Une «source codée» a mis au jour le commerce d'un trafiquant

SHERBROOKE - Un jeune trafiquant de cannabis s'est fait reconfirmer devant le tribunal à Sherbrooke, mardi, que cette activité demeurait encore illicite au Canada.

Jean-Michel Bolduc a plaidé coupable à des accusations de trafic de cannabis entre novembre 2016 et février 2017.

C'est une «source codée», soit un agent d'infiltration civil pour la police, qui a permis d'identifier le point de distribution de cannabis situé chez Bolduc.

Des observations des enquêteurs du Service de police de Sherbrooke ont permis d'étayer la preuve dans l'objectif d'obtenir un mandat de perquisition.

« Les observations des policiers ont permis de constater un va-et-vient constant à la résidence de monsieur Bolduc. Les personnes qui s'y présentaient restaient d'une à cinq minutes », a expliqué au tribunal Maude Lapointe qui agissait pour le ministère public.

La perquisition du 7 février 2017 a permis de procéder à la saisie de 438 grammes de cannabis disposés dans des pots Masson. Les policiers ont aussi trouvé une liste de comptabilité ainsi que 365 $ en argent.

« Des discussions avec un témoin ont permis de confirmer qu'il vendait des stupéfiants depuis au moins deux à trois mois », a indiqué la représentante de la poursuite.

Le dossier a été reporté en septembre par la juge Julie Beauchesne de la Cour du Québec pour l'imposition de la peine. B

Bolduc devra se présenter à un agent de probation dans l'objectif qu'un rapport présentenciel soit confectionné.