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Cette résidente du CHSLD Argyll n’est-elle pas rayonnante et magnifique?
Cette résidente du CHSLD Argyll n’est-elle pas rayonnante et magnifique?

Une rose, une photo et un instant de bonheur en CHSLD

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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Une soixantaine d’aînés ont vécu un moment magique grâce au don d’une rose et à une séance photos organisée par le service des loisirs du CHSLD où ils vivent. L’espace d’un instant, ils ont joué les modèles devant la caméra. Ils se sont prêtés au jeu non seulement pour eux mais aussi pour ceux qu’ils aiment, pour se créer à la fois un moment de bonheur et un souvenir à jamais gravé dans les mémoires de leurs proches.

Cette histoire de bonheur a commencé par le don de 65 roses de la part d’un fleuriste sherbrookois au CHSLD Argyll de Sherbrooke. L’objectif? Les remettre aux résidents pour leur faire un cadeau à la fois tout beau et tout simple.

Les intervenants en loisirs du CHSLD ont ensuite eu l’idée de profiter de l’occasion pour en faire une occasion spéciale pour les résidents.

« Depuis le début de la pandémie, notre équipe est constamment en adaptation et en mode créativité. Notre travail, c’est de créer du bonheur », mentionne avec fierté Josée Lévesque, chef de service des loisirs et mandats transversaux en CHSLD au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« Nous avons une intervenante en loisirs qui est photographe et qui a décidé de faire des photos de qualité pour faire plaisir aux résidents et pour faire un cadeau aux familles », explique Mme Lévesque.

Le personnel des soins infirmiers, les préposés aux bénéficiaires ainsi que les aides de service ont été mis à contribution pour coiffer, maquiller et habiller les résidents avec la plus grande élégance.

Puis le service des loisirs du CHSLD s’est mis à l’œuvre pour faire des séances de photos de chacun des résidents avec sa belle rose comme accessoire principal.

Une fleur à la boutonnière, ce résident du CHSLD d’Argyll était visiblement très heureux de prendre la pose.

« Tous les résidents étaient tous contents de se mettre sur leur 31. Ça fait du bien au moral! » mentionne Mme Lévesque.

Les résidents se sont prêtés au jeu avec bonheur. Il faut dire que les temps sont plutôt ternes dans les CHSLD en cette très longue période de pandémie. Les proches aidants sont admis pour rendre visite à leurs proches, mais pas les petits-enfants, par exemple. Le personnel qui se rend dans les chambres pour donner des soins porte masque, visière et jaquette de protection.

« Juste le fait de recevoir un cadeau, une rose, c’était déjà très bien pour rendre les résidents heureux. Une rose, c’est beau, ça sent bon, la texture est agréable, alors ça rappelle des souvenirs et ça fait vivre de belles émotions », mentionne Mme Lévesque.

Puis les aînés ont joué les modèles d’un jour devant la caméra… Et ils ont vraiment apprécié.

« Leurs yeux étaient pétillants et leur sourire était radieux. Certains nous exprimaient leur gratitude avec des petits mots tendres. On pouvait voir le visage de ceux qui ont perdu l’usage de la parole s’illuminer, c’était leur manière de nous montrer leur joie », indique Mme Lévesque.

Pour couronner le tout, une pharmacie locale a aussi accepté d’offrir le développement des photos pour les résidents ainsi que leur famille.

C’est avec élégance et fierté que cette femme a accepté d’être photographiée par la photographe œuvrant au service des loisirs du CHSLD Argyll.

« Je veux aussi remercier tous les employés qui ont contribué à l’accomplissement de cette activité. Lorsque plusieurs personnes se mettent ensemble et s’entraident, de beaux projets peuvent se réaliser. Comme on dit souvent, l’union fait la force », souligne Mme Lévesque.

Elle tient aussi à mentionner tous les efforts qui ont été faits par toute l’équipe du CHSLD pour rendre ce projet possible. Car il a été bien plus compliqué à réaliser en période de pandémie qu’il ne l’aurait été avant que la COVID-19 ne bouscule nos vies.

« Il ne s’agissait pas simplement que la photographe passe de chambre en chambre pour faire les photos. Il fallait que ça soit sécuritaire pour chacun de nos résidents. Alors d’une personne à l’autre, il fallait suivre les procédures de prévention et de contrôle des infections à la lettre. C’est beaucoup plus long et compliqué. Mais les équipes ont mis tous les efforts nécessaires pour que le projet se fasse et que la soixantaine de résidents aient droit à sa séance de photos », mentionne la chef de service.

« Leurs yeux étaient pétillants et leur sourire était radieux. Certains nous exprimaient leur gratitude avec des petits mots tendres. On pouvait voir le visage de ceux qui ont perdu l’usage de la parole s’illuminer, c’était leur manière de nous montrer leur joie », explique la chef de service Josée Lévesque.