Julie Pelletier

Une Sherbrookoise à la tête de l’Ordre des sages-femmes

La Sherbrookoise Julie Pelletier a succédé à Marie-Ève St-Laurent à titre de présidente de l’Ordre des sages-femmes du Québec, à la fin du mois de mai, puisque cette dernière avait réalisé deux mandats, soit le maximum prévu pour ce poste.

« Marie-Ève était une femme extraordinaire et extrêmement appréciée, qui a beaucoup contribué au rayonnement de la profession », a indiqué Mme Pelletier en entrevue à La Tribune.

La nouvelle présidente, qui a pratiqué comme sage-femme à quelques endroits avant de rejoindre en 2007 l’équipe de la Maison de naissance de l’Estrie située à Sherbrooke, siégeait également au conseil d’administration de l’ordre depuis 2006.

Métier nécessaire

Mme Pelletier rappelle que les membres de l’Ordre des sages-femmes du Québec sont les seuls professionnels autorisés à pratiquer un accouchement en dehors d’un hôpital.

« Les services hospitaliers ne répondent pas toujours aux besoins de tout le monde. Les sages-femmes vont traiter la grossesse comme un événement physiologique et non comme une pathologie. Il y a quand même aussi une petite proportion de notre clientèle qui veut l’assistance d’une sage-femme lors d’un accouchement à l’hôpital, mais c’est une minorité des demandes », précise la nouvelle directrice.

Elle ajoute que les services offerts par les membres de l’ordre incluent un suivi de proximité postnatal. « On offre un accompagnement dans la transition vers la vie de parent, d’un bout à l’autre de cette fenêtre », résume-t-elle.

Si toute femme détenant une carte de la Régie de l’assurance-maladie du Québec peut bénéficier gratuitement des services d’une sage-femme, Mme Pelletier regrette toutefois que l’accès soit encore limité. C’est que la demande dépasse toujours l’offre, puisqu’il n’y a que 230 membres de l’Ordre dans la province — un manque qui prendra du temps à se combler, avec seulement une quinzaine de diplômés qui s’ajoutent annuellement.