Le magasin SAQ Dépôt de la rue Jean-Paul-Perrault était la seule succursale de la SAQ ouverte en Estrie vendredi, et les employés syndiqués ont débrayé tout l’avant-midi devant ses portes.

Une fin de semaine sans SAQ

SHERBROOKE— Une seule succursale de la Société des alcools du Québec (SAQ), le magasin SAQ Dépôt de la rue Jean-Paul-Perrault, était ouverte en Estrie vendredi, première des trois journées de grève consécutives des syndiqués de la société d’État. Impossible de savoir d’avance quelles succursales seront ouvertes samedi et dimanche.

« Nous sommes déçus d’être en grève aujourd’hui, parce que nous avons sincèrement espéré qu’il y aurait une entente de principe au courant de la semaine. Après ces trois journées de grève, il nous restera encore quinze journées en banque, mais on espère bien sûr en utiliser le moins possible », soutient Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN).

« Nous sommes proches d’une entente. Le normatif est réglé. Il reste à s’entendre sur le salarial. Il reste des demandes d’environ deux millions de dollars sur lesquelles s’entendre pour une société d’État qui fait des profits de plus d’un milliard par année. La SAQ fait probablement plus de pertes chaque journée de grève que le montant qui est encore sur la table », soutient M. Beaudin.

Le syndicat demande à la direction de la SAQ de faire son bout de chemin, notamment sur l’enjeu salarial, car ses membres n’accepteront pas de s’appauvrir avec des augmentations salariales sous l’Indice des prix à la consommation (IPC). Pour le syndicat, c’est un des seuls obstacles qui empêchent encore la conclusion d’une entente, car des avancées importantes ont pu être réalisées dans d’autres volets de la convention collective.

Il y a environ 150 employés syndiqués dans la grande région de l’Estrie.

La présidente du syndicat affilié à la CSN, Katia Lelièvre, a expliqué en milieu de semaine que les négociateurs syndicaux avaient laissé toute la place aux pourparlers au cours des dernières semaines, et elle a reproché à la partie patronale de ne pas en avoir fait de même.

La convention collective des syndiqués est échue depuis le 31 mars 2017. Avec La Presse canadienne