Après avoir entendu les préoccupations des commerçants des rues Wellington Nord et Sud, l'équipe de Well inc. a consulté les organismes communautaires du centre-ville pour connaître leurs inquiétudes et leurs suggestions.

Well inc. : les organismes expriment leurs préoccupations

Après avoir entendu les préoccupations des commerçants des rues Wellington Nord et Sud, l'équipe de Well inc. a consulté les organismes communautaires du centre-ville pour connaître leurs inquiétudes et leurs suggestions. Cette première occasion d'échanger a abouti sur une promesse de la mise en place de mécanismes pour que les organismes prennent part de façon active au développement de Well inc.
Dans les jours suivant l'annonce du projet, les organismes communautaires s'interrogeaient sur la place qui leur serait réservée dans le projet et s'inquiétaient que la pauvreté présente au centre-ville ne soit que déplacée quelques rues plus loin.
Selon Philippe Cadieux, responsable des partenariats publics de Well inc., 16 organismes ont été rencontrés. Du lot, la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue se dit heureuse de la création d'un canal de communication, mais demeurera aux aguets afin que les organismes soient consultés tout au long du processus.
Son directeur général, Étienne Bélanger-Caron, confirme que « l'idée était de créer un canal de communication pour écouter les organismes du milieu. Beaucoup de choses ont été nommées, mais il faudra maintenant voir ce que sera la suite. »
Les préoccupations concernent la cohabitation sociale dans le futur quartier, l'accessibilité par le transport actif et collectif, le logement abordable, les problématiques de pauvreté et de santé mentale et le verdissement du quartier.
« Nous aimerions peut-être dépasser la consultation et être partie prenante des décisions selon un mécanisme à définir. Il y a une volonté de trouver une manière de nous arrimer. Un des objectifs de Well inc. est de développer les communautés. Ça nous parle. Nous aimerions que cet objectif ait autant d'importance que la question du développement économique. »
M. Bélanger-Caron est heureux que le contact soit direct. « Le plus gros avantage, c'est que nous ne nous parlons plus à travers les articles de journaux. Il n'y avait pas eu de communication du tout avant le lancement du projet. »
Philippe Cadieux en est bien conscient. « Il faut rappeler que nous ne sommes en poste que depuis le 28 novembre. Notre priorité était de rencontrer les acteurs du centre-ville. Nous avions rencontré les commerçants et il était très important de faire de même avec les acteurs communautaires. Je les ai assurés que ma porte serait toujours ouverte. »
« Nous resterons vigilants sur les impacts sociaux du projet pour prévenir un processus de gentrification. Nous maintenons nos préoccupations pour les gens des milieux auprès desquels nous intervenons. L'incubateur social sera peut-être une occasion d'arrimer Well inc. au projet de centre de jour sur lequel nous travaillons », dit Étienne Bélanger-Caron.
Philippe Cadieux promet des mécanismes de collaboration très tôt au début de 2017. « Nous voulons que les organismes se retrouvent dans le projet et se sentent intégrés. C'est important aussi qu'ils prennent action, qu'ils puissent proposer des projets. C'est certain qu'il y aura des résultats. Ils peuvent compter sur nous. »
Pour le moment, l'équipe de Well inc. n'a pas prévu d'autres réunions avec des acteurs du milieu, mais Commerce Sherbrooke doit rencontrer les promoteurs du centre-ville sous peu et devrait en profiter pour leur exposer les enjeux du projet. « La concertation est extrêmement importante », fait valoir Philippe Cadieux.