La situation semble se replacer chez Récup Estrie, où il reste environ 750 tonnes de matière accumulée dehors.

Situation stabilisée chez Récup Estrie

La crise qui a fait rage à Récup Estrie semble tirer à sa fin. Le centre de tri a réengagé la plupart des employés qui avaient été congédiés et un investissement de 100 000 $ va se concrétiser cette semaine.

Depuis que l’exploitant Ricova a été congédié, les choses semblent beaucoup mieux aller. « Ça va bien depuis qu’on a deux quarts de travail, explique le vice-président du centre de tri, le conseiller municipal Pierre Avard. Avant, on travaillait avec un effectif réduit. Maintenant, nous avons 16 personnes qui travaillent sur la ligne de tri à chaque quart. En tout, nous avons une quarantaine d’employés. Presque tous les employés qui étaient là sont revenus. »

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M. Avard ajoute même que les gens recherchant un emploi sont invités à faire parvenir leur curriculum vitae à Récup Estrie.

Actuellement, les opérations du centre de tri se font en régie. Ce sont les MRC de Coaticook, de Val-Saint-François, du Haut-Saint-François, de Memphrémagog et des Sources, en plus de la Ville de Sherbrooke, qui utilisent le service et qui gèrent ce qui se passe dans les murs de Récup Estrie. « On a recommencé à vendre nos matières dans toutes les catégories. Pour le papier, nous sommes dans une phase d’essai. Je pense que c’est positif de pouvoir contrôler la qualité du produit et de contrôler les ventes que l’on fait. On reçoit beaucoup plus de la tonne. On a de bons prix. Le fait d’opérer nous-mêmes nous donne une meilleure indication à savoir si l’on continue en régie ou si l’on redonne un contrat. Rien n’a encore été décidé », explique M. Avard.

D’ici un an et demi, Récup Estrie devrait avoir terminé de payer ses dettes. « En 2020, les équipements vont être payés. De plus, en fin de semaine, nous allons avoir une nouvelle presse, un investissement de 100 000 $. Avec ce qui s’est passé récemment, ça avait été retardé », indique M. Avard.

Selon M. Avard, les choses ont changé depuis la crise que Récup Estrie a vécue dans les dernières semaines. « Si des gens sont venus il y a un mois et aujourd’hui, il y a une différence. Il reste environ 750 tonnes de matière dehors. On s’occupe de ce que l’on a au quotidien », résume-t-il, ajoutant que de la matière en trop pourrait être entreposée.