Philippe Dusseault, président des Immeubles Must Urbain

Well inc. : Le projet de Dusseault ne sera pas présenté au conseil lundi

Le promoteur Philippe Dusseault, président des Immeubles Must Urbain, voulait présenter le concept de son projet de revitalisation de la rue Wellington Sud au conseil municipal lundi. Le comité exécutif a toutefois rejeté sa demande, l’invitant plutôt à la période de questions des citoyens, où il disposerait de cinq minutes.

La séance du conseil municipal de lundi sera la dernière avant que les élus statuent sur la proposition du consortium composé du Fonds immobilier de la FTQ, de SherWeb et du Groupe Custeau, le 28 février. « J’ai appelé au cabinet de la mairie pour savoir s’il était possible d’obtenir une plage horaire de 20 à 30 minutes. J’aurais pu présenter le montage financier et des graphiques pour illustrer mon projet », explique M. Dusseault.

Le président de Must Urbain avait acheminé une lettre d’intention à la Ville, le 5 février, pour signifier son intérêt à participer au projet Well inc. Il estime pouvoir donner la même impulsion au centre-ville qu’avec le projet du consortium en limitant l’investissement total à 50 M$, en réduisant le nombre de cases du stationnement de la rue du Dépôt de 700 à 500 et en ramenant les deux édifices projetés sur la rue Wellington Sud à cinq étages chacun. Le consortium investirait pour sa part 50 M$, alors que la Ville ajouterait 26 M$.

« Il ne reste pas beaucoup de temps si je veux mettre les élus au courant avant le vote et leur permettre de prendre une décision éclairée. Je pense que je suis capable de présenter quelque chose qui tient la route. »

M. Dusseault s’est entretenu avec la présidente du comité exécutif, Nicole Bergeron. Cette dernière lui a communiqué le refus de la Ville d’ajouter sa présentation à l’ordre du jour du conseil municipal de lundi. « On m’a proposé de prendre cinq minutes à la période de questions des citoyens. C’est un peu cavalier de leur part de me dire ça. Ils ne peuvent même pas me donner 30 minutes alors qu’ils ont donné des années au consortium pour développer son projet. Ça manque un peu de délicatesse. Je vais réfléchir sérieusement à la possibilité de prendre les cinq minutes qu’on me propose lundi. »

Nicole Bergeron précise que la décision aurait été la même pour tous les promoteurs et qu’il n’est pas possible d’ajouter un point à l’ordre du jour pour tous ceux qui en feraient la demande. « Les agendas se font avec des fonctionnaires pour des dossiers qui sont déjà dans la machine. Il pourrait y avoir d’autres moyens pour M. Dusseault de faire connaître son projet. Il peut convoquer les élus à un endroit donné, à une date donnée, et leur faire une présentation. Il peut aussi les contacter individuellement. Quelqu’un ne peut pas demander d’être inscrit à la séance du conseil comme ça, sinon, on y entrerait comme dans un moulin. »

Mme Bergeron dit avoir d’abord vérifié si un projet avait été déposé officiellement au guichet promoteur de la Ville. Réponse négative. Elle a également validé sa position auprès du comité exécutif, du maire Steve Lussier et du directeur général Yves Vermette. « En tout respect pour le consortium, la moindre des choses, c’est qu’on puisse statuer sur le dossier qui est sur la table. Je concevrais mal qu’on ne réponde pas d’abord au consortium tel qu’on s’y était engagé. Tout ce que je peux faire, c’est insérer M. Dusseault à la période des questions.

« La seule façon de s’adresser au conseil de façon officielle, c’est de déposer un projet en passant par le contentieux. Si un autre promoteur nous approche, il aura la même réponse. »