Les générations et les cultures étaient plurielles samedi soir au 7e Banquet de Noël de l'organisme Actions Interculturelles, événement chapeauté par le Comité interculturel des aînés.

Un couscous à la dinde rassembleur

Quoi de mieux qu'un couscous à la dinde pour célébrer Noël en alliant plusieurs cultures et religions dans une même assiette?
L'équipe de l'organisme Actions Interculturelles (l'animatrice Geneviève Béliveau, le directeur général Mohamed Soulami, la présidente du Comité interculturel des aînés Rolande Petit, l'agent de communication Vincent Cloutier et la coordonnatrice régionale Stéphanie Cotnoir) a accueilli samedi soir plus de 170 convives à son 7e Banquet de Noël interculturel.
Voilà le repas qui a été servi à plus de 170 jeunes et moins jeunes d'ici et d'ailleurs à la 7e édition du Banquet de Noël interculturel, organisé par Actions Interculturelles et son Comité interculturel des aînés, qui se tenait samedi soir aux locaux de Sercovie.
Lors de ce souper, les Sherbrookois de tout âge et de toute origine, mais particulièrement les aînés, étaient invités à venir célébrer le temps des Fêtes dans une ambiance festive où aucune barrière religieuse ou culturelle n'était de mise.
« La mission de notre organisme, c'est de valoriser la richesse de la diversité culturelle à Sherbrooke et partout dans la société », expliquait Vincent Cloutier, agent de communication chez Actions Interculturelles.
« Cet événement est chapeauté par le Comité interculturel des aînés, donc c'est un événement qui s'adresse à une clientèle de personnes âgées interculturelles, mais québécoises aussi, dans le but de briser la solitude dans le temps des Fêtes. On veut permettre à ces gens-là de passer une belle soirée, de rencontrer d'autres personnes de différentes cultures. Dans le fond, on veut montrer qu'on peut passer une belle soirée dans l'esprit de Noël tous ensemble, peu importe notre origine, notre religion, notre culture. »
« Le repas qui est servi, c'est un couscous à la dinde, donc ça se veut un mariage de différentes traditions et religions, ajoutait-il. L'idée, c'est juste de se retrouver ensemble et de passer un bon moment. En plus, on ne reçoit pas seulement des personnes aînées, il y a aussi des personnes plus jeunes, alors ce n'est pas seulement un événement interculturel, mais aussi intergénérationnel ! »
Pour André Guillemette et Gérard Tardif, deux Québécois de souche qui prenaient part au banquet avec leur épouse et des amis, la diversité culturelle est une grande richesse à Sherbrooke.
« Il y a beaucoup d'immigrants ici, et ils participent grandement à la société, je trouve que c'est très bien », soulignait M. Guillemette.
« Pour moi, la religion, le pays d'origine, ça n'a pas d'importance, disait quant à lui M. Tardif. On peut tous apprendre les uns des autres. »
Le directeur général d'Actions Interculturelles, Mohamed Soulami, se réjouissait de constater que l'événement faisait non seulement salle comble, mais attirait encore une fois cette année des gens de toutes les origines.
« Dans toutes nos activités, c'est important pour nous qu'il y ait des personnes immigrantes et des personnes québécoises d'origine ensemble, soulignait-il. Ce sont des moments de contact et d'échange qu'il faut multiplier pour amener les gens à mieux se connaître et pour éliminer les préjugés et briser les barrières. »