Vols qualifiés: un jeune accusé plaidera sa non-responsabilité criminelle

Sherbrooke - Un verdict de non-responsabilité criminelle pour troubles mentaux sera sollicité par la défense dans le dossier de François-Xavier McDonald-Martel de Sherbrooke.

L'individu de 18 ans est accusé de deux vols à main armée commis en juillet 2018 à Sherbrooke.

Devant le tribunal, lundi, son avocate Me Stéphanie Marcoux a indiqué qu'une évaluation psychiatrique de l'accusé au moment des événements avait été faite par le psychiatre judiciaire Dr Pierre Gagné.

Ce dernier conclut que McDonald-Martel était non criminellement responsable lorsqu'il est débarqué avec une cagoule dans deux dépanneurs de Sherbrooke pour les braquer avec une imitation d'arme à feu à l'été 2018.

McDonald-Martel avait été arrêté à la suite du deuxième vol qualifié commis en moins d'une semaine le 10 juillet 2018.

Son dernier vol qualifié a été commis au dépanneur situé sur la rue de Montréal.

Il avait rapidement été intercepté après avoir perpétré le vol.

L'interrogatoire du Service de police de Sherbrooke avait permis de le relier à un vol commis au dépanneur de la rue Sainte-Famille le 6 juillet.

McDonald-Martel avait encore une fois enfilé une cagoule pour perpétrer le vol à main armée.

Deux accusations de vol qualifié et de port de déguisement avaient initialement été déposées contre lui. Une accusation d'avoir personnifié un policier a aussi été déposée contre l'individu de 18 ans.

Les résultats des expertises balistiques ont permis de déposer les accusations d'avoir utilisé une imitation d'arme à feu lors d'un vol qualifié.

Des peines de détention minimales d'une année s'appliquent dans ces dossiers de vol qualifié.

Il a aussi été accusé de possession de munition prohibée de façon négligente.

Me Stéphanie Marcoux a mentionné au tribunal qu'elle voulait discuter des conclusions du rapport psychiatrique avec la procureure aux poursuites criminelles Me Marilène Laviolette.

« J'ai l'intention de demander que mon client soit reconnu non criminellement responsable en vertu de l'article 16 du Codecriminel. C'est l'avenue que j'ai l'intention de prendre », a affirmé Me Marcoux.

Le dossier a été reporté au 15 mars prochain.