Un porte-parole du SPS, Samuel Ducharme, considère que la vigilance des citoyens, la collaboration et la qualité de l’information ont permis de résoudre deux événements d’un coup.

Un citoyen aide le SPS à trouver un voleur

Un citoyen vigilant a permis au Service de police de Sherbrooke (SPS) de mettre la main au collet d’un voleur impliqué dans un autre dossier, samedi matin.

« Un citoyen nous a appelés alors qu’il était au Carrefour de l’Estrie, raconte un porte-parole du SPS, Samuel Ducharme. Il a aperçu un homme au comportement suspect. Il a possiblement tenté de voler sa voiture ou dans sa voiture, ce qui n’est pas clair à ce moment. Il a pris une bonne description du suspect et a gardé l’homme en vue : toutes des choses qu’on priorise lorsque des gens font des appels d’urgence pour des suspects. »

« Ç’a permis aux policiers d’arriver sur les lieux et d’interpeller l’individu, enchaîne-t-il. On s’est rendu compte qu’il tentait de voler un véhicule. Il a été mis en état d’arrestation. Avec les éléments apportés dans l’intervention, on se rend compte que c’est relié à une introduction par effraction survenue dans le nord de la ville dans la journée de vendredi. »

M. Ducharme considère que la vigilance des citoyens, la collaboration et la qualité de l’information ont permis de résoudre deux événements d’un coup.

L’individu est toujours détenu et comparaîtra lundi matin au palais de justice. 

Pas de gêne

Dans le doute, il est mieux d’appeler la police, rappelle M. Ducharme. « On ne peut pas tout voir et être toujours au bon endroit au bon moment. Si on a 150 000 personnes qui veillent au grain, qui sont attentives à ce qui se passe dans leur environnement et lorsqu’il se passe quelque chose, se donnent la peine de le signaler, c’est précieux », assure-t-il. 

Il ne faut donc pas se gêner et avoir peur de déranger les policiers lorsqu’on constate une situation problématique. « Les préposés à la répartition des appels d’urgence sont des gens d’expérience. S’il n’y a pas de quoi s’en faire, ils vont le dire. Il n’y a pas de problème, c’est leur travail de répondre au citoyen, de prendre les informations et de nous les transmettre. Dans le doute, on envoie toujours un véhicule de police pour vérifier. Au pire on s’est déplacé pour rien, mais c’est beaucoup mieux de se déplacer pour rien que de ne pas se déplacer alors qu’il y avait quelque chose », explique M. Ducharme. 

« Malheureusement, trop souvent, lorsqu’on fait l’enquête de voisinage, on entend un voisin nous dire “ah, j’ai vu qu’il y avait quelqu’un de bizarre qui fouillait dans la maison, mais je n’ai pas voulu vous déranger”. Ce sont des choses qu’on voit assez régulièrement », résume-t-il.