Pascal Montembeault

Une analyse plus approfondie pour le dossier de Montembeault

Les multiples accusations portées récemment contre le prédateur sexuel Pascal Montembeault incitent les avocats au dossier à l’analyser plus longtemps que prévu.

À la fin janvier, l’individu de 39 ans de Trois-Rivières a été accusé de 125 nouvelles accusations pour des événements qui auraient été commis entre le 1er janvier 2016 et le 30 août 2017 à l’endroit de victimes d’un peu partout au Québec.

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Ces nouvelles accusations portaient à 104 adolescentes le nombre de victimes de Montembeault. Un total de 168 accusations ont été portées contre Montembeault à la suite de ses aveux d’agression sexuelle à l’endroit d’une adolescente de Sherbrooke.

Montembeault était de retour, lundi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

« Je vais avoir besoin de deux semaines pour compléter l’exposé de mon client. C’est mon intention de prendre position au retour du dossier », assure l’avocat de la défense Me Guy Plourde.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme doit aussi compléter son analyse du volumineux dossier.

Les avocats ont convenu d’un report de quelques semaines avant que la défense puisse prendre position dans les nombreux dossiers déjà actifs devant le tribunal.

Montembeault reviendra donc devant le tribunal le 22 mars.

L’individu a été mis hors d’état de nuire après son arrestation dans une sordide affaire d’agression sexuelle commise sur une adolescente de 14 ans de Sherbrooke en août 2017.

Montembeault, détenu depuis le début des procédures à l’été 2017, a reconnu en janvier 2018 une agression sexuelle sur une personne de moins de 16 ans et de leurre informatique dans cette affaire. C’est sur le site « Rencontre ados » que l’individu avait abordé sa future victime.

Les nouveaux dossiers concernent des accusations de leurre informatique, soit d’avoir distribué du matériel sexuellement explicite, d’extorsion, d’avoir demandé des services sexuels moyennant rétribution, d’incitation à des contacts sexuels et de production de pornographie juvénile.

Depuis son arrestation, l’individu de 39 ans aurait confié ses crimes aux enquêteurs afin de régler l’ensemble de ses dossiers.

Il utilisait le pseudonyme de Marc-André Cormier, 17 ans, pour aborder ses victimes potentielles sur les médias sociaux.

Les victimes alléguées sont situées dans toutes les régions du Québec. Montembeault a même fait des victimes en France. Plusieurs de ces accusations sont passibles de peines minimales de prison ferme.

Kevin Lapointe-Paquette passera les neuf prochains mois en prison pour une sauvage attaque dans un bar de Sherbrooke.

Neuf mois à l’ombre pour Lapointe-Paquette 

Pour s’en être pris à un inconnu dans un bar du centre-ville de Sherbrooke, Kevin Lapointe-Paquette passera les neuf prochains mois en prison.

Le 26 octobre 2017, Lapointe-Paquette, Éric Hayes et un autre homme se sont présentés au bar Amnésia de la rue Wellington Sud.

En fin de soirée, de façon gratuite, le trio dont faisait partie Lapointe-Paquette a porté plusieurs coups à la victime qui a subi notamment des lacérations à la rate et au foie. Il a subi une fracture du nez et a dû manquer plus d’un mois de travail.

Hayes a frappé la victime au visage, mais Lapointe-Paquette a asséné plusieurs coups de pied au ventre.

Kevin Lapointe-Paquette avait reconnu une accusation de voies de fait graves devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Le juge Chapdelaine a déterminé que les faits de la cause militaient dans le sens d’une peine de prison ferme.

À sa sortie de détention, Lapointe-Paquette devra respecter des conditions dans le cadre d’une probation de deux ans imposée par le juge Chapdelaine.

Conséquences sur la victime

La victime avait témoigné des conséquences de cette agression sur toutes les sphères de sa vie.

Kevin Lapointe-Paquette l’a battu avec Éric Hayes sans raison particulière au centre-ville de Sherbrooke.

La victime de 28 ans a passé cinq jours à l’hôpital.

L’homme qui ne connaissait pas ses agresseurs garde des séquelles physiques de cette agression.

L’homme travaillait à deux endroits et a dû refuser des contrats lors du mois où il n’a pas pu travailler. Il évalue ses pertes en salaire à plus de 6000 $.

Lors des observations sur la peine le 8 janvier dernier, Lapointe-Paquette a mentionné au tribunal qu’il avait causé ces gestes alors qu’il était intoxiqué. À une réponse du tribunal concernant le fait que Hayes et lui étaient « des terreurs dans les bars », Lapointe-Paquette n’a pas nié.

L’homme de 24 ans affirmait être abstinent des drogues dures depuis octobre 2018.

Me Véronique Gingras-Gauthier représentait le ministère public dans cette affaire tandis que Me Patrick Fréchette défendait l’accusé.

Éric Hayes avait été condamné à 15 mois de prison dans cette affaire, alors qu’aucune accusation n’a été portée contre l’autre individu. - René-Charles Quirion

Christian Blais

Un trafiquant de drogue se reprend en main

Un individu qui avait affirmé au tribunal qu’il réussirait sa thérapie relative à sa consommation de stupéfiants a tenu promesse.

L’ancien trafiquant de stupéfiants Christian Blais de Windsor était de retour, lundi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

L’accusé a obtenu un report de son dossier le temps qu’un rapport présentenciel soit confectionné.

« Mon client a complété une thérapie. Il serait intéressant d’obtenir l’éclairage d’un rapport présentenciel complet dans le dossier », a expliqué l’avocat de la défense Me Christian Raymond.

En juillet 2018, Christian Blais avait plaidé coupable à diverses accusations concernant le trafic et la possession de drogues dans le but d’en faire le trafic.

Blais a été arrêté en possession de 1023 comprimés de méthamphétamine et de 15,32 g de cocaïne, dont plus de 10 g sous forme de crack, à Sherbrooke, le 6 juillet 2018.

L’individu de 29 ans avait aussi reconnu deux événements de trafic de stupéfiants en octobre 2017.

C’est un ami de Blais qui vendait à un agent double qui l’a dénoncé sans le savoir. Il lui a dit d’aller voir son client parce que lui ne vendait plus.

Après avoir plaidé coupable, Christian Blais avait été confié à une maison de thérapie pour traiter son problème de dépendance. C’est à ce moment qu’il avait affirmé avoir l’intention de la réussir.

« Je dois rendre la peine la plus appropriée dans votre dossier », a expliqué la juge Desgens qui a reporté le dossier au 31 mai prochain pour les observations sur la peine.

C’est Me Marie-Line Ducharme qui représente le ministère public dans cette affaire. - René-Charles Quirion