Le conseiller Vincent Boutin devrait être de retour en poste d’ici la fin du mois de septembre.
Le conseiller Vincent Boutin devrait être de retour en poste d’ici la fin du mois de septembre.

Un sursis pour que Vincent Boutin garde son siège

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
En arrêt de travail depuis le 9 juin, le conseiller du district des Quatre-Saisons, Vincent Boutin, aurait pu perdre son siège n’eût été une résolution adoptée mardi soir au conseil municipal. Les élus lui accordent un sursis de trente jours pour revenir au travail, ce qui a entre autres soulevé la question de la conciliation travail-famille.

Selon la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, à l’article 317, « le mandat d’un membre du conseil qui fait défaut d’assister aux séances du conseil pendant 90 jours consécutifs prend fin à la clôture de la première séance qui suit l’expiration de cette période, à moins que le membre n’y assiste ». Dans le cas de M. Boutin, le délai expirait le 8 septembre. 

Le conseil peut néanmoins accorder un délai de grâce de 30 jours, ce qui, dans le cas présent, permet à M. Boutin de s’absenter jusqu’au 8 octobre.

La conseillère Danielle Berthold a indiqué que Vincent Boutin reprendrait son poste d’ici la fin du mois de septembre.

Évelyne Beaudin a été la première à soulever le point de la conciliation travail-famille au sein du conseil municipal. « L’absence de Vincent a laissé un vide pour notre dynamique de groupe. Sans présumer de rien, le départ de Vincent m’a rappelé à quel point nous avons besoin de réfléchir à la conciliation travail-famille. Si on veut que ça marche, ça passe par la révision des comités. C’est dommage qu’on soit passé à côté de la fenêtre qu’on avait pour la réforme des comités. Ça n’aboutira probablement pas de façon cohérente et réfléchie d’ici les prochaines élections. Pour Sherbrooke Citoyen, aux prochaines élections, ce sera un dossier prioritaire. »

Danielle Berthold a pris le relais de Vincent Boutin dans plusieurs de ses fonctions. « Je tiens à vous mentionner que le comité consultatif d’urbanisme, c’est un comité obligatoire. C’est sans contredit le comité qui demande le plus de temps et de disponibilité. Pour un jeune papa avec trois enfants, c’est beaucoup de travail. Il faudra dans les prochaines années non pas réévaluer le statut de ce comité, mais je pense que c’est un comité qui n’est pas rémunéré à la hauteur des responsabilités et des réunions qu’il y a à faire. » La prime accordée au président du comité consultatif d’urbanisme est d’environ 11 000 $. 

Le maire Steve Lussier dit n’avoir aucun doute que la conciliation travail-famille doit prendre plus de place. 

« Pour la réforme des comités, je confirme que c’est réfléchi et cohérent. S’il n’y avait pas eu la COVID, il y aurait eu un allégement des comités. J’espère que nous pourrons y revenir. »

Karine Godbout a pour sa part témoigné que la conciliation travail-famille est un défi au quotidien, elle qui a trois jeunes enfants. « Si j’y arrive, c’est parce que j’ai un conjoint exceptionnel, présent, qui accepte de jouer en équipe là-dessus. J’observais en temps de COVID que je suis plus présente à la maison le soir et on se rend compte de ce temps très important en famille. »