Estrie

Neige de vendredi : «Des répercussions sur la circulation»

On en sait un peu plus sur l’allure de la première véritable tempête de neige de la saison attendue en Estrie.

Une accumulation totale de 15 à 25 cm est prévue à partir de la nuit de jeudi à vendredi, indique Environnement Canada.

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La neige s'intensifiera tôt vendredi matin à l'heure de pointe. «Des quantités significatives de neige pourraient tomber, en particulier le long des Appalaches», note une alerte de neige de la société d’État.

«Les automobilistes doivent se tenir prêts à composer avec des conditions routières changeantes qui se détériorent rapidement. Il pourrait y avoir des répercussions importantes sur la circulation à l'heure de pointe en zones urbaines.»

C’est une dépression en provenance des États-Unis affectera le Sud du Québec jusqu'à vendredi soir.

Déjà, des organisations prévoient le coup. Par exemple, au Collège du Mont-Sainte-Anne la journée de vendredi est suspendue en raison des prévisions météorologiques.

Du côté de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, on indique que la décision de tenir ou non une journée de classe sera prise et communiquée vendredi matin. On s'est toutefois mis en mode «veille» au cours de l'après-midi de jeudi.

Sherbrooke

Un premier défilé du père Noël «carboneutre»

On l’aime enjoué et multicolore. Cette année, le traditionnel Défilé du père Noël de Sherbrooke sera en plus vert.

Le 25 novembre, dès 15 h, les chars allégoriques ouvriront la marche à l’intersection de la 13e Avenue et de la rue King Est, pour arriver à destination de la place des Moulins dans le secteur de l’hôtel de ville, à l’angle des rues Wellington Nord et Frontenac vers 17 h

Après l’arrivée du père Noël, on procédera à l’illumination du grand sapin et un feu d’artifice viendra clore cet événement familial festif, explique Sylvie L. Bergeron, présidente du conseil d’administration de l’organisme Féeries hivernales de Sherbrooke. 

« Par souci environnemental, les organisateurs sont fiers d’annoncer la tenue d’un défilé carboneutre, vraisemblablement l’un des premiers du genre. L’organisation vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à compenser les GES émis lors de cette édition », lance Mme Bergeron, coiffée d’un chapeau décoré pour les circonstances. 

« Accompagnée de l’organisme FEVE grâce à un appui de la Ville de Sherbrooke, l’équipe du Défilé a également apporté des modifications à la logistique de son événement pour le rendre plus écoresponsable. »

De plus cette année, une nouvelle direction artistique fait son entrée au défilé du père Noël et de son lutin Spatule. Plus de 125 bénévoles sont déjà inscrits comme figurants, en plus de plusieurs fanfares, troupes de danse, équipes de cheerleading, groupes communautaires locaux, mascottes et personnages fantastiques. 

On a prévu des points d’animation à différents coins de rue. Il sera possible d’assister à des prestations variées et festives.

Tout au long du défilé, on procédera à la cueillette des lettres adressées au père Noël par les facteurs. 

À la demande générale, le calendrier de l’avent virtuel introduit avec succès sur Facebook l’an dernier fera encore des heureux cette année, ajoute Mme Bergeron. Au total, 30 prix seront remis en 30 jours aux familles de la région. Tous les détails au defileperenoel.com.

Coordonné par les Féeries hivernales de Sherbrooke pour une troisième année consécutive, l’événement bénéficie de la contribution de 250 bénévoles et d’une trentaine de partenaires ayant investi quelque 65 000 $ pour soutenir ce grand rassemblement populaire. 

On estime que près de 30 000 personnes ont assisté au Défilé du père Noël de Sherbrooke l’an dernier.

Les organisateurs souhaitent que la météo soit clémente, afin que la population se déplace en aussi grand nombre pour assister à cet événement magique et qu’on attire autant sinon plus de spectateurs, fait remarquer Mme Bergeron.

Sherbrooke

La Ville devra abattre une centaine de frênes

La Ville de Sherbrooke procédera dès lundi à l’abattage d’une centaine de frênes mal en point situés sur des terrains publics.

Les frênes qui seront abattus sont atteints par l’agrile du frêne. Ils sont dépérissants ou situés sous le réseau électrique.

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Le tiers de ces frênes pousse dans le terre-plein central du boulevard Bourque et dans le parc Jules-Richard dans le secteur Deauville. Les travaux d’abattage s’échelonneront jusqu’au 15 mars 2019.

Comme prévu dans le plan d’action de lutte contre l’agrile du frêne, lorsque l’espace est suffisant, un arbre sera éventuellement planté pour remplacer chaque frêne abattu, précise-t-on dans un communiqué de presse.

Rappelons qu’une collecte spéciale de résidus de frêne d’un diamètre inférieur à 20 cm a été organisée par la Ville de Sherbrooke entre le 29 octobre et le 2 novembre.

Dans ses dépenses en immobilisations, l’administration du maire Steve Lussier avait prévu l’injection de 150 000 $ pour poursuivre le combat contre l’agrile du frêne en 2019.

En septembre dernier, la Ville a modifié son règlement concernant l’agrile du frêne, qui est présent sur le territoire depuis plus longtemps qu’on le pensait. Le nouveau règlement éliminait ainsi le délai pour l’abattage de frênes atteints, interdit l’abattage de frênes sains, sauf si les arbres sont remplacés, et le traitement au TreeAzin sera possible pour tous les propriétaires qui souhaitent garder leur frêne.

Les propriétaires privés doivent par ailleurs obtenir un permis d’abattage pour tous les frênes de plus de 10 cm et il est interdit de procéder à l’abattage entre le 31 mars et le 31 octobre.

actualité

MBAS : un ex-employé dénonce le climat

Le climat de travail est tel au Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke (MBAS) qu’un ancien employé n’est nullement surpris de voir ses ex-collègues de travail vouloir se syndiquer.

Erik Beck a assisté à différentes scènes de relations interpersonnelles difficiles alors qu’il était à l’emploi de l’institution d’août 2016 à février 2017.

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« La situation s’est envenimée. Il y a des problèmes avec la direction du musée. Il y a longtemps que ça dure », affirme cet ancien directeur des communications et des services éducatifs au MBAS.

« Il y a eu des congédiements pour des raisons nébuleuses. Moi-même on m’a dit un jour que je ne pouvais plus travailler là, sans raison, alors que je faisais bien mon travail et c’était reconnu par mes
pairs. »

Mardi, on a appris que le Tribunal administratif du travail avait émis le certificat d’accréditation qui permet de créer leur syndicat regroupant 12 membres au musée. Selon la CSN, on y assiste à une dégradation des relations de travail. Le syndicat dénonce des représailles et le climat semble très tendu.

Sous le couvert de l’anonymat, d’anciens employés ont aussi raconté à La Tribune avoir été victimes d’agressivité, de cris et de méchancetés de la part de la directrice du MBAS, ce qui a mené à des départs.

« Il faudrait un grand changement »

Selon M. Beck, la direction devrait revoir sa gouvernance, car elle nuit au développement de l’institution. « La gestion et la gouvernance sont défaillantes, lance-t-il. Le musée aurait besoin d’un conseil d’administration plus critique envers la direction. Ce n’est pas le cas », dit-il.

« Il faudrait un grand changement pour qu’on tourne la page. Toute cette affaire corrosive nuit à l’écosystème du monde des arts à Sherbrooke. »   

La Tribune a tenté d’obtenir la version de la directrice générale du MBAS, Cécile Gélinas. C’est Me Jocelyn Beaudoin, du cabinet Groupe Loyer avocats de Bromont, qui a été mandaté pour répondre aux questions. Ce dernier ne souhaite pas discuter des « allégations » véhiculées au sujet du climat de travail au musée. Ces questions pourraient éventuellement faire l’objet de procédures judiciaires, dit-il.

Pour Me Beaudoin, la direction du musée s’est montrée bonne joueuse dans le processus de syndicalisation. « La direction a fait preuve de collaboration depuis le début du processus de syndicalisation. C’est un signe d’ouverture qui a permis d’éviter la judiciarisation du dossier, plaide-t-il. Les choses ont été faites correctement. » 

« La direction veut trouver une solution satisfaisante pour toutes les parties dans la négociation de la convention collective des employés. »

Éric Beck est d’avis que le comportement de la direction du MBAS a poussé les salariés à se syndiquer. « Selon moi, il n’y aurait pas eu matière à syndicalisation si le climat avait été meilleur. Je ne suis pas contre les syndicats, au contraire », assure-t-il.

« Je crois que nous avons affaire à une syndicalisation qui vise à gérer une crise. »

Rappelons que la CSN qualifiait d’« odieux » le comportement de la direction, tout en ajoutant que des employés avaient été victimes d’intimidation.