Une infirmière plaide coupable de violence envers une patiente âgée

Une infirmière estrienne a plaidé coupable d’avoir commis des actes de violence physique envers une patiente âgée en 2016.

Différents médias rapportent que Darquise Houde a admis ne pas être intervenue alors qu’une patiente activait sa cloche d'appel et de l’avoir rudoyée. L’événement est survenu au CHSLD de East Angus en juin 2016.

La patiente était une femme de 83 ans amputée d'une jambe et souffrant d'une maladie neuromusculaire. Elle est décédée d'une pneumonie dans les heures qui ont suivi les événements qui ne sont pas en cause dans sa mort, rapporte-t-on.

L'audience s’est déroulée la semaine dernière devant le Conseil de discipline de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

Sans l’avertir, l'infirmière aurait retiré l'oreiller sous la tête de la patiente. Houde aurait lancé l'oreiller par terre pour ensuite le fronder au visage de la patiente âgée.

L'infirmière aurait plaidé qu’elle était fatiguée et débordée cette nuit-là.

Du côté de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, on mentionne que le dossier n’est pas complété et qu’on ne peut pas s’avancer concernant les sanctions possibles qui seront imposées à l’infirmière fautive, qui aurait pris sa retraite depuis.

Au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, on ne peut parler de ce cas précis, comme il s’agit d’une employée. Toutefois, on mentionne qu’une politique de tolérance zéro pour ce qui est de la maltraitance est en vigueur et doit être respectée. Les employés pris en défaut s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’au congédiement, note Annie-Andrée Émond, porte-parole du CIUSSS.  

Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, s’offusque qu’on assiste encore à de tels comportements de la part du personnel soignant. Il se demande si des poursuites civiles ou mêmes criminelles pourraient s’appliquer dans pareils cas.

Il se demande pourquoi on n’a pas carrément contacté la police après les événements.

«Ce n’est malheureusement pas le premier cas de maltraitance. Les risques s’aggravent plus les gens sont exaspérés», dit-il.

«La Loi protège les personnes hospitalisées.  C’est même un droit constitutionnel.»