Tout reste à faire pour déterminer la configuration de la future réserve du Mont-Bellevue, à savoir quels sentiers seront permanents et lesquels seront fermés.

Une réserve naturelle dès mai 2020 au Mont-Bellevue

L’Université et la Ville de Sherbrooke s’apprêtent à déposer leur demande au ministère de l’Environnement pour la création d’une réserve naturelle au parc du Mont-Bellevue. L’obtention du statut officiel de réserve est prévue pour mai 2020.

« Je me réjouis de voir que les choses avancent rapidement. Nous passons de la discussion à l’action », illustre le conseiller du district de l’Université, Paul Gingues.

Tout reste pourtant à faire pour déterminer la configuration de cette future réserve, à savoir quels sentiers seront permanents et lesquels seront fermés. Trop tôt, aussi, pour dire où les vélos seront admis. Des discussions se tiendront tout au cours de l’année avec l’Alliance pour la réserve naturelle du parc du Mont-Bellevue pour débattre de ces questions.

Dans les actions confirmées pour 2019 se trouvent l’ajout de signalisation indiquant les usages permis et interdits, de même que la fermeture d’un sentier informel qui traversait un milieu humide. La surveillance sera accrue, même si aucune activité de répression n’est prévue.

« Le parc amène beaucoup d’émotion auprès des usagers et c’est normal, parce que ça leur tient à cœur. Les consultations réalisées avant les fêtes nous ont démontré à quel point il était important que les usagers soient au cœur de la démarche. C’est ça le gros changement. Les usagers font partie d’une alliance qui nous fait des recommandations à nous les propriétaires, la Ville et l’Université », explique Ingrid Dubuc, chef de la division sport et événement à la Ville de Sherbrooke.


«  Je me réjouis de voir que les choses avancent rapidement. Nous passons de la discussion à l’action.  »
Paul Gingues

« En 2019, nous fermons un sentier en mai, mais c’est très minimaliste, parce que nous voulons les recommandations des usagers avant de poser trop d’actions. Quant à la signalisation, elle rappellera que nous pouvons pratiquer plusieurs activités du côté du domaine skiable, comme la marche, le vélo et la raquette. Mais du côté J.-S.-Bourque, ça n’avait jamais été permis. C’est ce que la signalisation rappellera. Sur le terrain, nous rappellerons aussi le projet de réserve naturelle. »

À ce jour, on compte environ 30 km de sentiers illicites dans la montagne. « Nous sommes à travailler avec le ministère de l’Environnement pour voir jusqu’où on peut aller en matière de sentiers et de nombres de kilomètres. Il est certain néanmoins que nous en aurons moins que maintenant. Mais pour avoir une réserve naturelle, il faut un territoire le plus libre de sentiers possible. Nous cherchons aussi des sites alternatifs pour la pratique du vélo. »

La Ville déposera deux demandes de subventions qui pourraient rapporter jusqu’à 120 000 $. « Il faut prévoir des dépenses de 10 000 à 15 000 $ par année pour mettre à niveau et restaurer les sites naturels. Ce sont des sommes qu’il aurait fallu payer de toute façon. »

La présidente de Destination Sherbrooke, Annie Godbout, souhaite que ses collègues demeurent ouverts au potentiel touristique de la montagne et de la réserve naturelle. « Cet espace vert est un joyau. J’aurais aimé qu’on bonifie le potentiel touristique. »