Stéphane Simoneau, directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke et coordonnateur de l'OMSC, et Steve Lussier, maire de Sherbrooke, ont accueilli les citoyens à la nouvelle caserne de Lennoxville.

Situations d’urgence : la Ville gagne du temps précieux

À peine quelques jours après l’inauguration de la nouvelle caserne de Lennoxville en juin dernier, ses pompiers avaient déjà sauvé une vie. Pour Stéphane Simoneau, directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke, le temps de réponse du nouveau service de premiers répondants, rendu possible grâce à la présence de quatre pompiers en tout temps dans cette installation, « y est pour beaucoup » dans ce cas de réanimation.

« Plus de la moitié des appels de cette caserne sont des appels pour le service de premiers répondants », indique M. Simoneau.

Fier de sa nouvelle caserne numéro 6, le Service de protection les incendies accueillait samedi les citoyens sur les lieux afin de les sensibiliser aux différents dangers et situations d’urgences auxquels ils peuvent faire face. Une façon de mettre la table pour la semaine de la prévention des incendies qui se déroulera du 6 au 12 octobre.

C’était aussi l’occasion pour les petits et grands de s’exercer à trouver leur chemin de façon sécuritaire dans une pièce remplie de fumée, de s’imaginer au volant de l’imposant camion, ou d’apprendre les principes de base de la réanimation cardio-respiratoire.

Aux portes ouvertes de la caserne 6, petits et grands ont pu apprendre les bases de la réanimation cardio-respiratoire.

Urbanisme et mesures d’urgence 

Le nouvel emplacement de la caserne, en haut de pente sur la rue College, a été choisi pour faciliter le temps de réponse, non seulement dans l’arrondissement de Lennoxville, mais aussi dans le reste de la ville, explique M. Simonneau. « La ville est en pleine expansion », de préciser le maire Steve Lussier.

Ce n’est qu’une mesure parmi d’autres chapeautées par l’Organisation municipale de la sécurité civile (OMSC), dont M. Simoneau est le coordonnateur, pour atteindre son objectif : se préparer au pire.

« À l’OMSC, on est préparés pour toutes les catastrophes auxquelles on est plus habitués, dont les inondations, le verglas et les pannes électriques, mais aussi pour les catastrophes les plus rares comme les tremblements de terre ou les ruptures de barrage, partage M. Simoneau. On a une quinzaine de plans de mesures d’urgence pour les situations particulières qui nous aident à améliorer la capacité d’intervention de la municipalité. Dans la préparation, on doit vraiment tester le système et voir nos vulnérabilités, puis vérifier si on peut les diminuer avec la division de l’urbanisme de la Ville. Elle nous aide énormément dans la conception de nos plans et dans leur intégration aux futurs développements de la municipalité. »

Des exemples? « Une des pires choses qui pourraient arriver ici, ou dans toute ville en Amérique du Nord, c’est une contamination de l’eau potable, dit M. Simoneau. On a une conduite d’adduction qui nous apporte l’eau du lac Memphrémagog, mais c’est une conduite unique et qui n’est alimentée que par une voie électrique. Advenant une crise du verglas ou une panne électrique majeure où les lignes seraient tombées, ça pourrait être problématique pour l’alimentation en eau potable, mais aussi pour les bornes-fontaines. Il y a déjà quelques années, le conseil a adopté une résolution et procédé à l’achat d’une génératrice qui est située près des stations de pompage névralgiques pour assurer, même en cas de panne, l’approvisionnement en eau à toute la population. »

La même logique a mené au nouveau poste Gaston-Massé d’Hydro-Sherbrooke, qui a été « positionné en fonction de pouvoir assurer la continuité des affaires dans la ville » en cas d'endommagement de lignes électriques en plus de répondre à de nouveaux besoins énergétiques, souligne M. Simoneau.

Bien que ces investissements soient considérables, il précise que mieux se préparer ne coûte pas nécessairement plus cher. « On a calculé que la génératrice pour la conduire d’adduction, avec un plan de délestage en période de pointe, se paie en cinq ans », établit-il.