandé à nos lecteurs de partager leurs solutions.

CHÉRI JE T'AIME...DE LOIN!

LE DROIT / Mon conjoint Clément Cloutier est sorti de sa retraite après une carrière de 39 ans en tant que gestionnaire dans le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais pour donner un coup de main. Le voilà «gestionnaire de site» au CLSC de Hull. COVID-19 oblige, il dort à l’hôtel. Ma fille et moi le tenons à distance avec amour en lui préparant le lunch et le souper... à l’extérieur! Pour se réchauffer : une belle tuque et une chaufferette. Chéri je t’aime, mais tiens-toi loin! 

Rachel Gervais, Gatineau