Audrey Bisson et Catherine Berthelot-Coulmont auront l’occasion de présenter leur bioplastique lors de la finale québécoise Super Expo-sciences qui se déroulera du 11 au 14 avril au Collège Charles-Lemoyne en Montérégie.

Un plastique décomposé en 5 minutes

Le plastique met au minimum 450 ans à se dégrader dans la nature et son accumulation cause d’énormes problèmes dans les océans. De nombreux habitats naturels et animaux en subissent les conséquences. Deux élèves au Collégial du Séminaire de Sherbrooke ont peut-être trouvé une piste de solution en fabriquant un plastique qui se décompose en cinq minutes à peine dans l’eau.

Catherine Berthelot-Coulmont et Audrey Bisson ont présenté leur bioplastique à l’occasion de la 44e édition de la finale régionale de l’Expo-sciences de l’Estrie qui se tenait en fin de semaine au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke.

« En 1950, la production mondiale de plastique était de 2,3 millions de tonnes alors qu’en 2015 elle était montée à 448 millions de tonnes. Aussi on s’est rendu compte que plus de 40 % du plastique n’est utilisé qu’une seule fois et qu’en 2015, seulement 9 % des déchets avaient été recyclés, explique Catherine Berthelot-Coulmont. Ça crée une destruction de la flore avec des rivières extrêmement polluées et une destruction de la faune aussi avec des animaux qui ingèrent le plastique. »

Catherine et Audrey se sont donc mises en quête d’un plastique décomposable pour moins nuire à l’environnement.

« On a essayé deux recettes, une à base de fécule de maïs et une à base de gélatine animale, explique Audrey Bisson. On a fait des tests de résistance et on en a créé un qu’on avait de la difficulté à briser avec la force humaine. On a fait des tests dans l’eau et on a vu que ça se dégradait très rapidement, cinq minutes à peine et il était presque tout décomposé. Ça peut être une bonne ou une mauvaise chose dépendamment de l’utilisation qu’on en fait, mais nous avons créé ce plastique dans un laboratoire d’école et c’est certain qu’en poussant la recherche on pourrait trouver un juste milieu. »

Catherine et Audrey auront l’occasion de présenter leur bioplastique lors de la finale québécoise qui se déroulera du 11 au 14 avril au Collège Charles-Lemoyne en Montérégie. Elles seront accompagnées pour représenter la région par Ulysse Mckay de l’École internationale du Phare qui a mérité le premier prix pour son projet Raciste mon cher Watson !. Julien-Pierre Houle (Transition près du zéro absolu), Jasmin Ricard et Elliot Christin (La cuisine à portée de main), Juliette Quirion (Dessine-moi un mouton), Antoine Blais (Insectamine), Aurélie Pomerleau et Maude Vallée (Déjouer l’hérédité) et Marianne Angers (Houston : où sommes-nous) poursuivront aussi l’aventure.

Finalement, Kamila Jelinek et Emmanuelle Beaulieu pour leur projet TDAH : d’un neurone à l’autre auront également la chance de présenter leur projet lors de la finale provinciale. Elles tentent d’expliquer ce qui se passe dans le cerveau et de mettre en lumière la réalité d’une personne atteinte d’un trouble du déficit de l’attention.

« Plus on réussit à informer et sensibiliser les gens à ce sujet, plus ces gens pourront avoir de l’aide dans leur milieu de travail, à l’école ou à la maison », explique Emmanuelle Beaulieu.

« Il y a plusieurs adaptations pour les enfants atteints d’un TDAH au primaire, mais beaucoup moins déjà lorsqu’ils arrivent au secondaire. Il y en a de moins en moins au cégep et à l’université et ils doivent se débrouiller eux-mêmes », résume Kamila Jelinek.