Le restaurant Subway du centre-ville de Sherbrooke a dû fermer ses portes mercredi en raison d'un manque criant de personnel.

Un Subway ferme ses portes faute de personnel

SHERBROOKE - La pénurie de main-d'œuvre est telle dans la région que des commerces pourtant reconnus doivent fermer leurs portes faute de personnel.

C'est le cas du restaurant Subway du centre-ville de Sherbrooke. L'établissement de la rue Wellington Sud a été fermé mercredi pour une « période indéterminée », peut-on lire sur un écriteau installé dans la porte d'entrée.

Les larges vitrines du restaurant de sandwichs sont couvertes de papiers bruns.

On explique que la fermeture a été forcée par « un manque important de personnel ».

« Nous espérons pouvoir vous servir à nouveau très bientôt », ajoute-t-on à l'intention de la clientèle.

Plusieurs appels téléphoniques dirigés vers le commerce sont demeurés sans réponse jeudi.

Joint à ce sujet, François Desmarais, directeur général adjoint à Commerce Sherbrooke, reconnaît que la situation s'aggrave pour ce qui est des commerces de restauration en ce qui concerne le recrutement.

Étant client occasionnel du Subway situé au 1 de la rue Wellington Sud, il avait pu constater un fort roulement de personnel à cet endroit, dit-il.

« On dirait que le monde était toujours en formation. On pouvait constater une difficulté à ce niveau », lance-t-il.

« On le constate, dans certains commerces. C'est une problématique. Pas seulement au centre-ville. C'est partout. »

M. Desmarais a lui aussi tenté d'entrer en communication avec l'exploitant. Il se demande si on a effectué un transfert d'employés vers un autre Subway de Sherbrooke.

Il a encore en tête la fermeture récente du Caffuccino situé au coin des rues King et Wellington. Sa direction expliquait cette décision en raison de la difficulté de recruter du nouveau personnel. Les employés du centre-ville ont été relocalisés dans les autres établissements de la chaîne estrienne.

« C'est criant notamment chez ceux qui cherchent des cuisiniers », analyse François Desmarais. « Ceux qui offrent les meilleures conditions de travail sont avantagés. On me dit qu'il est difficile de rencontrer les gens en entrevue. Entre le temps de prendre le rendez-vous et la rencontre, les gens se sont trouvé du travail. Ils ne se présentent même pas à l'entrevue. »

« On remarque aussi que les heures de travail sont de plus en plus fractionnées. C'est un autre phénomène qui prend de l'ampleur. »