« Beaucoup de travaux seront faits à l’extérieur, on veut ramener la fenestration dans les arcades pour ramener l’architecture de l’époque », dit le promoteur du projet, Philippe Dusseault.

Un nouveau bâtiment verra le jour sur Wellington Sud

En plus de rénover complètement le bâtiment situé au 61, Wellington Sud, Immeubles Must Urbain et son président Philippe Dusseault construiront une bâtisse flambant neuve sur le stationnement adjacent. Cette construction qui comptera cinq étages aura une valeur de plus de 10 M$. La réfection du bâtiment datant de 1900, elle, coûtera 2 M$.

« En achetant ce bâtiment [en novembre dernier], ce qui était aussi important, c’était le terrain vacant à côté, affirme M. Dusseault. C’est 15 000 pieds de terrain vacant qui servira essentiellement à construire un bâtiment de 50 000 pieds sur cinq étages. On va gérer ça avec un stationnement intérieur. C’est toujours sur les planches à dessin, mais c’est dans nos têtes. »

À quoi servira cette nouvelle bâtisse? « Il faut essayer de garder le même patern, c’est-à-dire la mixité, poursuit-il. Il faut garder quelques étages pour les logements si on est capables, quelques étages à bureau et du commercial au rez-de-chaussée. Ce sont les logements qui font que les gens viennent au centre-ville. Si tu fais seulement des tours de bureaux, ce sera complètement mort à 17 h. »

Cet immeuble est la deuxième propriété de M. Dusseault sur la rue Wellington Sud. Immeubles Must Urbain détient également le 2, Wellington Sud. « On a toujours cru à la rue Wellington Sud. Ça fait déjà quelques années qu’on est propriétaire du bâtiment qui abrite entre autres la Chambre de commerce de Sherbrooke. C’est important de le revitaliser », lance-t-il, tout sourire. 

« On va essayer de construire quelque chose qui s’intègre avec le reste, reprend le promoteur. On ne peut pas laisser des trous vides pour faire des stationnements sur Wellington, ce n’est pas ce que la Ville veut. Évidemment, si on gagne la proposition de projet, on ne fera pas tout ça en même temps. Il faut y aller un après l’autre. Ça peut aller quand même assez rapidement. Peu importe si on gagne ou pas, il y aura une autre bâtisse. »

Réfection

La réfection du 61, Wellington Sud est aussi importante. Le plan de M. Dusseault est de garder les logements des étages supérieurs, mais d’aménager plus d’espaces commerciaux. Sept logements seraient donc convertis, ce qui porterait le nombre d’appartements de 21 à 14. « C’est un réaménagement des lieux. On va se les réapproprier. Il y a actuellement 21 logements sur trois étages et un local commercial. Ce qu’on veut faire, c’est de réaménager la totalité du rez-de-chaussée en commercial pour en arriver à faire un immeuble à usage mixte », explique-t-il, visiblement fier de son projet.

« Ce sont trois locaux commerciaux qui sont prévus au rez-de-chaussée. Actuellement, la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue utilise le local d’en avant. On va installer nos bureaux dans cette bâtisse. Dépendamment du résultat d’appel de proposition pour le projet soumis dans le cadre du Quartier Well Sud, si notre proposition est retenue, Pomerleau vient également installer ses bureaux à cet endroit. »

Appartements

Pour Philippe Dusseault, « tous les finis étaient à refaire » dans ces appartements. « C’est un immeuble qui a eu un manque de fini assez flagrant. Beaucoup de travaux seront faits à l’extérieur, on veut ramener la fenestration dans les arcades pour recréer l’architecture de l’époque. On va augmenter la fenestration au rez-de-chaussée en façade et sur les côtés de l’immeuble », dit-il, affirmant que les locataires pourront profiter d’une cage d’escalier intérieure et d’une terrasse sur un toit. Les corridors seront également revampés.

« Ce ne sera pas des appartements de grand luxe, mais updatés, qui répondent à la demande, continue M. Dusseault. On est dans un secteur plus difficile et on arrive avec un projet le fun. La clientèle nous donne une bonne réponse », indique M. Dusseault, mentionnant que les travaux dans les appartements sont déjà commencés. 

Pour lui, il était impensable de détruire ce bâtiment historique pour en construire un nouveau. « Il faut conserver une certaine portion du cachet des immeubles. On ne peut pas se permettre de jeter les immeubles à terre et d’en refaire de nouveaux. C’est d’arriver à faire des projets qui s’intègrent. Dans le projet qu’on propose, il y a une intégration. Ici, c’est un beau bâtiment, ça va lui redonner son cachet d’origine de le réaménager convenablement », résume le promoteur.