Yvan Almodovar (complètement à droite) a été président du club Lions de Coaticook en 2011 et 2012 avant de quitter la région. Astrid Declerk(complètement à gauche) a été impliquée à titre de bénévole pendant de nombreuses années aux Comptonales.
Yvan Almodovar (complètement à droite) a été président du club Lions de Coaticook en 2011 et 2012 avant de quitter la région. Astrid Declerk(complètement à gauche) a été impliquée à titre de bénévole pendant de nombreuses années aux Comptonales.

Une communauté ébranlée à Coaticook

La mort d’Astrid Declerck, tuée par son mari Yvan Almodovar qui a ensuite retourné l’arme contre lui le 25 décembre à Montréal, a ébranlé la communauté de Coaticook. Le couple et leurs enfants avaient habité la municipalité pendant près de 10 ans avant de déménager dans la métropole en 2017.

Yvan Almodovar, 60 ans, a été président du club Lions de Coaticook en 2011 et 2012 avant de quitter la région. Astrid Declerk a été impliquée à titre de bénévole pendant de nombreuses années aux Comptonales.

« Elle a été une de mes bénévoles de confiance pendant quatre ans, indique Sonia Quirion, ancienne directrice générale des Comptonales. Elle venait avec ses trois plus jeunes enfants et elle venait m’aider dans d’autres événements aussi.»

Malgré le tragique incident, les membres des Lions gardent un bon souvenir d’Yvan Aldomovar.

« Il était jovial, dynamique et à l’écoute de la communauté, indique Roch Létourneau, secrétaire des Lions. Il pensait beaucoup aux plus démunis. Il laisse une belle marque, mais personne n’aurait présagé le dénouement deux ans plus tard. On a une pensée pour la famille, surtout à cette période de l’année qui est supposée en être une de réjouissance. »

Ce meurtre suivi d’un suicide pourrait même changer la mission des Lions de Coaticook.

« Ça nous sensibilise à la violence faite aux femmes, mais aussi envers les organismes qui viennent en aide aux hommes, souligne M. Létourneau. Le club Lions de Coaticook est axé sur les plus démunis, mais ça nous donne un électro-choc et peut être qu’on va avoir un penchant plus fort vers ces organismes dans le futur. »

Incompréhension

Vers 10 h 45 le 25 décembre, les policiers ont été avisés qu’un homme avait fait feu en direction d’une femme dans un logement situé sur la rue Sherbrooke Ouest à Montréal.

Sur les lieux, des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont trouvé Astrid Declerck blessée par des projectiles d’arme à feu. La femme de 48 ans a été transportée à l’hôpital, où elle a succombé à ses blessures en après-midi.

Selon la police, la personne qui a tiré les coups de feu, Yvan Almodovar, a été retrouvé mort sur les lieux.

Sonia Quirion et Roch Létourneau ont encore du mal à croire que cette situation a pu se produire avec des gens qu’ils connaissaient.

« C’était une famille éduquée et aisée, on ne pouvait pas s’y attendre, souligne Mme Quirion. Ça m’a fait réaliser que ça pouvait arriver à tout le monde. On ne pouvait pas s’en douter. »

« Coaticook est une petite communauté, on se connaît tous, explique M. Létourneau. Mais est-ce qu’on se connaît tous bien avec le tragique incident? La réponse est probablement non. »

Il s’agissait du 24e meurtre de l’année à Montréal, selon le SPVM.