L’équipe de Simon DuBois occupe le troisième rang au classement général de la course Clipper Around the World Yacht Race avec encore deux étapes à franchir.

Simon Dubois affronte des vagues «hautes comme l'hôtel Times»

« Il y avait des rafales à 200 km/h et des vagues de 15 à 20 mètres. Ça brassait en tabarouette! C’était comme si j’étais sur un bateau sur le lac des Nations et que les vagues étaient hautes comme l’hôtel Times! »

La traversée du Pacifique de l’éprouvante course Clipper Around the World Yacht Race de Simon DuBois n’a pas été de tout repos. Malgré un résultat décevant au classement, le Sherbrookois estime avoir vécu une expérience unique en affrontant une tempête d’envergure.

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Une éprouvante troisième étape pour Simon Dubois

« C’était intense, mais jamais je ne me suis senti en danger, souligne-t-il en entrevue téléphonique avec La Tribune. Il n’y a pas eu de blessés ni de dommages irréparables. On s’en est bien sorti. Si on enlève l’aspect course, on a vécu des choses que très peu de gens sur la planète ont la chance de vivre. »

L’équipage du Visit Seattle, composée de 16 personnes plus quelques officiers, a terminé cette étape au 8e rang sur 11 bateaux. Le navire était bien installé en première position en début du trajet, qui relie la côte chinoise à Seattle aux États-Unis, mais une erreur est toutefois venue torpiller les chances de l’équipage de terminer parmi les premiers.

« On a tenté de se détacher des autres pour prendre une fenêtre de vent qui ne s’est jamais concrétisée, admet Simon DuBois. On est tombé dans un trou de vent à la place et en deux heures on est passé de premiers à derniers. »

Cette erreur a créé un climat de tension parmi l’équipage qui n’a pas été évident à gérer.

« On savait que nos chances de remonter la pente étaient presque nulles à moins d’un miracle et ça a amené des tensions à bord. Si tu fais une erreur dans un travail «normal», tu peux retourner chez toi et passer à autre chose. Là, on est 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 avec des gens qui gèrent tous l’échec un peu différemment. Le comportement de certains influe sur les autres et ça crée un climat difficile. Mais ç’a été un bel apprentissage de basculer de l’échec à l’espoir. »

L’équipage s’est tout de même retroussé les manches pour grimper de trois positions avant le fil d’arrivée.

La prochaine étape relira Seattle à New York avec une escale au Panama.

« Ça va être agréable de retrouver des températures chaudes parce qu’on a gelé pas mal sur le Pacifique, explique Simon DuBois. Un matin, je me suis levé et j’avais les cheveux gelés! C’était un peu l’enfer par moment. » L’équipe de Simon DuBois occupe le troisième rang au classement général avec encore deux étapes à franchir.