Valoris, le centre de valorisation des matières résiduelles situé à Bury, souhaite être reconnu comme centre de recherche dans l’objectif d’obtenir une aide supplémentaire des différents paliers de gouvernement.

Valoris veut devenir un centre de recherche

Valoris, le centre de valorisation des matières résiduelles situé à Bury, souhaite être reconnu comme centre de recherche dans l’objectif d’obtenir une aide supplémentaire des différents paliers de gouvernement. Des rencontres avec la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, et la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, sont prévues en mars.

Alors que plusieurs élus sherbrookois ont exigé une mise à jour de la situation de Valoris lundi au conseil municipal, le président du centre de valorisation et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, confirme que l’organisation a établi un plan d’action, mais qu’il faut maintenant sensibiliser les ministres. « Ça fait un an que nous travaillons avec les députés Luc Fortin et Ghislain Bolduc. Nous avions des devoirs à faire. Nous les avons finis. J’espère que ça fera débouler les choses. Si la tenue prochaine d’élections peut faire avancer les dossiers plus vite, c’est bien. »

Concrètement, si Valoris devenait un centre de recherche ou un projet-pilote, elle pourrait travailler avec des écoles comme Polytechnique pour développer de nouvelles technologies reliées aux lignes de tri.

Il était par ailleurs déjà établi que Valoris souhaitait sensibiliser députés et ministres aux redevances que touchent les centres de tri pour les matières détournées de l’enfouissement et auxquelles elle n’a pas droit. « Dans le même sens, quand on regarde le décret sur les matières résiduelles, le carton ne devait plus être enfoui en 2013. Les matières putrescibles, c’est en 2020. Nous avons bâti nos installations en fonction du décret, mais ses principes ne sont pas respectés. C’est ce que nous ferons valoir à Mme Anglade. »

Robert Roy ajoute que des fonds existent « pour détourner la matière des sites d’enfouissement, mais ils sont destinés aux compagnies, pas aux municipalités. Par exemple, il y a une forte demande pour de la chaux. Pour en produire, il nous faudrait un équipement, mais nous sommes trop précaires pour sortir de l’argent dans cet objectif et nous ne sommes pas admissibles aux subventions ».

Les deux lignes de tri fermées en septembre sont toujours arrêtées. Celle destinée aux matériaux de construction, rénovation et démolition continue d’être active, même si les matières sont plus rares en hiver. Parallèlement, la demande pour l’agrandissement du site d’enfouissement de Valoris chemine.

Robert Roy

« Nous voulons demander au gouvernement d’accélérer le processus. Il nous redemande une étude de 400 000 $ pour les impacts environnementaux. Je n’ai rien contre la mesure de ces impacts, mais dans certains cas, nous avons déjà la réponse. Le parc est déjà zoné comme lieu d’enfouissement. Nous avons déjà des études concernant les odeurs également. Pourquoi faudrait-il les refaire? »

Mise à jour

Au conseil municipal lundi, plusieurs conseillers se sont dits préoccupés par la situation de Valoris. « Ce qu’on voit depuis le début, ce sont des taux de valorisation de 25 %. Le directeur général nous a promis un plan de redressement pour le début de 2018. J’espère que nous aurons l’occasion d’en prendre connaissance prochainement », est intervenue Évelyne Beaudin.

Vincent Boutin veut aussi une mise à jour de la situation. « On en est où avec l’enfouissement, avec l’espérance de vie du lieu d’enfouissement technique? Ça fait quatre mois qu’on n’en a pas parlé, je pense que ce serait le temps. »

Annie Godbout siège au conseil d’administration de Valoris et rapporte qu’à la dernière réunion du C.A. il a été question de présenter un état de situation au conseil municipal sherbrookois.

Marc Denault a évoqué la possibilité qu’on mandate la vérificatrice générale pour qu’elle s’intéresse au dossier de Valoris.

Le maire Steve Lussier agit comme vice-président de Valoris. « On travaille depuis plusieurs semaines à faire un plan de travail. Il est pratiquement finalisé. Il reste une partie juridique, donc je ne peux pas en parler beaucoup pour l’instant, mais bientôt nous pourrons en dire un peu plus long. Nous pourrons avancer et surtout montrer ce que c’est Valoris à la population. Là je vous réserve une surprise. »