Christine Labrie (4e à gauche) et les autres députés de Québec solidaire.

Une ovation pour Christine Labrie au salon rouge

QUÉBEC - C’est par une ovation de plus de deux minutes que Christine Labrie et les autres députés de Québec solidaire ont été accueillis au salon rouge de de l’Assemblée nationale.

Sous le regard de ses enfants, son conjoint et ses parents, Christine Labrie est devenue officiellement la députée de la circonscription de Sherbrooke.

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La députée de Québec solidaire a été assermentée, mercredi, à Québec.

La porte-parole de Québec solidaire Manon Massé a souhaité la bienvenue à Christine Labrie dans la « maison du peuple ».

« Une voix douce. Une voix forte pour ma région natale. Christine tu as fait mentir tous les pronostics le 1er octobre dernier. Je peux assurer qu’elle va continuer à le faire », a souligné Manon Massé dans son discours.

C’est par une majorité de 3452 voix que Christine Labrie a devancé le ministre libéral sortant Luc Fortin lors des élections générales du 1er octobre dernier.

« Chacune de leur voix seule s’élève au-dessus de la mêlée. Imaginez ensemble », a lancé par la suite Manon Massé.

Manon Massé

Les 10 députés élus sous la bannière de Québec solidaire (QS) le 1er octobre ont refusé, mercredi, de prêter serment d’allégeance à la reine Élisabeth II en public.

Le serment d’allégeance à la reine est une étape obligatoire du processus d’assermentation permettant aux élus de siéger à l’Assemblée nationale.

Or, d’un commun accord, les 10 élus souverainistes de QS ont choisi de s’exécuter derrière les portes closes, à l’abri des regards des nombreux parents et amis venus assister à leur assermentation au Salon rouge de l’Assemblée nationale.

La co-porte-parole de Québec solidaire et chef parlementaire, Manon Massé, a justifié cette fronde en disant que le serment à la reine d’Angleterre constituait « un rituel archaïque et franchement désagréable ».

Plus tard en point de presse, Mme Massé a dit qu’elle avait discuté au cours des derniers jours avec le secrétaire général de l’Assemblée nationale, Michel Bonsaint, pour trouver le moyen de siéger sans devoir publiquement, au Salon rouge, devant public et caméras, prêter serment d’allégeance à la reine, un geste qu’elle a qualifié « d’anachronique ».

C’était une question de « respect » pour les convictions souverainistes du groupe, a fait valoir Mme Massé.

Le groupe d’élus solidaires a d’ailleurs l’intention de déposer à l’Assemblée nationale un projet de loi visant à « libérer » les parlementaires de cette obligation.

Mme Massé a dit croire qu’une telle loi pourrait respecter la Constitution canadienne.

Elle a ajouté que Québec solidaire avait toujours fait les choses à sa façon, différemment des autres partis, et entendait bien continuer sur la même voie.

Pour devenir officiellement députés, les élus doivent prêter deux serments : le premier consiste à prêter solennellement serment d’allégeance à la reine Élisabeth II, le second stipule que le député fera preuve de loyauté envers le peuple du Québec.

- Avec La Presse Canadienne