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Haïti : une Sherbrookoise parmi les touristes évacués

La Sherbrookoise Geneviève Robert est restée coincée en Haïti pendant quatre jours. Elle se trouvait parmi la centaine de touristes québécois rapatriés au pays samedi. Elle se compte chanceuse que sa mésaventure ne lui ait pas causé trop de désagréments.

Son séjour en Haïti aura été allongé de quelques jours seulement, puisque Mme Robert devait prendre l’avion du retour mercredi.

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Expo habitat 2019 : parler de développement durable

Le salon Expo habitat Estrie 2019 a pris un virage vers le développement durable cette année. Trente exposants en sont à leur première participation au salon, ce qui assure une offre de services variée pour les visiteurs à l’affût des tendances.

« Chaque année, on essaie d’aller chercher de nouveaux produits. Comme ça, l’intérêt est toujours là. On fouille et on essaie toujours de trouver des produits nouveaux. Comme cette année, on a les bornes de recharge électrique, c’est quand même intéressant », explique Sylvain Mathieu, directeur général de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) en Estrie.

En plus des trente nouveaux, 105 exposants sont de retour pour l’événement qui accueille d’habitude quelque 20 000 personnes au Centre de foires de Sherbrooke, en quatre jours d’ouverture.

Pour l’exposant de bornes de recharge, les employés présents confirment qu’il s’agit d’une occasion pour eux de répondre aux questions des visiteurs, et des questions, ils en ont eu beaucoup sur le sujet depuis jeudi.

« On ne fait pas ou peu de ventes, mais on répond beaucoup aux questions. Les gens veulent savoir comment ça coute parce que leur prochaine voiture va être une voiture électrique. De plus en plus, il y a un engouement », note le président de la compagnie Borne Recharge Estrie, Yves Duplessis.

« On installe 5 ou 6 bornes par semaine présentement, c’est quand même bon. Si on regarde il y a deux ans quand j’ai commencé, c’était une borne toutes les deux ou trois semaines », ajoute-t-il.

M. Duplessis estime, avec la tendance observée et en discutant avec les gens du milieu du développement durable, que dans les deux prochaines années, quelque 12 bornes seront installées par jour.

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Soirée Polaire : le « mini Igloofest » de Sherbrooke

SHERBROOKE — Sherbrooke accueillait un « mini Igloofest » samedi soir à l’occasion de l’ouverture du Quartier Portland. Musique, jeux géants, bars et musique électronique : la Soirée Polaire organisée par la Jeune Société avaient tous les ingrédients pour faire bouger et sourire ses invités. 

« On voulait créer un mini Igloofest à Sherbrooke. Quand le Groupe Laroche nous a approchés pour savoir si on avait notre lieu pour notre deuxième édition de la Soirée Polaire, ils nous ont demandé si on pouvait le faire dans le cadre de leur ouverture du Quartier Portland. On est venus voir le terrain et tout s’est imaginé dans notre tête. Le terrain est magnifique », explique Julie Tremblay, qui est à la tête du comité d’organisation.

La Jeune Société est composée de 12 membres qui organisent des événements dans le but de ramasser des sous, pour ensuite les remettre à diverses causes jeunesse de la région.

« On veut que les gens de Sherbrooke soient fiers de ce qui se passe à Sherbrooke et je pense qu’on a de grandes forces pour accomplir de beaux événements comme celui-là », ajoute Mme Tremblay.

Si l’an dernier, à leur première édition, les aménagements étaient plus modestes, cette année le comité a grimpé d’un échelon. 

« C’est beaucoup plus gros que l’année passée. L’an passé on avait Qualité Motel en prestation et un gros igloo pour créer un petit village. Avec ce terrain-ci, on pouvait encore plus exploiter l’événement », indique-t-elle.

Quatre DJ ont foulé la scène pour animer la soirée, dont Zach Zoya, un rappeur québécois qui avait déjà performé à l’Igloofest de Montréal, un festival de musique électronique qui se tient depuis 2007 dans la métropole. L’organisatrice qui est responsable des communications à l'école secondaire Le Salésien espère d’ailleurs voir l’événement grandir dans les années à venir.

« Igloofest aussi est parti modestement... Notre première édition c’était pour tenter quelque chose à l’extérieur. Notre deuxième année, on est rendus meilleurs. On a plus d’expertise en événementiel », soutient-elle. 

La Soirée Polaire, présentée par Infiniti Sherbrooke/Groupe Laroche, prenait place dans le Quartier Portland, situé à l’intersection des boulevards Portland, René-Lévesque et Industriel.

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BDSM : L’amour féroce et consenti

En marge de la St-Valentin, La Tribune a été invitée à visiter le donjon BDSM d’Arsenique et à s’entretenir avec des adeptes qui avaient envie de déboulonner quelques tabous sur la pratique méconnue de ces jeux pour adultes consentants.

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Contrairement à la croyance populaire, le BDSM (bondage, discipline, domination, soumission, sadisme et masochisme) n’est pas nécessairement relié à la sexualité. Selon des gens participant régulièrement aux activités du donjon Le Purgatoire d’Arsenique de Sherbrooke, transformer le mal en extase est un jeu pour adulte, empreint de respect et d’amour fraternel. 

Dans le sous-sol d’Arsenique Delacroix (son surnom du monde du BDSM), fouets, jouets, attaches, masque de latex, tout est en place pour que les adultes toujours consentants s’amusent. Certains participent à des scènes, d’autres préfèrent se tenir à l’écart. Tous peuvent vivre le tabou, peu importe leur sexe, leur orientation sexuelle, leur taille ou leur poids. Les dominants dominent, les dominés reçoivent. « Parfois, je me laisse attacher, car je trouve ça relaxant », lance Arsenique, qui se considère comme une dominante.

Une grande partie du vocabulaire BDSM a rapport au jeu. « Tu mélanges le jeu et la peur ou le drame, explique Arsenique, qui ne veut pas révéler son vrai nom. La douleur, c’est une façon de parler. Ça peut être de la vraie douleur ou des sensations un peu intenses. La peur, c’est un spectre. On parle de jouets, d’aires de jeu, de scène, de partenaires de jeu. On est des adultes qui gardent un cœur d’enfant en faisant de jeux d’adultes. »

Interdits

Comme partout ailleurs, certaines règles régissent les gens pratiquant le BDSM. « On se parle entre donjons. On se connaît et on se partage les noms ou les histoires. Le pire crime qu’on peut commettre, c’est de faire le coming out de quelqu’un à sa place. Si quelqu’un partage ta vie privée dans un autre contexte, c’est un crime capital. On dit aux gens que s’ils se croisent dans un contexte “ vanille ” [NDLR dans la vie de tous les jours] et qu’ils ne se connaissent pas en dehors du BDSM, ne vous saluez pas », conseille celle qui a commencé à pratiquer dans les bars il y a plus d’une décennie.

La base, ce sont les mots de sécurité. Si tout va bien, le dominé dit « vert », si l’intensité est à son maximum, il dit « jaune » et s’il y a quoi que ce soit, il dit « rouge ». « L’autre crime capital, c’est de ne pas respecter un safeword. Quand quelqu’un ne respecte pas le consentement ou la sécurité de quelqu’un, ça peut le suivre durant 10 ans. Ça peut être très dommageable et les risques peuvent être si grands qu’on ne niaise pas avec ça. La liste noire arrive plus rapidement et se partage », affirme l’organisatrice des soirées. 

D’autres règles de base sont aussi importantes. Les trois mots clés sont : consenti, sécuritaire et sain. « Le consentement doit être libre, éclairé et révocable. On en est très conscient et l’on en parle beaucoup. Sécuritaire, ça veut dire qu’on ne blesse pas les gens. Au Canada, on ne peut pas consentir à une blessure majeure. Sain, c’est l’intégrité, l’estime de soi, la santé mentale, etc. C’est d’y aller pour que la personne ne se sente pas déstabilisée à long terme. C’est aussi le respect des limites. Les gens peuvent tout essayer, tant que ça respecte ces principes », explique Nadir, un autre amateur de ces activités. 

Effectivement, le consentement est une notion extrêmement importante selon D., une participante. « Moi je suis soumise et quand j’ai commencé, j’ai eu la chance d’être initiée par un dominant qui avait déjà été soumis. Il savait ce que c’était d’être à ma place. Il a commencé par me parler du consentement et l’on a parlé de ça durant deux mois avant qu’il se passe quelque chose. J’étais pleinement informée quand j’ai commencé ça. Je le savais tout de suite, car j’avais été éduquée au consentement et aux notions de sécurité », décrit-elle.