André Duncan

Un mixologue Sherbrookois parmi les meilleurs au monde

Un mixologue de Sherbrooke s'envolera le mois prochain vers Paris, en France, pour participer aux demi-finales de Rhumbellion, une compétition internationale regroupant les meilleurs barmen au monde.
Grâce à son cocktail nommé Invictus, André Duncan fait partie des 20 barmen sélectionnés parmi quelque 190 candidatures par un jury de six spécialistes. Après le 21 février, il n'en restera que six pour la finale.
« C'est ma plus grosse compétition à vie », admet sans ambages le propriétaire de La Fabrique à boire, située rue Meadow, à Sherbrooke.
Les participants devaient s'inspirer de la cuvée de l'océan du rhum Trois-Rivières, un hameau français de la Martinique reconnu pour ses plantations de cannes à sucre, afin de constituer le meilleur cocktail.
Les mixologues étaient également évalués sur la présentation du cocktail ainsi que sur la recette de ce dernier. Le Invictus arbore une robe flamboyante de couleur lime au goût de concombre avec une espuma (mousse) de fleur de sel à son col.
« La canne à sucre pousse quasiment dans l'eau de mer là-bas, ce qui donne un côté salin super prononcé, un goût super iodé et super salé. Je me suis donc tourné naturellement vers le concombre, qui se marie bien avec ces éléments. Ça donne quelque chose de super équilibré », explique André Duncan, qui est le seul Canadien à avoir été retenu pour la demi-finale de la seconde édition du Rhumbellion.
Les 20 mixologues ont rendez-vous à l'Alcazar, à Paris. L'épreuve portera sur des accords cocktails et mets dont les recettes seront élaborées par le chef doublement étoilé Michel Roth.
« Pour l'avoir déjà essayé sur des humains, je sais que mon cocktail fait le travail. Une fois rendu là-bas, les accords mets-cocktail, c'est un peu ma zone de confort. J'aime en faire et j'ai de l'expérience derrière la cravate », soutient M. Duncan.
S'il se considère déjà comme gagnant à ce point-ci dans l'aventure, André Duncan ne cache pas néanmoins qu'il souhaite passer à la finale et l'emporter.
« C'est un peu l'équivalent de Star Académie. C'est de la bonne promo, même si tu ne gagnes pas. À long terme, on se construit une réputation et on est plus en demande pour signer des cartes de cocktails. Mais c'est sûr que j'en veux plus. Je m'en vais là-bas pour gagner et je veux arriver en plein contrôle de mes moyens », souligne celui qui peaufinera sa préparation avec différents chefs de la région.
« Je suis devant l'inconnu, mais la personne que je m'en vais battre là-bas, c'est moi », résume le mixologue de 34 ans.