Lundi, les élèves de quatrième année de l'école Desranleau ont vécu l'aboutissement d'un grand projet : organiser une collecte de sang. De gauche à droite : Caroline Fortier, enseignante de quatrième année à Desranleau, Nayan Bourassa-Gauvin et Mathieu Nadeau, des élèves impliqués dans l'organisation, et Katrissa Thibault, qui a eu l'idée du projet dans le cadre de son dernier stage en enseignement dans la classe de Mme Fortier.
Lundi, les élèves de quatrième année de l'école Desranleau ont vécu l'aboutissement d'un grand projet : organiser une collecte de sang. De gauche à droite : Caroline Fortier, enseignante de quatrième année à Desranleau, Nayan Bourassa-Gauvin et Mathieu Nadeau, des élèves impliqués dans l'organisation, et Katrissa Thibault, qui a eu l'idée du projet dans le cadre de son dernier stage en enseignement dans la classe de Mme Fortier.

S'initier au don de sang à 10 ans

SHERBROOKE - Le sujet du sang et de sa composition était inscrit au programme cette année pour les élèves de quatrième année de l'école Desranleau. Mais ceux-ci ont trouvé une manière beaucoup plus utile et concrète d'explorer la thématique : organiser une collecte de sang.

L'idée est venue de l'étudiante à l'Université de Sherbrooke Katrissa Thibault, qui réalise actuellement son dernier stage en enseignement à Desranleau aux côtés de l'enseignante Caroline Fortier.

« Je cherchais un projet à faire avec les élèves pour les accrocher. Par hasard, je suis tombée sur le site d'Héma-Québec et j'ai vu que c'était possible pour les écoles primaires. Je les ai appelés et ça s'est organisé très facilement », indique celle qui a immédiatement reçu approbation et enthousiasme de la part de sa superviseure.

Les élèves des deux classes de quatrième année ont ainsi reçu une formatrice de chez Héma-Québec pour apprendre entre autres les composantes et la compatibilité du sang. Ils se sont ensuite préparés à la collecte en recrutant eux-mêmes des donneurs.

« On a mis des affiches un peu partout dans la ville, comme dans des magasins », note Nayan Bourassa-Gauvin, 10 ans. Celui-ci était vêtu de rouge pour l'occasion, tout comme son camarade Mathieu Nadeau, âgé de 9 ans.

Grâce aux efforts soutenus des jeunes, 70 donneurs étaient déjà inscrits avant la collecte, qui s'est tenue lundi. L'objectif des élèves, qui se relayaient pour assister les équipes d'Héma-Québec à travers les stations, était alors de 125 donneurs. Une cible qui a été atteinte.

Pour Nayan et Mathieu, il s'agissait d'ailleurs d'une première expérience de bénévolat à vie. Non seulement ont-ils appris à mener un projet social à terme, mais ils ont aussi été sensibilisés à la cause. « C'est beau. Quand on va être grand, on va savoir que ça existe de donner du sang », dit Mathieu, qui compte bien le faire lorsqu'il sera majeur.

« C'est un peu stressant à organiser, mais de savoir qu'un don de sang peut sauver jusqu'à trois vies, ce n'est pas rien », complète Nayan.

Pour Caroline Fortier, l'expérience sera certainement à refaire. « Ça a été positif à 100 % dans l'implication des enfants, dit-elle. Avec ce que Katrissa voulait apporter et l'engouement dans l'école, ç'a été extraordinaire. Ils étaient motivés, ils voulaient trouver des donneurs. On avait un thermomètre dans la classe pour voir à combien on était rendus. Ils étaient aussi très fiers d'être les précurseurs de cette activité. »

« Je pense que ça amène les jeunes à ne pas avoir peur de donner du sang lorsqu'ils seront adultes, indique Mme Thibault. Ça les amène aussi à voir qu'il y a vraiment beaucoup de personnes derrière les dons de sang. Il y a tout un processus lorsque quelqu'un reçoit du sang à l'hôpital. Ça permet en plus de leur inculquer l'entraide. »

Visite privée

Les cinquante élèves impliqués dans le projet ont eu le privilège de visiter les laboratoires montréalais d'Héma-Québec mercredi, grâce à leur implication dans la cause de l'organisme. Il s'agirait de la première fois qu'une telle visite s'y tient pour des enfants de moins de 12 ans.

« Ça a mis en lumière tout ce qu'ils avaient appris. De voir des vraies plaquettes, de vrais globules rouges, des poches de sang... c'était très concret », avance Mme Fortier, juste après que Nayan et Mathieu aient partagé leur fascination pour la centrifugeuse qu'ils ont vue à l'œuvre mercredi.