L’initiateur du projet de quartier de minimaisons, Richard Painchaud, profite des derniers jours de décembre pour faire visiter une première minimaison aux membres confirmés de la coopérative du Petit Quartier et à quelques acheteurs potentiels.

Une première minimaison prête à visiter

Les acheteurs potentiels ayant pris rendez-vous peuvent visiter la charpente d’une première minimaison qui sera installée dans le Petit Quartier en 2018. Richard Painchaud, l’instigateur du projet de coopérative qui verra le jour dans le prolongement de la rue des Semailles, dans l’arrondissement de Fleurimont, a organisé trois jours de visite pour trouver des propriétaires à la dizaine de maisons encore disponibles.

« Nos membres confirmés avaient aussi besoin de voir quelque chose avant de signer des offres d’achat légales. Il reste encore 13 terrains disponibles. Au départ, nous avions 75 acheteurs pour 73 maisons, mais 23 d’entre eux avaient des offres conditionnelles à la vente de leur maison. Cet automne, les gens pouvaient se retirer s’ils avaient à le faire et c’est ce qui est arrivé dans une vingtaine de cas. Si nous n’avons pas tout vendu en fin de semaine, ce sera réglé au plus tard à Expo habitat en février », résume Richard Painchaud.

C’est que la maison en démonstration sera complètement décorée pour être présentée à Expo habitat Estrie, du 15 au 18 février.

Les offres d’achat légales seront quant à elles signées en février ou en mars.

Dans un entrepôt du secteur de l’Université, la coquille de la minimaison permet donc de prendre une première fois la mesure de l’habitation de 45 mètres carrés qui peut compter un deuxième étage ou une mezzanine. Les propriétaires ont le loisir d’organiser l’intérieur à leur guise selon 18 plans différents qui leur sont proposés. Ils peuvent aussi y aller de leurs propres propositions. « Pour le moment, personne n’a choisi une maison à un seul étage. Personne n’a proposé des idées qui n’avaient pas de sens et que nous aurions dû refuser », relate M. Painchaud.

La coquille sera la même pour tous les acheteurs, mais les aménagements pourront différer. « Certains vont préférer une plus grande cuisine. D’autres donneront la priorité au salon. Avoir une minimaison, c’est faire des choix. »

Les bâtiments seront assemblés directement sur le terrain du Petit Quartier, en une seule phase, en commençant par les grappes situées sur les portions les plus basses du terrain, près du chemin Duplessis. Il faudra prévoir entre deux et trois mois pour la préparation du terrain avant l’érection des premières structures.

Toutes les minimaisons seront construites sur une dalle de béton isolée flottante. « Les dalles seront isolées sur une épaisseur de six à neuf pouces en dessous et quatre pieds de chaque côté. Elles ne seront donc jamais exposées à l’eau. »

Pour le moment, les propriétaires comptent des personnes seules autant que des familles. « Nous avons même une famille de quatre enfants », rapporte M. Painchaud. Pour loger six personnes, la maison comptera une chambre au rez-de-chaussée et deux chambres à l’étage, dont une sera subdivisée grâce au mobilier.

En matière d’échéancier, Richard Painchaud mentionne que toutes les démarches sont terminées avec la Ville de Sherbrooke. Le processus de consultation et de signature de registre aura toutefois, selon lui, retardé l’avancement du projet d’environ trois mois. « Il nous reste à régler les détails administratifs avec le ministère des l’Environnement. On travaille encore pour terminer le projet en 2018. Nous espérons construire les premières maisons durant l’été. »

Si les délais se prolongeaient, il n’est pas impossible que la mise en place du Petit Quartier s’échelonne de l’automne 2018 au printemps 2019.

M. Painchaud estime que le colloque des minimaisons, tenu à Sherbrooke, a été déterminant dans le cheminement du projet. Que plusieurs municipalités se rassemblent à Sherbrooke et prennent le Petit Quartier en exemple a permis de souligner le sérieux de la démarche et l’engouement généralisé pour le phénomène. « Il y a même des gens de Montréal qui déménagent à Sherbrooke pour s’installer dans une minimaison. »

Le prix des minimaisons varie entre 105 000 $ et 140 000 $ selon les options sélectionnées par les acheteurs.