Le maire de Sherbrooke Steve Lussier reste positif après l’annonce de la participation financière de Québec (17,1 M$) à l’organisation des Jeux de la Francophonie. Le président du Comité du sport et du plein air Vincent Boutin pense que la Ville doit prendre un pas de recul dans ce dossier qui évolue de jour en jour depuis la semaine passée et laisser les paliers supérieurs de gouvernements négocier leur part respective.

«Un pas dans la bonne direction», assure Lussier

Le maire de Sherbrooke affiche toujours le même optimisme : l’annonce de Québec est une bonne nouvelle. « C’est un pas dans la bonne direction », assure Steve Lussier.

« Il faut rappeler que le gouvernement du Québec, jusqu’à tout récemment, n’avait rien budgété pour les Jeux de la Francophonie. Aujourd’hui, la ministre Nadine Girault annonce 17,1 M$ et je vois ça comme un pas dans la bonne direction », soutient M. Lussier.

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« Nous laissons maintenant une semaine aux gouvernements provincial et fédéral pour négocier », poursuit le maire.

Est-il déçu du chiffre de 17,1 M$ avancé par Québec? A-t-il des craintes que Québec et Ottawa n’arrivent pas à s’entendre? Pense-t-il que Québec devrait augmenter sa participation? 

Question après question, le maire Lussier s’est contenté de répéter le même message.

« Nous on s’est prononcé sur un budget de 5,5, M$ en adoptant une résolution lundi. Nous allons laisser les paliers supérieurs discuter ensemble. Je rappelle que Québec n’avait rien de budgété en début de semaine. C’est un pas en avant », a-t-il répondu à maintes reprises. 

Boutin « saisi »

Le président du Comité du sport et du plein air Vincent Boutin admet avoir été « saisi » lors de l’annonce de Québec.

Lundi soir, le conseiller se disait « assez confiant quant à la suite des choses », à l’issue de la séance extraordinaire du conseil visant à adopter la résolution favorable à la tenue des Jeux de la Francophonie à Sherbrooke.

« Après coup je pense que c’est une bonne nouvelle, nuance-t-il. Le gouvernement du Québec annonce qu’il veut aller de l’avant. Il y aura des discussions dans les prochains jours. Je pense que nous devons prendre un pas de recul. Les choses vont très rapidement, il faut respirer un peu. Tant qu’il n’y a pas de ‘‘non’’ définitif, il n’y a pas de ‘‘non’’. »

« Il y a assurément un jeu de négociations en cours. Les deux paliers ont mis la balle en jeu, mais maintenant il faut les laisser travailler ensemble, travailler avec l’OIF également pour voir si des exigences peuvent être amoindries. Ça tombe bien, tous ces gens sont réunis à Paris demain [jeudi]. Ils pourront discuter ensemble », souligne M. Boutin.  

Le conseiller a réitéré que Sherbrooke limite sa part à 5,5 M$ peu importe la facture finale. 

« Advenant que les gouvernements n’arrivent pas à s’entendre, le projet tombera à l’eau. Mais je le répète, nous n’en sommes pas là et il faut prendre un pas de recul. »