Bitfarms avait déjà érigé un mur de conteneurs pour tenter de réduire l’impact sonore de ses activités sur la rue de la Pointe, près de la plage Lucien-Blanchard.

Une clôture coupe-son pour Bitfarms

Bitfarms poursuit ses efforts pour tenter de réduire le bruit qui se dégage de ses installations de la rue de la Pointe, près du parc Lucien-Blanchard. En attendant le déplacement de l’entrée du site et la construction d’un mur coupe-son permanent, l’entreprise a commencé la construction d’une clôture coupe-son.

Il s’agit d’une mesure qui s’additionnera à celles déjà annoncées.

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Rappelons que les résidants du secteur de la rue Raimbault ont largement exprimé leur exaspération la semaine dernière lors d’une séance d’information organisée par Bitfarms. Plusieurs rapportaient ne plus arriver à dormir en raison du bruit et de la vibration générés par le bâtiment situé en bordure de la rivière Magog.

« La clôture acoustique se trouvera directement devant les ventilateurs d’air chaud. Elle aura 12 pieds de haut et 75 pieds de large. Elle sera faite de matériel pour absorber le son. C’est une mesure additionnelle. Évidemment qu’elle n’aura pas la même dimension que le mur coupe-son que nous construirons, mais c’est une mesure recommandée par notre acousticien. Les experts nous disent que nous pourrions avoir de très bons résultats », explique Marc Duchesne, directeur des communications pour Bitfarms.

Dans le même sens, la première réunion du comité de suivi avec les citoyens devrait se tenir en début de semaine prochaine. Elle réunira des représentants de l’entreprise, de la Ville et des citoyens. « Un des objets de discussion sera l’octroi d’un contrat à un expert local pour une deuxième mesure sonore. Les citoyens pourront rencontrer l’acousticien et donner leur opinion sur les mesures qui doivent être prises. La nouvelle étude sonore serait réalisée sur une période de 24 heures. Selon ma compréhension, le vœu des citoyens est de prendre des mesures rapidement. D’après moi, l’étude se fera donc avant la fin de l’année. Nous verrons avec les citoyens comment les résultats seront diffusés par la suite. »

Le comité de suivi devrait être en mesure d’assurer une communication avec tous les citoyens du secteur. Une infolettre serait envoyée après la réunion. « Une fois le comité en branle, il y aura sûrement un canal de communication d’établi. »

M. Duchesne confirme par ailleurs que la puissance de l’usine sherbrookoise est et demeure de 20 MW pour le moment. Le bâtiment peut accueillir des mineurs de bitcoins pour une puissance maximale de 30 MW. C’est ce qu’il avait affirmé le 5 novembre lors d’une séance d’information. Un communiqué publié le 4 novembre laissait pourtant croire que 7,4 MW s’ajouteraient.

« Il n’y a pas eu d’augmentation de puissance depuis le 16 octobre et ce n’est pas dans nos plans de l’augmenter pour le moment. Certains mineurs ont été remplacés. C’est probablement ce qui explique la publication de ce communiqué. Pour le moment, nous avons les infrastructures pour atteindre 30 MW et il n’y a pas de plans d’aller au-delà de cette capacité. »