Richard Legault

Un pédophile arrêté dans un parc

Assujetti à des conditions lui interdisant de se trouver en contact avec des enfants, un pédophile de 69 ans de Sherbrooke se retrouve encore devant la justice.

Richard Legault a été surpris près du parc de la Saint-François dans l’est de Sherbrooke au cours de la fin de semaine.

« Nous avons reçu l’appel d’un témoin concernant le fait qu’il observait d’un peu trop près et de manière suspecte des filles d’environ 7 ou 8 ans qui étaient à la patinoire dans un parc », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Legault a été interpellé par les patrouilleurs du SPS.

« L’individu affirmait qu’il faisait de bénévolat consistant à déneiger les bancs de parc », mentionne le porte-parole du SPS.

Les vérifications faites par les policiers, samedi soir, ont permis de constater que Legault se trouvait en bris de conditions.

Il n’avait pas le droit de se trouver dans les parcs ou tout endroit où pourraient se trouver des enfants de moins de 14 ans.

Richard Legault a passé la fin de semaine derrière les barreaux.

C’est un bris de conditions datant de septembre 2008 qui a été porté contre lui.

Richard Legault avait été condamné à 18 mois de prison dans une affaire à caractère sexuel. La condition de s’abstenir de se trouver dans une zone publique où l’on peut s’attendre à trouver des enfants de moins de 14 ans, une garderie, un terrain de jeu, un terrain d’école ou un centre communautaire commençait à s’appliquer pour dix ans à sa sortie de détention.

Une accusation de possession simple de méthamphétamine a aussi été portée contre lui.

L’individu de 69 ans s’est présenté détenu devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

Le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille s’est opposée à la remise en liberté de Legault.

Me Mélissa Gilbert en défense a reporté le dossier pour l’enquête sur remise en liberté.

Legault a été condamné dans les années 1990 et 2000 concernant des gestes à caractère sexuel.

Il avait alors écopé d’une peine de six mois de détention en 2000.