Bruno Isabelle a reconnu huit vols d’essence commis en moins d’un mois à l’automne 2018.

Un voleur d’essence à répétition évite la prison

Un voleur d’essence à répétition évite la prison en raison de son début de réhabilitation.

Bruno Isabelle a été condamné, mercredi, à effectuer 200 heures de travaux communautaires après avoir reconnu huit vols d’essence commis en moins d’un mois à l’automne 2018.

En imposant la peine au palais de justice de Sherbrooke, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a insisté sur le fait que cette peine était la dernière avant la détention.

En octobre 2018, Isabelle a sillonné la région dans son véhicule sans payer son essence.

Il faisait le plein puis se sauvait sans payer.

Bruno Isabelle a reconnu avoir volé de l’essence dans deux stations-service de Thetford Mines, autant d’Asbestos et de Danville puis à Victoriaville et Sainte-Hélène-de-Bagot.

Le montant total des vols d’essence oscille autour de 350 $.

Le 28 septembre 2018, il a volé de l’essence au dépanneur Ultramar à Danville, le 1er octobre au dépanneur Voisin de Thetford Mines, puis à nouveau à cet endroit le 10 octobre. Entre temps, il a sévi au Pétro-Canada de Sainte-Hélène-de-Bagot le 3 octobre puis était retourné à Danville cette fois au Sonic deux jours plus tard.

L’homme de 41 ans a aussi visité trois stations-services en trois jours, soit le Pétro-Canada d’Asbestos le 15 octobre, le Esso de Victoriaville le lendemain avant de compléter sa série de vols d’essence au Ultramar d’Asbestos le 17 octobre 2018.

Le Victoriavillois a reconnu des bris de conditions durant cette période.

Bruno Isabelle possède des antécédents en matière de vol d’essence.

« Je volais de l’essence pour aller voir mon frère et ma famille », indique l’accusé à la demande du tribunal.

Son avocate Me Mélissa Gilbert a expliqué au tribunal que son client avait fait des démarches thérapeutiques à la suite de son arrestation pour ces vols d’essence.

Il se trouve en réinsertion sociale et a le projet de continuer sa démarche.

C’est la consommation de drogue qui a fait en sorte qu’il perdu son dernier emploi.

« Mon client aurait voulu faire un remboursement, mais il n’a pas les moyens », a mentionné son avocate Me Mélissa Gilbert.

La procureure aux poursuites criminelles Me Véronique Gingras-Gauthier a exigé qu’un suivi soit imposé à l’accusé

« Cette peine est clairement une alternative à l’emprisonnement. Vous avez des antécédents en semblable matière. Les travaux communautaires tiennent compte de la thérapie que vous effectuez. Si vous revenez devant la Cour vous risquez une peine d’emprisonnement », a prévenu le juge Chapdelaine.