Une rentrée sous le signe de la sécurité

« On va y arriver »

Le président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE) Richard Bergevin soutient que les enseignants étaient prêts à revenir en classe tout en faisant de la sécurité la priorité.

Plusieurs enseignants des commissions scolaires de la Région-de-Sherbrooke, des Sommets et des Hauts-Cantons ont été rencontrés par les instances syndicales en visioconférence la semaine dernière pour prendre le pouls concernant ce retour en classe.

« C’est beaucoup de travail et de changements dans les pratiques habituelles. Nos membres nous disent qu’ils peuvent y arriver, que les mesures de sécurité sont en place et que ça fonctionne. Ce que l’on dit c’est que l’on va rester vigilant, mais que les gens en Estrie peuvent retourner en classe de façon sécuritaire », soutient Richard Bergevin.

Le président du SEE signale que la sécurité sera la priorité.

« Les apprentissages vont être placés au second rang. Lorsque chacun se sera assuré que la sécurité et la santé de tous sont protégées, on va pouvoir faire un peu plus d’apprentissages. On verra ce qu’il adviendra de la consolidation des nouveaux apprentissages », indique M. Bergevin.

Il croit que la priorité doit être mise sur les apprentissages sur le comportement sécuritaire adéquat des élèves dans leur école.

« C’est déjà là un gros apprentissage que les élèves devront faire », estime M. Bergevin. 

Ce dernier était aux premières loges pour assister à ce retour à l’école. En compagnie d’autres enseignants de la CSRS, il accueillait les parents venus reconduire leur enfant en voiture devant l’école Saint-Esprit sur la rue Galt Ouest à Sherbrooke, lundi matin.

« On voit que les parents vivent un peu d’anxiété. Ils se demandent s’ils font le bon, si c’est la bonne idée. Nous en avons rassuré quelques-uns », indique M. Bergevin.

Il perçoit sensiblement la même réalité chez les enseignants.

« Il y a un peu d’anxiété, mais aussi une certaine fébrilité. Ils ont travaillé très fort pour rendre les lieux sécuritaires pour tous », souligne le leader syndical.

Les enseignants qui ne sont pas de retour en classe présentent des problèmes de santé ou vivent avec des gens qui en présentent.

« Les gens qui devaient rentrer ont reçu le mot d’ordre de rentrer en classe. Des gens du secondaire viennent donner un coup de main volontaire aux gens du primaire. Les enseignants veulent que ça se passe bien et veulent s’impliquer dans cette rentrée. On souhaite que la décision de ce retour en classe ait été prise pour les bonnes raisons. On se doit de se supporter et d’être solidaires de nos collègues », assure Richard Bergevin.