Le site de Val-du-Lac est situé sur un vaste terrain du secteur de Rock Forest. Ce site d’hébergement de la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) compte un bâtiment principal et six unités de vie. Ce sont uniquement les unités de vie qui sont visées par les travaux.

Val-du-Lac : Une autre étape vers les travaux

Le projet de faire de grandes rénovations au centre d’hébergement pour les jeunes Val-du-Lac de la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et d’y construire un nouveau pavillon continue de progresser dans la grande machine du CIUSSS de l’Estrie–CHUS.

« Nous avons embauché des professionnels qui travaillent avec nos équipes cliniques pour faire un préconcept afin que l’on puisse passer à l’étape des plans et devis. Nous devrions arriver à cette étape dans trois ou quatre mois », explique Jean Ferland, directeur des services techniques au CIUSSS de l’Estrie–CHUS.

Comme le projet est compliqué par l’absence de lieu de débordement où loger les jeunes de façon sécuritaire pendant les travaux, ce n’est toutefois que quelque part à l’automne 2019 que le chantier devrait se mettre en branle.

« Nous avons fait le choix de séparer le projet en deux grands axes. Il y a la construction d’un nouveau bâtiment, qui servira de pavillon sécuritaire, puis il y a l’élaboration et la planification des travaux sur l’ensemble du site », précise M. Ferland.

« Les deux projets seront menés de front, car la construction du nouveau bâtiment est préalable aux autres travaux. Il faut pouvoir libérer une unité pour y faire des travaux », ajoute-t-il.

Des travaux ont quand même été faits au cours des derniers mois au sein du centre jeunesse. En effet, les différentes directions engagées dans le projet étaient conscientes que certaines modifications pourraient quand même améliorer rapidement la qualité de vie de ces jeunes hébergés par la DPJ. On a donc réparé des salles de bain, des lumières, certains bris à des plafonds et aux murs et ajouté quelque couches de peinture.

« Les équipes cliniques ont dressé une liste et 75 % des travaux ont été réalisés jusqu’à présent », assure Jean Ferland.

Ces travaux sont importants pour la jeune clientèle qui y est hébergée, soutient le directeur de la DPJ Alain Trudel. « Le centre de réadaptation de Val-du-Lac est un milieu de vie significatif pour les enfants les plus vulnérables de l’Estrie. Ce milieu de vie représentera le seul souvenir d’enfance de plusieurs enfants qui souffrent de troubles de l’attachement ou de troubles anxieux, entre autres, et qui ne sont pas fonctionnels dans un milieu normatif », avait expliqué Alain Trudel en entrevue à La Tribune lors des annonces des premières étapes du projet.

Terrains en vente

Le projet est toujours évalué à 15 M$. Le montage financier s’attache tranquillement.

L’ancien centre jeunesse est propriétaire de terrains excédentaires, qu’il loue pour la culture depuis de nombreuses années. La quantité et la superficie des terrains sont tels qu’ils offrent la possibilité d’en vendre sans compromettre d’éventuels projets de développement du CIUSSS de l’Estrie–CHUS. Une analyse est en cours afin d’évaluer la possibilité de disposer des terrains, dont les revenus pourraient financer une partie des travaux souhaités.

Le conseil d’administration du CIUSSS a d’ailleurs déclaré mardi soir deux des lots situés sur le chemin Blanchette comme étant excédentaires.

Rappelons que le site de Val-du-Lac est situé sur un vaste terrain du secteur de Rock Forest. Ce site d’hébergement de la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) compte un bâtiment principal où l’on retrouve, entre autres, un grand gymnase et une école. Ensuite, on y retrouve six unités de vie, un bâtiment qui sert d’école aux jeunes de l’unité de détention, ainsi que deux garages. Dans les unités de vie, les jeunes sont logés par tranches d’âge (petits et adolescents), garçons et filles séparés. Ce sont uniquement les unités de vie qui sont visées par les travaux.

Le Centre de réadaptation Val-du-Lac a été construit dans les années 1960. Il y a eu différentes phases de rénovations au fil des années, mais les étapes les plus importantes sont freinées depuis 2014 parce qu’il n’y a pas d’endroits sécuritaires où relocaliser les jeunes pendant les différentes phases de travaux.