En installant une équipe de développement des partenariats d'affaires dans un local de la rue Wellington Sud, l'Université de Sherbrooke veut établir un bon dialogue et une relation de confiance avec les entrepreneurs.

Well inc. : l'UdeS lance un message fort

L'Université de Sherbrooke se devait de sauter dans le train Well inc. dès son démarrage. C'est ce que fait valoir Jacques Beauvais, vice-recteur à la recherche à l'innovation et à l'entrepreneuriat, pour justifier l'arrivée d'une équipe de développement des partenariats d'affaires au centre-ville de Sherbrooke.
L'institution annonçait lundi avoir pris possession de locaux au 9, rue Wellington Sud, dans la mouvance de la création du quartier de l'entrepreneur. Sans être en mesure de chiffrer précisément la dépense, M. Beauvais indique qu'elle est faible puisqu'il s'agit essentiellement d'un loyer pour un espace pouvant accueillir jusqu'à cinq personnes.
« Dans notre stratégie Innovation, Partenariats, Entrepreneuriat, on veut accroître l'impact des technologies chez nous, des idées qui sortent, avoir un impact socioéconomique. Il faut être à l'écoute, comprendre les problématiques des entreprises. Et ce n'est pas facile à aller chercher. Il faut établir un bon dialogue et une relation de confiance pour comprendre ce que sont leurs véritables enjeux. Après, il faut voir si les étudiants ont des moyens de résoudre ces problèmes-là. On veut tripler l'ampleur des partenariats sur une période de 10 ans. On veut avoir plus d'inventions qui sortent de l'université, alors il faut absolument se rapprocher des entreprises. »
N'aurait-il pas été possible de réaliser les mêmes tâches en installant l'équipe de développement des partenariats d'affaires dans des locaux de l'Université, qui n'est qu'à quelques minutes du centre-ville?
« Il n'y a pas toujours tant de locaux que ça à l'Université. Mais il s'agit surtout de lancer un message : quand on dit qu'on veut être présent, c'en est un. Ça ne peut pas juste se faire dans nos murs. C'est un des premiers objectifs identifiés quand on a développé la stratégie : il faut mieux s'arrimer dans le milieu, être capable de parler facilement aux gens des chambres de commerce, des entreprises autour. J'ai appris à travers les années que quand il démarre des réseaux, notre présence est très importante au début. Il ne faut pas hésiter parce que c'est là qu'on peut contribuer avec idées au développement. C'est crucial si on veut être le meilleur partenaire possible. Il faut briser toutes les barrières possibles pour approcher les entreprises. »
Filières clés
Pour ce faire, l'Université de Sherbrooke compte compléter son équipe de développement des partenariats d'affaires avec des gens impliqués dans les domaines des filières technologiques clés, soit les technologies de l'information, la quantique, la médecine et le transport et l'énergie. « Il faut avoir des gens d'expérience qui engagent le dialogue avec les entrepreneurs et les entreprises pour aller chercher leurs besoins. Il faut mieux s'arrimer avec le milieu. À partir du moment où on met en place un partenariat, on est capable d'aller chercher du financement pour la recherche. L'importance d'avoir une équipe de développement d'affaires, c'est qu'il faut être capable d'aller rencontrer les gens pour identifier les problèmes de l'heure. C'est très intéressant pour les chercheurs. Les connaissances de pointe, parfois, sont dans le milieu industriel. C'est un échange d'information, de connaissances, qui est bidirectionnel. Ça permet de mieux comprendre les enjeux réels du milieu industriel. Ça vient enrichir la recherche à l'université. »
Enfin, M. Beauvais réitère que l'institution souhaite lancer un message fort. « C'est très important pour nous de lancer le message qu'on veut être dans le milieu pour rencontrer les entreprises. On veut voir l'entrepreneuriat se développer au centre-ville. »