Le site web de dénonciation est accessible à l’adresse surcharge.aptsq.org.

Un site web pour dénoncer la surcharge de travail

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de l’Estrie invite ses membres à dénoncer l’impact de la surcharge de travail, autant sur leur propre santé physique et psychologique que sur la qualité et l’accessibilité des services à la population.

Une page web recueille à l’adresse surcharge.aptsq.org leurs témoignages, transmis de façon confidentielle, qui serviront à tracer un portrait de la situation telle que vécue de l’intérieur.
« Quand des salariés au bord de l’épuisement demandent un changement d’horaire, une pause ou une réduction du temps de travail, on leur répond que c’est impossible parce qu’il n’y a pas de remplaçants sur les listes d’appel, donc pas de renfort en vue non plus », rapporte Emmanuel Breton, répondant politique APTS en Estrie.
« Comme bien d’autres mégas établissements issus de la réforme du ministre Barrette, le CIUSSS-CHUS est sous-financé au point de mettre en péril le réseau de soins et de services sociaux qu’on a bâti depuis des décennies dans notre région, affirme le représentant syndical. En disant comme il l’a fait récemment que sa réforme est complétée, le ministre confirme lui-même que c’est un échec : à l’heure actuelle, le gâchis est total. »
Le découragement est d’autant plus répandu parmi les employés que le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS)-CHUS se dirige vers un autre important déficit, ajoute M. Breton. Estimé à 23 M$ présentement, il pourrait atteindre 40 M$ d’ici la fin de l’année financière, dit-il dans un communiqué de presse.
La semaine dernière, on apprenait que le taux de départ en congé de maladie pour des raisons psychologiques a progressé dans le réseau de la santé en Estrie.
Dans presque tous les secteurs d’activités et centres de services du réseau estrien, on observe un écart grandissant entre les besoins de services et les ressources disponibles, affirme M. Breton. «La pression est reportée sur les salariés qui voient se détériorer leurs conditions de travail», note-t-il.
«Des exemples? Le personnel chargé du soutien aux personnes âgées en perte d’autonomie, en nombre insuffisant, ne parvient pas à atteindre les cibles du ministère − qui menace en retour de réduire le financement.»