Les restaurants Louis de Sherbrooke prennent un virage vert, dit son président Pierre Ellyson.

Virage vert : Louis va de l’avant

Une forte proportion des clients de la chaîne de restaurants Louis de Sherbrooke est prête à payer un peu plus cher leur repas pour utiliser des contenants et des ustensiles compostables et biodégradables.

C’est ce qui ressort d’un sondage mené par la direction de l’entreprise bien connue. Pas moins de 92 pour cent des répondants se disent prêts à payer un surplus pour leur commande à apporter, informe La Tribune son président Pierre Ellyson.

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« C’est un petit sondage que nous avons mené il y a deux mois », dit l’homme d’affaires.

« Nous avons reçu 1200 réponses en une semaine! »

Mais ce virage vert ne se fait pas du jour au lendemain, ajoute-t-il. Il s’agit de l’une des priorités dans les trois restaurants.

« Ce temps est nécessaire afin de nous permettre d’écouler nos inventaires qui sont très élevés. On ne commande pas en petite quantité. Nous commandons par paquet de cent caisses », fait remarquer M. Ellyson.

« Actuellement, la plupart de nos contenants pour emporter sont compostables et biodégradables. Soit en carton ou en papier. D’ici quelques semaines, les pailles et les contenants pour poutine seront remplacés par des contenants biodégradables et/ou compostables dans nos trois succursales. »

Ce virage a un prix. On parle d’environ 100 000 $ de plus par année. L’augmentation des prix devrait être de l’ordre de trois à cinq pour cent, évalue-t-il.

« Pour une fourchette compostable, on parle de sept fois le prix d’une fourchette de plastique. D’ici la fin de l’année, on verra le changement complet. »

« C’est beaucoup de changements. Mais je le fais pour mes petits-enfants… pour continuer de les amener à la pêche. »

Les pailles de plastique vont bientôt disparaître, enchaîne-t-il. On passera sous peu aux pailles de papier. Les employés au comptoir ne le mettront plus systématiquement dans les verres de boisson gazeuse. Les clients qui le désirent pourront en prendre une.

Exit aussi le plastique pour brasser le café. Les bâtons seront en bois, dit-il. « Il y a une question d’hygiène à considérer aussi. »

« Pour le fromage en grains, on achète maintenant des sacs de cinq livres et on sépare les portions nous-mêmes. Ça utilise moins de plastique. »