Denis Simoneau et son avocat Me Rudi Daelman.

Un trafiquant veut garder sa somptueuse résidence

Condamné à une peine de pénitencier à la suite d’une tentative d’importation de plus de 200 kilos de cocaïne en 2014, Denis Simoneau tente maintenant de conserver sa résidence cossue de Bolton Est.

Lors de l’opération Crypto menée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en juin 2014, la résidence de Simoneau, qui est enregistrée au nom de sa conjointe au registre foncier de la municipalité de Bolton Est, a fait l’objet d’une ordonnance de blocage.

À la suite de la condamnation de Simoneau, le ministère public a déposé une requête de confiscation de divers items appartenant à Simoneau comme produits de la criminalité dont la propriété du 10e rang Sud à Bolton-Est d’une valeur foncière de 791 300 $.

Devant le tribunal, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke, le procureur aux poursuites pénales du Canada Me Philippe Viau-Dupuis et l’avocat de la défense Me Rudi Daelman ont convenu de fixer l’audition de la requête du 30 octobre au 1er novembre. Reste à déterminer du lieu de l’audition de la requête en confiscation de produits de la criminalité à Granby, Cowansville ou Sherbrooke.

En plus de la somptueuse propriété, le ministère public souhaite confisquer une somme de 36 000 $ saisie chez Simoneau et des biens meubles compris dans la résidence.

« Le Code criminel permet la confiscation de biens appartenant à l’accusé lorsque le tribunal est convaincu, selon la prépondérance des probabilités, que le revenu de l’accusé de sources non liées à des infractions désignées ne peut justifier de façon raisonnable la valeur de son patrimoine », stipule la requête.

Importation de cocaïne

Denis Simoneau a été trouvé coupable en juillet 2017 d’avoir fait le trafic de 200 kilos de cocaïne. Le sexagénaire faisait partie d’un réseau de trafic de cocaïne qui était importée de la Californie via des remorques réfrigérées au Canada.

Les policiers de la GRC ont procédé à l’arrestation de 17 personnes en lien avec le complot d’importation et de trafic de cocaïne dans cette affaire. L’enquête ciblait une organisation criminelle qui était établie dans la région de l’Estrie.

Simoneau coordonnait les activités en provenance de la Californie vers le Canada par l’entremise d’un réseau de camionnage.

La cocaïne aurait été dissimulée en sol américain dans des caches secrètes à l’intérieur des remorques réfrigérées.

Les camions contenaient des produits tout à fait légaux, principalement des cargaisons de fruits et de légumes en provenance de la Californie, qui étaient destinés au marché alimentaire canadien.

Selon la GRC, la drogue était quant à elle destinée à diverses organisations criminelles du pays.

L’enquête s’était déroulée conjointement avec l’Unité mixte des produits de la criminalité de la GRC à Sherbrooke, l’Agence des services frontaliers du Canada et le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada. Avec la Voix de l’Est