Ivan Beaulieu a été intronisé au Panthéon des sports de Sherbrooke en 2018. Il pose ici avec son bon ami Jacques Petit.

Un bâtisseur du monde du sport s’éteint

Ivan Beaulieu, le premier directeur des sports et loisirs de la Ville de Sherbrooke et bâtisseur du sport amateur, n’est plus. Celui qui a été un pionnier dans la municipalisation des loisirs à Sherbrooke et qui a été membre fondateur du Panthéon des sports de Sherbrooke est décédé d’un cancer à l’âge de 87 ans.

M. Beaulieu s’est énormément impliqué à Sherbrooke à partir des années 1950. En plus d’avoir occupé la présidence du baseball mineur, d’avoir été secrétaire exécutif pour la Fédération des loisirs de la région de Sherbrooke et membre de la Conférédration des loisirs du Québec, M. Beaulieu a été membre du comité des Jeux olympiques de 1976, section Sherbrooke, pour le soccer et pour le handball et il a été coordonnateur général de la finale provinciale des Jeux d’été du Québec à Sherbrooke en 1977.

Il a également été intronisé au Temple de la renommée du hockey québécois en 1996.

L’un de ses bons amis, qui a également été son employé, Jacques Petit, se souvient d’Ivan Beaulieu comme un homme qui aimait la vie. « Les gens vont se rappeler de sa bonne humeur. Il était toujours joyeux et partant. C’était un battant sur le plan professionnel. C’était un gars de convictions, quand il en avait, il les amenait jusqu’au bout. Sur le plan de l’homme, c’était un gars qui aimait s’amuser. Il avait une énorme facilité à entrer en contact avec les gens. Il avait toujours gardé un côté enfant : il aimait s’amuser », se rappelle le directeur général d’Excellence sportive Sherbrooke.

Selon M. Petit, M. Beaulieu a contribué à la popularité du sport en région. « Avant les Jeux de 1976, le sport amateur au Québec était très peu connu. Les Jeux olympiques ont été un éveil. L’année suivante, on a eu les Jeux du Québec à Sherbrooke, donc ç’a été un timing extraordinaire pour le sport amateur », se rappelle M. Petit, qui a rejoint l'équipe d’Ivan Beaulieu dans les années 1980.

« Ivan avait ses bureaux dans l’ancien aréna qui a brûlé, il était là à la construction du Palais des sports Lépopld-Drolet, et se souvient de la construction du pavillon Armand-Nadeau. Il a vécu tout ça », décrit Jacques Petit.


« On a été associés par le sport et par les voyages, avec comme ciment une amitié profonde. »
Jacques Petit

Outre le lien professionnel qui unissait les deux hommes, les deux passionnés de sport étaient de grands amis. « C’était mon grand patron, on se connaissait à peine. On s’est rencontrés par hasard en vacances quelque part aux États-Unis. On s’est mis à se parler et on a eu un fun fou. On a planifié des vacances pour l’année d’après. On a fait plus de 20 voyages ensemble », dit M. Petit, qui a assisté au mariage de M. Beaulieu en France, en 2016.

« On a été associés par le sport et par les voyages, avec comme ciment une amitié profonde, enchaîne-t-il. Ivan avait beau être un gars beaucoup plus âgé que moi, quand j’étais avec lui, c’était comme si j’étais avec un chum de mon âge. »

« L’amour de ma vie »

Dianne Lacasse, qui a été la conjointe d’Ivan Beaulieu durant 37 ans, rappelle que son mari n’était pas seulement passionné de sport. « Il a été impliqué au conseil d’administration de la Société d’histoire de Sherbrooke, a été à la Société Saint-Jean-Baptiste, a fait la campagne du pain partagé et a été président de l’Association Québec-France Sherbrooke-Estrie », rappelle-t-elle.

« Il était tellement sociable, poursuit Mme Lacasse, émotive. C’était un bon vivant, il aimait la vie. Pour moi, c’est sûr que c’était la personne la plus extraordinaire. C’est l’amour de ma vie. On s’est occupé l’un de l’autre », résume-t-elle.