Les équipements de Shergym ne serviront pas cet été, le club ayant annulé ses camps de perfectionnement.
Les équipements de Shergym ne serviront pas cet été, le club ayant annulé ses camps de perfectionnement.

Shergym contraint d’annuler ses camps d’été

SHERBROOKE – Le Club de gymnastique Shergym, une autre victime de la pandémie, est dans l’obligation d’annuler ses camps d’été. 

« On est vraiment déçus, mais en même temps, on comprend les circonstances actuelles. Côté logistique, ça aurait été très compliqué et difficilement gérable », explique David Altmeyer, entraîneur en chef et directeur technique. 

Effectivement, il aurait fallu trois entraîneurs pour cinq enfants, et le club aurait dû se procurer tous les produits nettoyants et les masques par lui-même. 

« Aussi, le problème, c’est qu’on a des ventilateurs dans le gymnase puisqu’on n’a pas d’air climatisé, et la question de savoir si on peut les utiliser ou non est ambiguë », poursuit-il. 

Financièrement, l’annulation des camps prive le club d’une grande rentrée d’argent, sans le placer dans une situation précaire.

« Il n’y a pas de rentrée d’argent, mais heureusement, pas de sortie non plus. En général, le camp de jour représente plus de 100 000 $ pour notre club, ce qui permet de payer presque trois entraîneurs à temps plein tout le long de l’année », explique M. Altmeyer. 

Déception des gymnastes

M. Altmeyer affirme que c’est très difficile pour les jeunes athlètes. 

« La gymnastique me manque, et je trouve ça dur de ne pas en faire. J’ai vraiment peur de perdre tous les mouvements que j’avais commencé à acquérir, et de ne pas être prête pour l’année prochaine. Je m’en vais dans le même niveau, mais avec des plus vieux, et ça me stresse de ne pas être capable de faire certains mouvements », avoue Maïka Plamondon, gymnaste de secondaire 4 qui compétitionne au niveau national. 

En attendant la reprise des activités, les entraîneurs offrent des sessions Zoom de préparation physique aux gymnastes qui souhaitent garder la forme. 

« On est prêt à ouvrir, mais on n’a pas le droit encore », termine l’entraîneur-chef, en attente de l’autorisation, qui a d’ailleurs déjà été donnée en Ontario, du gouvernement du Québec.