L’équipe Les épatants. Devant : Jean-Luc Dutil, Lynne Martel-Bégin, Marie-Pier Bégin, Sarah Cyr-Bégin et Lise Corriveau; derrière : Alain Rodrigues, Véronique Bruneau, Rodrigue Bégin, Dominic Blais, Louise Lafrance, Chantal Lisée et Matthieu Cyr-Bégin.

Une autre nuit pour la vie

Pas moins de 425 participants répartis en cinquante équipes ont amorcé leurs 12 heures de marche nocturne au parc Jacques-Cartier vendredi soir, lors de la 14e édition du Relais pour la vie à Sherbrooke. Parmi cette foule se trouvent Les épatants, un noyau familial entouré d’amis qui en sont à leur quatrième participation.

D’emblée, les deux co-capitaines de l’équipe Lynne Martel-Bégin et Lise Corriveau pointent les trois lettres mises en évidence en bleu sur leur t-shirt. « On s’appelle Les épatants, avec ‘‘PAT’’, pour mon fils Patrick, qui est décédé du cancer », précise Lynne Martel-Bégin. Elle explique que c’est la maladie de son fils qui a été le point de départ de leur implication avec Les épatants.

« La première année, il a marché — c’est-à-dire qu’il a roulé en fauteuil roulant — toute la nuit avec nous. L’année d’après, il était décédé, mais on s’est dit qu’on n’avait pas le choix, qu’il fallait continuer », raconte-t-elle. Son fils, qui était pompier volontaire et propriétaire d’une ferme laitière, est décédé à 33 ans.

Avec le temps, des amis se sont joints au noyau familial pour perpétuer la tradition, chacun avec des raisons bien personnelles de s’allier à la cause. « Tout le monde a un membre de la famille, un ami ou une connaissance qui est combattant, survivant, ou encore, malheureusement, décédé du cancer... Donc on essaie de faire de notre mieux, de ramasser des sous pour faire en sorte qu’on puisse faire avancer la recherche sur le cancer », renchérit Lise Corriveau, en énumérant les membres de son équipe et leurs proches atteints ou décédés d’un cancer pour qui ces personnes marchent.

Les épatants s’impliquent à longueur d’année, au moyen de différentes activités et collectes, pour contribuer à la cause. Cette année, ils se réjouissent d’avoir dépassé leur objectif d’amasser 10 000 dollars, ayant plutôt récolté plus de 12 000 dollars.

Pour célébrer aussi

Le Relais pour la vie, c’est l’occasion de se recueillir et d’être solidaires, oui, mais c’est aussi l’occasion de célébrer la vie, rappelle Anne-Marie Leclerc, agente de développement pour la Société canadienne du cancer et responsable du Relais pour la vie de Sherbrooke. L’événement passe donc d’une émotion à l’autre au courant de la nuit, avec la marche des survivants et l’illumination des luminaires qui se mêlent aux diverses activités festives organisées pour ragaillardir et réconforter les participants.

Les fonds recueillis dans le cadre de l’événement permettront à la Société canadienne du cancer de financer la recherche et de fournir divers autres services en lien avec la maladie, incluant les programmes de soutien pour les personnes atteintes et leurs proches ou encore la diffusion d’information.