Le plan Parcours prévoit une passerelle dans la gorge de la rivière Magog.

Un projet touristique de 26,4 M$ au cœur de Sherbrooke [PHOTOS]

PRIMEUR / De sept tours et six parcours dispersés dans la ville de Sherbrooke, le projet touristique Parcours passe à trois tours et un seul tracé de dix kilomètres en boucle menant du centre-ville au mont Bellevue pour un retour au centre-ville.

Une passerelle et des gradins dans la gorge de la rivière Magog, une tour au mont Bourque et l’aménagement d’une passerelle sur l’ancien pont ferroviaire traversant la rivière Saint-François figurent dans le plan, dont les réalisations sont évaluées à au moins 26,4 M$.

Le plan Parcours 2.0, prêt depuis septembre 2019, n’a toujours pas été présenté publiquement. Les élus en auraient toutefois pris connaissance à huis clos au début de l’automne. Il compte un sentier de bois aérien dans le secteur du champ des buttes et un théâtre d’eau au lac des Nations. 

Selon un document obtenu en vertu de la loi d’accès à l’information, le nouveau tracé comprendrait 11 points d’intérêt majeurs. 

On souhaiterait commencer le parcours avec un pavillon urbain près de la gorge de la rivière Magog, derrière le Musée de la nature et des sciences. On y trouverait des douches, un vestiaire, du rangement pour les vélos, de l’animation et des jeux avec le pouvoir de l’eau. Un belvédère donnerait un point de vue sur la rivière Magog, qui serait traversée par une passerelle suspendue. Un système d’escaliers et de glissades permettrait d’accéder aux passerelles. Le concept de lanternes nocturnes pourrait aussi y être intégré, de même qu’une expérience de son-nature.

Toujours le long de la rivière, des gradins et une plage urbaine pourraient être aménagés

La rue Frontenac serait pour sa part réaménagée avec des voies cyclables.

Sentiers aériens

On prévoit aussi des manifestations artistiques éphémères et des manifestations artistiques horticoles éphémères le long du parcours, jusqu’aux sentiers aériens des cimes, qui seraient situés au parc du Champ-des-Buttes, à un jet de pierre du parc Jacques-Cartier. Ces sentiers de bois, qui permettraient de grimper jusqu’à la cime des arbres, avaient déjà été proposés dans une première mise à jour du plan.

S’ajouteraient des projections murales diurnes et nocturnes dans le secteur de la rue Cabana et de l’usine TLD, située près de la plage Lucien-Blanchard. On pense à une intersection piétonnière et cyclable ludique sur le boulevard de l’Université, à un aménagement de type Woonerf sur la rue Saint-Esprit, soit notamment l’ajout de végétation, et à l’aménagement d’un portail d’entrée plus invitant au mont Bellevue à partir de l’Université de Sherbrooke.

Au mont Bourque, une autre tour verrait le jour avec des possibilités d’escalade. Le document fait aussi état de glamping.

La boucle serait complète avec le pont ferroviaire de la rivière Saint-François, dont le tablier serait converti en place piétonne avec de la végétation. Des passerelles cyclistes seraient ajoutées de chaque côté.

Pour Annie Godbout, présidente de Destination Sherbrooke, cette nouvelle version du plan Parcours est plus connectée et « représente encore plus l’ADN de Sherbrooke ». « Elle est plus réfléchie. C’est une boucle de 10 km autour de nos principaux cours d’eau. On veut que ce soit le cœur de Sherbrooke et le cœur du centre-ville. Ce sera aussi connecté à nos pôles du savoir. L’eau est un élément essentiel à mettre en valeur. La gorge, par exemple, est un joyau méconnu. C’est tout notre patrimoine naturel qu’on veut mettre en valeur. »

À l’image de la promenade du Lac-des-Nations, il pourrait attirer autant les touristes que les Sherbrookois. « Une animation attractive, dont en soirée, pourrait générer des nuitées. C’est par le choix de ces animations, de ces expériences, que l’on touchera une clientèle plus précise », lit-on dans le document obtenu par La Tribune. Des images d’un spectacle de fontaines au lac des Nations accompagnent cette explication. 

Du point de vue budgétaire, les aménagements de la gorge de la rivière Magog, qui constitueraient la phase 1, en 2021, s’élèvent à 15,3 M$, le théâtre d’eau à 6,6 M$ et la passerelle des cimes au champ des Buttes à 4,5 M$. Du financement de tiers est attendu et espéré. La Ville souhaiterait entre autres attacher son projet Parcours avec le concept des zones d’innovation, pour lesquelles elle espère obtenir une désignation du gouvernement du Québec. 

En matière d’échéancier, Annie Godbout voudrait que le projet chemine assez rapidement pour que Sherbrooke demeure compétitive. « Il y a des gros projets au centre-ville, donc nous ne pouvons pas être dans l’urgence. Mais le plus rapidement on pourra le faire, le mieux ce sera pour les touristes. On sait qu’un sentier des cimes est en réalisation dans les Laurentides. Si on veut se démarquer, il faut que ce soit assez rapide. On ne peut pas attendre dix ans. Il faudra attendre les discussions avec le gouvernement du Québec pour voir le réalisme des échéanciers, mais une chose est sûre : on ne veut pas mettre tout le poids de ce projet sur les contribuables sherbrookois. »

En 2020, une étude devrait être lancée pour la faisabilité du projet. « Il y a eu peu d’investissements en tourisme dans les dernières années. Ce projet est innovant et visionnaire. Il plaira aux Sherbrookois parce que c’est un projet qui leur ressemble. Il permettra aussi de garder les gens actifs. Ceux qui font du jogging auront beaucoup de plaisir à parcourir cette boucle. »

Un belvédère serait aménagé dans la gorge de la rivière Magog.

Patrimoine naturel

Pour Annie Godbout, présidente de Destination Sherbrooke, cette nouvelle version du plan Parcours est plus connectée et « représente encore plus l’ADN de Sherbrooke ». « Elle est plus réfléchie. C’est une boucle de 10 km autour de nos principaux cours d’eau. On veut que ce soit le cœur de Sherbrooke et le cœur du centre-ville. Ce sera aussi connecté à nos pôles du savoir. L’eau est un élément essentiel à mettre en valeur. La gorge, par exemple, est un joyau méconnu. C’est tout notre patrimoine naturel qu’on veut mettre en valeur. »

À l’image de la promenade du Lac-des-Nations, il pourrait attirer autant les touristes que les Sherbrookois. « Une animation attractive, dont en soirée, pourrait générer des nuitées. C’est par le choix de ces animations, de ces expériences, que l’on touchera une clientèle plus précise », lit-on dans le document obtenu par La Tribune. Des images d’un spectacle de fontaines au lac des Nations accompagnent cette explication. 

Du point de vue budgétaire, les aménagements de la gorge de la rivière Magog, qui constitueraient la phase 1, en 2021, s’élèvent à 15,3 M$, le théâtre d’eau à 6,6 M$ et la passerelle des cimes au champ des Buttes à 4,5 M$. Du financement de tiers est attendu et espéré. La Ville souhaiterait entre autres attacher son projet Parcours avec le concept des zones d’innovation, pour lesquelles elle espère obtenir une désignation du gouvernement du Québec. 

En matière d’échéancier, Annie Godbout voudrait que le projet chemine assez rapidement pour que Sherbrooke demeure compétitive. « Il y a des gros projets au centre-ville, donc nous ne pouvons pas être dans l’urgence. Mais le plus rapidement on pourra le faire, le mieux ce sera pour les touristes. On sait qu’un sentier des cimes est en réalisation dans les Laurentides. Si on veut se démarquer, il faut que ce soit assez rapide. On ne peut pas attendre dix ans. Il faudra attendre les discussions avec le gouvernement du Québec pour voir le réalisme des échéanciers, mais une chose est sûre : on ne veut pas mettre tout le poids de ce projet sur les contribuables sherbrookois. »

En 2020, une étude devrait être lancée pour la faisabilité du projet. « Il y a eu peu d’investissements en tourisme dans les dernières années. Ce projet est innovant et visionnaire. Il plaira aux Sherbrookois parce que c’est un projet qui leur ressemble. Il permettra aussi de garder les gens actifs. Ceux qui font du jogging auront beaucoup de plaisir à parcourir cette boucle. »